Cent soixante-douze milliards de dollars (1) en 2010 contre 162 milliards en 2009. Selon le mouvement pour une organisation mondiale de l’Agriculture (Momagri) (2), les soutiens à la production agricole ont de nouveau augmenté. Par habitant, les aides sont estimées à 422 € aux Etats-Unis contre 152 € dans l’Union européenne, qui a soutenu son agriculture à hauteur de 76 milliards d’euros. Entre 2005 et 2010, la progression a été de 51 % aux Etats-Unis, contre seulement de 8,5 % dans l'Union Européenne.
Aux Usa, l'aide alimentaire interne (54 % du Sgpa 2010) à caractère social, est un soutien actif à la filière agricole et agroalimentaire américaine, évalué à plus de 94 milliards USD (© Momagri) |
« Outre-Atlantique, la politique vise à dynamiser et sécuriser la production agricole, des producteurs vers les consommateurs, de manière contracyclique, c'est-à-dire en tenant compte des conditions de marché. Autre spécificité, l'aide alimentaire interne (54 % du Sgpa 2010), généralement considérée comme une aide à caractère social, est également dans les faits un soutien actif à la filière agricole et agroalimentaire américaine, évalué à plus de 94 milliards de dollars ».
Les farmers américains profitent aussi d’une parité dollar/euros avantageuse et de taux d’intérêt plus faibles que leurs collègues européens.
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Prochaines étapes: la Chine, le Brésil et la Russie Après l’Union européenne et les Etats-Unis, l’étude de Momagri sur le niveau de soutien global à l’Agriculture portera sur le Brésil, la Chine et la Russie. |
Comme ces soutiens ne mettent pas les agriculteurs à l’abri de la volatilité des marchés, le think tank s’appuie sur les résultats de son étude pour « appeler les responsables européens à inscrire dans la future Pac de véritables mécanismes de régulation qui stabilisent les prix et les revenus agricoles tout en rendant plus efficace la dépense communautaire ».
« Sinon, l’Union européenne devra assumer une dépendance alimentaire accrue avec toutes les conséquences sociales, financières et politiques ». Elle importe déjà l’équivalent de 35 millions d’hectares de produits agricoles.





