Notre-Dame-des-Landes Retailleau (LR) « favorable » à la médiation mais sous condition

AFP

Le président (LR) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, s'est dit vendredi « favorable » à une médiation proposée par le chef du gouvernement sur l'épineux dossier du projet d'aéroport Notre-Dame-des-Landes sous condition qu'elle ne serve pas à « enliser le dossier ».

« Je souhaite savoir quel est le contenu de cette médiation. Est-ce que c'est une médiation d'apaisement ? Auquel cas je suis favorable. Ou est-ce que c'est une médiation pour enliser le dossier, une médiation de renoncement, et alors évidemment je ne suis pas favorable », a déclaré à l'AFP M. Retailleau, qui est aussi à la tête du Syndicat mixte aéroportuaire, rassemblement pro-NDDL de 20 collectivités des Pays de la Loire et de Bretagne.

Jeudi, le nouveau Premier ministre Édouard Philippe a promis une médiation avant une décision « claire » et « assumée » sur ce dossier. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a souhaité de son côté travailler « avec l'ensemble de la population, y compris des représentants de ceux qui occupent les lieux ». « Déjà il y a cinq ans, il y a eu une commission du dialogue qui n'a rien donné », rappelle M. Retailleau. Cette commission mise en place fin 2012 avait conclu à l'utilité du projet mais recommandait une amélioration de ses mesures de compensation environnementales.

Le président du Conseil Régional des Pays de la Loire va solliciter un rendez-vous auprès du Premier ministre afin « d'éclairer les différents partis sur cette mission de médiation ». « Notre-Dame-des-Landes est devenu un symbole en France, symbole du chantage et de la violence. Est-ce qu'en France, il suffit d'être violent pour obtenir gain de cause ? », a réagi M. Retailleau. Opposées au projet qui prévoit le transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l'agglomération, vers Notre-Dame-des-Landes, à 20 km au nord de la ville, plusieurs centaines de personnes dont quelques agriculteurs occupent une « ZAD » (Zone à défendre), et refusent de quitter le site. Pour M. Retailleau, l'État doit faire « respecter les lois de la République. C'est la capacité de l'État à faire respecter la décision des urnes », a-t-il ajouté en référence à la consultation des électeurs de Loire-Atlantique où le « oui » au projet d'aéroport l'a emporté, en juin 2016.


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