[Témoignage] Assurances climatiques « Si je n’avais pas été assuré en 2016, je ne pourrais peut-être pas continuer »

Terre-net Média

Céréalier en Seine-et-Marne et secrétaire général de Jeunes agriculteurs, Samuel Vandaele avait pris la précaution, pour sa première année d'installation en 2016, d'assurer les trois cultures de son assolement en multirisque climatique. Fort heureusement pour lui : sa première moisson est catastrophique, mais son assurance lui permet une indemnisation de l'ordre de 600 €/ha en blé. Sans l'assurance récolte, la poursuite de son activité serait bien plus compliquée.

En 2016, un peu plus de 26 % des surfaces arabes étaient couvertes par une multirisque climatique.En 2016, un peu plus de 26 % des surfaces arabes étaient couvertes par une multirisque climatique. (©Terre-net Média)

D’abord salarié, Samuel Vandaele a officiellement repris la ferme familiale en janvier 2016. « Mon père n’avait jamais pris d’assurance récolte. Moi, j’ai préféré jouer la sécurité », explique le céréalier, qui exploite 135 ha en Seine-et-Marne. Bien lui en a pris ! Dès sa première année d’installation, le producteur, également secrétaire général de Jeunes agriculteurs, a décidé de protéger ses trois cultures (blé, maïs et betteraves) et toute sa SAU.

Samuel Vandaele cultive 135 ha de blé, maïs, betteraves, lin et féveroles, à Pécy en Seine-et-Marne. Il est aussi secrétaire général de Jeunes agriculteurs.Samuel Vandaele cultive 135 ha de blé, maïs, betteraves, lin et féveroles, à Pécy en Seine-et-Marne. Il est aussi secrétaire général de Jeunes agriculteurs. (©Jeunes agriculteurs)Sur ses 80 ha de blé, il a assuré un rendement de 85 q/ha, à un prix de 165 €/t. Sa première moisson en tant que chef d’exploitation s’avère catastrophique. « J’ai fait seulement 27 q/ha », précise-t-il. Certes, il a dû prendre à sa charge les 25 % de franchise de son contrat. « Mais j’ai été indemnisé de l’équivalent de 37 q/ha, soit 600 €/ha environ. »

Pour son blé, son contrat multirisque lui a coûté entre 20 et 25 €/ha, subvention déduite. L’agriculteur a aussi été dédommagé pour son maïs, mais pas pour ses betteraves, ses rendements n’étant pas assez faibles pour déclencher l’assurance. Au total, il a obtenu près de 100 000 €.

Une indemnisation rapide et satisfaisante

Un niveau d’indemnisation satisfaisant selon Samuel Vandaele, qui a aussi apprécié la rapidité de la procédure. « L’expert s’est déplacé début juillet pour vérifier si mes cultures étaient bien implantées et si l’itinéraire technique avait été respecté. Il est revenu dès le lendemain de la moisson pour constater les dégâts, à l’aide des tickets de pesée et des analyses d’échantillons de la coopérative. On s’est mis autour de la table le jour même pour calculer et valider ensemble l’indemnisation. » Et le 9 septembre, le chèque était dans la boîte aux lettres.

« Le dispositif d’assurance multirisque climatique n’est pas encore parfait. Il faudrait, par exemple, un contrat socle spécifique aux jeunes installés. » L’année 2016 a toutefois confirmé la position de Samuel sur l’assurance récolte. « Je la vois comme un placement. C’est sûr, elle peut ne pas servir pendant des années. Mais quand on a un gros pépin comme l’an dernier, on est bien content de l’avoir souscrite. »

Pour la campagne en cours, l’exploitant a introduit dans son assolement du lin et de la féverole, en plus des trois espèces historiques. Toute la surface de la ferme est assurée pour 2017.


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