Coproduits de céréales Soufflet transforme la poussière en énergie

| par | Terre-net Média

Le groupe Soufflet publie le premier bilan de sa chaudière à biomasse, fonctionnant à base de poussières de céréales, installée en septembre 2011 sur le site de Nogent-sur-Seine. Cette technologie permet, selon un communiqué, une réduction annuelle de la consommation de gaz naturel de l’ordre de 75 %, et diminue fortement l’empreinte carbone du site.

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L’Ademe a débloqué en 2009 une aide de 1,6 million d’euros pour cofinancer avec le groupe Soufflet ce projet de construction d’une chaudière à poussières de céréales, sur un investissement de plus de 4 millions d’euros.
L’Ademe a débloqué en 2009 une aide de 1,6 million d’euros pour cofinancer avec le groupe Soufflet ce projet de construction d’une chaudière à poussières de céréales, sur un investissement de plus de 4 millions d’euros. (© Soufflet)

Pour faire tourner la chaudière à biomasse, installée en septembre sur le site des malteries de Nogent-sur-Seine, le groupe Soufflet utilise un biocombustible jusque là jamais exploité. « Les procédés connus brûlaient des grains, de la paille ou bien des agropellets, précise un communiqué, mais pas de la poussière de céréales en l’état. La prouesse a donc consisté à maîtriser la combustion de cette biomasse réputée instable. » La chaudière installée possède une puissance de 6 mégawatt. Le pouvoir calorifique moyen du biocombustible utilisé est de 4 MWh/t, « ce qui signifie qu’à pleine puissance la chaudière utilise 1,5 t de poussières par heure ».

Des avantages économiques et environnementaux

L’orge de brasserie destinée aux deux malteries de Nogent-sur-Seine est stockée dans des silos et nettoyée sur le site. Cette étape produit d’importantes quantités de poussières de céréales, jusqu’alors mal valorisées. Désormais utilisées sur place comme combustible, brûlées à 1.000°C, elles alimentent la chaudière biomasse. « La chaleur produite est utilisée par la malterie pour la touraille, dernière des trois étapes du processus de maltage, qui consiste à sécher le malt. »

Traditionnellement, cette étape est assurée par une chaudière au gaz naturel. « Avec 12.000 t de poussières brûlées par an, la chaudière à biomasse permet une économie de 75 % du gaz naturel jusqu’alors consommé par les deux malteries du site. » Recyclage et valorisation des déchets, économies d’énergie, la chaudière biomasse permet aussi de réduire les émissions de CO2. « La substitution au gaz naturel permet une économie de 8.700 t de CO2 émis auxquelles on peut ajouter les 1.000 t pour le transport des déchets. Au total, c’est une réduction de 9.700 t/an de CO2 émis qui vient améliorer le bilan carbone du site. »

Du fait des premiers résultats extrêmement positifs, le procédé s’apprête à être étendu à d’autres sites de production, en France comme à l’étranger.


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