Observatoire actualités 

Accueil

Actualité

L'actualité en direct

Politique & Syndicalisme




Kokopelli - L'Etat pourrait se dédire et amender la loi (Nathalie Kosciusko-Morizet)

( Publié le 07/02/2008 à : 09H 20 min )

L'Etat envisage de se dédire pour éviter à l'association Kokopelli, qui vend et défend les semences anciennes, d'avoir à payer la totalité des amendes auxquelles elle est condamnée, a indiqué mercredi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le sort de Kokopelli, basée à Alès (Gard) et condamnée mardi en appel à 23.000 euros d'amendes pour avoir commercialisé des semences "non inscrites dans le catalogue officiel", a affleuré lors du débat sur les OGM au Sénat. "J'ai dit clairement qu'il fallait réfléchir à un éventuel dédit de l'Etat, pour que l'association n'ait pas à payer et surtout à un amendement pour régler le problème", a expliqué Mme Kosciusko-Morizet à l'AFP. "Nous en avons discuté avec Jean-louis Borloo".

"L'association Kokopelli participe à la préservation de la biodiversité, du patrimoine et des semences anciennes: c'est intéressant, mais de ce point de vue notre droit est mal fait", a-t-elle estimé. S'il est techniquement impossible d'introduire un amendement en ce sens dans la loi sur les organismes génétiquement modifiés, "on va voir comment faire quelque chose" dans la loi concernant le Grenelle de l'environnement, a-t-elle ajouté.

Selon les minutes des débats rapportées au Journal Officiel, Mme Kosciusko-Morizet a estimé mardi soir devant le Sénat que l'association, en préservant des variétés anciennes, "remplit une mission de service public et que sa condamnation pose problème. Nous travaillons à une éventuelle évolution législative pour sortir de cette situation absurde". A son tour, M. Borloo a reconnu qu'il y avait "indiscutablement un problème à traiter en liaison avec le ministre de l'Agriculture".

Kokopelli a vu sa condamnation confirmée en appel mardi par la Cour de Cassation et devra verser 23.000 euros au total aux différentes parties civiles, dont l'Etat et la Fédération nationale des professionnels des semences potagères et florales (FNPSP).

L'association, dont le nom est tiré d'une légende amérindienne (le chant du maïs), était poursuivie pour "mise sur le marché de variétés non inscrites dans le catalogue officiel des espèces et des variétés", géré par le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS). Inscrire au catalogue les quelque 2.500 variétés potagères et florales repertoriées par Kokopelli "couteraît plusieurs millions d'euros", fait valoir l'association.

Source : AFP

Tous droits de reproduction réservés - ContactezTerre-net


 
PUB

MessagerieMétéoForumAccès direct
PUB
Sondage
Elections régionales
Présenter des listes représentant le secteur agricole comme le font les régions Bretagne et Nord Pas-de-Calais est-elle une opportunité pour défendre les intérêts des agriculteurs ?
Oui
Non
Ne se prononce pas

Abonnement PRO
Découvrez tous les avantages PRO
Découvrez tous les avantages PRO

Calculateur Bilan de Santé
Calculateur Bilan de Santé