Sortir de la crise #3 B. Lannes (CR): « Il faut 500 €/ha directement aux exploitants en difficulté »

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Troisième volet de notre « tournée » syndicale, la Coordination rurale reste très vindicative à l’égard du syndicalisme majoritaire. Son président Bernard Lannes exige 500 € de cash le plus rapidement possible pour les agriculteurs en difficulté, et fustige notamment le plan d’urgence francilien pour l’achat de semences. A plus long terme, la sortie de crise passera nécessairement par une « régulation des productions ».

« On demande  à injecter 500 €/ha dans chaque exploitation en difficulté, en passant par la DDT, et non pas par les chambres d’agriculture ou la coopération, explique Bernard Lannes, président de la Coordination rurale. Si on ne fait rien, ce sont 30 % des agriculteurs qui vont disparaître dans les deux ans qui viennent. »

Pour le syndicaliste, la France « doit se libérer du carcan de la règle des minimis », pour permettre de soutenir davantage directement les producteurs. « Et après, nous agriculteurs, devons aller récupérer nos marges dans la coopération. »

Bernard Lannes : « La France doit se libérer du carcan des minimis »

Bernard Lannes fustige par ailleurs les mesures telles que celles mises en place en Ile-de-France : Le conseil régional francilien a mis en place un plan de 6,5 M€ permettant aux céréaliers de se réapprovisionner en semences certifiées. « Ok, pour aider directement les producteurs, et non indirectement les semenciers. Les producteurs doivent être libres de faire ce qu’ils veulent, entre acheter des semences certifiées ou utiliser des semences de ferme. »

A plus long terme, la régulation reste, pour la Coordination rurale, la seule solution pour les productions. « Seule la régulation permettra de maintenir des prix rémunérateurs. »

Bernard Lannes : « La France doit avoir le courage d’imposer une véritable politique alimentaire européenne »

Le président de la Coordination rurale fustige, par ailleurs, la tenue de la réunion des ministres européens de l’agriculture, au château de Chambord, prévue vendredi 2 septembre. « On ne mène pas la vie de château quand les agriculteurs sont en train de crever. Bernard Lannes n’attend rien de cette réunion « puisque l’Europe n’a toujours pas décidé de bouger le curseur (ndlr, de la régulation). »


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