Transformé par les paysans - Bruno Le Maire prêt à rempiler au ministère de l’Agriculture ?
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Moins « coincé » et moins « raide »
Mais si le ministre « président des agriculteurs » est moins « coincé » et moins « raide », comme il l’a affirmé, sa thérapie agricole ne l’a pas changé. Ses costumes sont toujours impeccablement taillés et toujours aussi raides, sans une touche de fantaisie. Bruno Le Maire reste en fait l’homme perfectionniste qui souhaiterait achever son mandat en ayant le sentiment d’avoir terminé sa mission. Rempiler rue de Varennes, où il a pris goût à la diplomatie utile, ne lui déplairait probablement pas, même s’il est tiraillé par d’autres fonctions plus prestigieuses. N’a-t-il pas du reste été cité pour être nommé premier ministre ou ministre de l’Economie ?
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Les interprofessions « auraient tout intérêt à travailler avec l’ensemble des représentants du monde agricole ». |
A un an des élections des Chambres d’agriculture, il émet le voeu que « le monde agricole doit être un monde rassemblé ». « Même si cela doit rester un choix libre et indépendant des interprofessions », celles –ci « auraient tout intérêt à travailler avec l’ensemble des représentants du monde agricole. »
« La question n’est plus de nous diviser les uns les autres, a-t-il déclaré, la question est de nous rassembler pour faire face à nos concurrents qui ne nous feront aucun cadeau, ni nos concurrents européens, ni nos concurrents venus des pays émergents. »
« La bataille du verdissement »
Sa seconde recommandation s’inscrit aussi dans le temps ou plutôt dans la continuité du travail entamé sur la réforme de la Pac avec un budget sécurisé malgré la crise. Bruno Le Maire souhaite « qu’il y ait de la régulation sur tous les marchés, parce que régulation veut dire sécurité, et régulation veut dire amélioration des performances des paysans qui, avec la sécurité suffisante, seront encore plus efficaces qu’ils ne l’ont été par le passé ».
« Et il faudra mener la bataille du verdissement, car le verdissement tel qu’il est proposé aujourd’hui ne convient pas et il reste un travail important à faire. »
Mais dans l’immédiat, le ministre s’attèlera à la simplification de la mise en oeuvre « tatillonne et parfois suspicieuse » des règles, même si il sait que ce dossier ne sera pas réglé dans les trois mois qui lui restent avant de quitter ses fonctions. Il réunira sous peu les Draaf et les Real « pour leur demander de respecter ces orientations qui sont celles fixées à Pamiers par le président de la République, et sur lesquelles je me bats depuis désormais 3 ans ». « Nous devons appliquer (les règles environnementales) avec le minimum de bon sens que les producteurs sont en droit d’attendre de leur administration ».
- @ Patrick le 01/02/2012 21:18:33
- Je ne suis pas d'accord avec toi pour les interprofessions. Le Maire les pousse à laisser une place à l'ensemble des syndicats, c'est plutôt positif. Ensuite c'est à elles de se bouger ou à nous de les forcer à le faire. Sinon c'est vrai que l'article est plutôt pro Le Maire. Certainement que ce journaliste l'aime bien. Mais il faut dire que c'est je pense un bon ministre même si je ne partage pourtant pas ses opinions politiques.
- Patrick le 01/02/2012 14:53:26
- Encore un article dithyrambique à la gloire de Le Maire. Décidément terre-net ne cache pas ses préférences partisanes. L' amélioration de l' agriculture française vient exclusivement de pays étrangers : EU et Brésil avec l' éthanol, Chine avec la consommation de viande, Russie et Ukraine avec les dégats climatiques. En france il a continué le combat de la FNSEA de division des paysans en empêchant la participation des autres syndicats aux interprofessions. Un ministre à oublier.





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