Politique agricole La FNSEA sera « très vigilante » face à la politique menée par Emmanuel Macron

AFP

La présidente du syndicat agricole FNSEA, Christiane Lambert, a assuré mardi lors d'un déplacement à Beaune (Côte-d'Or) que les agriculteurs seraient « très vigilants » face à la politique menée par le nouveau président de la République Emmanuel Macron.

Christiane Lambert Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, propose de « signer un pacte » avec le consommateur. (©Terre-net Média)

« Le président de la République a annoncé trois sujets qui nous intéressent. On va être très vigilants », a-t-elle déclaré lors de l'assemblée générale de la Feder, une fédération de coopératives d'éleveurs de bovins charolais. « Les états généraux de l'alimentation », une « loi de simplification » de la réglementation et un « droit à l'erreur » pour les agriculteurs en cas de contrôle font partie des priorités présidentielles auxquelles la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) sera attentive, a précisé sa présidente.

Alors que la composition du gouvernement doit être dévoilée mercredi, Christiane Lambert a aussi appelé à regrouper dans un même ministère « agriculture, alimentation, forêt, territoires ruraux, parce que c'est un tout cohérent. Il y a beaucoup de territoires ruraux qui ont mal voté parce qu'ils se sentent déclassés, abandonnés ». « Aujourd'hui, beaucoup de producteurs travaillent en dessous du prix de revient dans leurs exploitations, et ça, ce n'est pas normal », a-t-elle ajouté.

« La compétitivité, c'est quand même la clé. Même le petit paysan, il a besoin de compétitivité (...). Ce n'est pas un gros mot, c'est l'équilibre des comptes et la rentabilité dans nos exploitations. »

La présidente de la FNSEA a proposé de « signer un pacte » avec le consommateur « parce qu'on ne pourra pas indéfiniment avoir des prix au ras des pâquerettes, des revenus au ras des pâquerettes et des producteurs qui ne gagnent pas d'argent année après année. » « Une grande majorité (des consommateurs) sont prêts à payer un petit peu plus s'ils savent que ça revient aux agriculteurs », a-t-elle estimé.

Invitée à s'exprimer sur le bien-être animal, Christiane Lambert a aussi reconnu que « la société a évolué dans son regard ». « Il faut que nous aussi nous évoluions. » Elle a cependant dénoncé le fait « que, aujourd'hui, l'animal est forcément doux, beau, gentil. Et que nous, on est méchant quand on les met dans des cages. »


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