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« Le Gouvernement met en péril la libre circulation des semences » selon l’Ibv

Ogm

| par | Terre-net Média

L’institut des biotechnologies végétales dénonce l’attitude du Gouvernement ayant soutenu la proposition européenne de renationaliser les interdictions d’Ogm.

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« L’Institut des biotechnologies végétales prend acte de l’accord politique des gouvernements de l’UE pour nationaliser les interdictions d’Ogm », commente l’institut dans un communiqué.

« Les autorisations sont et resteront données au niveau communautaire sur la base des études et analyses scientifiques de l’Efsa sur des critères de santé humaine et d’environnement.

Au-delà des études scientifiques et après 18 années de culture Ogm dans de nombreux pays du monde et avec 178 millions d’hectares cultivés en 2013, il existe aujourd’hui suffisamment de preuves que les cultures d’Ogm autorisés sont aussi sûres que leurs homologues conventionnelles.

Avec les nouvelles dispositions, divers critères très subjectifs pourront être invoqués tels que l’analyse coûts/bénéfices, l’ordre public, la lutte contre la dissémination, la gestion des territoires pour interdire la culture d’Ogm sur toute ou partie du territoire national. »

« En soutenant cette proposition le gouvernement français reconnaît que les critères santé et environnement ne permettent pas d’interdire les cultures Ogm. D’autre part, il met en péril la libre circulation des semences sur le territoire européen et fait craindre des risques de distorsion de concurrence. »

« Au coeur du sujet il y a la question de la coexistence de divers modèles de production avec ou sans Ogm. Cette coexistence est radicalement refusée par les anti-Ogm alors qu’elle est prévue par la Loi. L’absence de seuil de présence fortuite d’Ogm dans les semences conventionnelles fait peser un risque inassurable sur les semenciers. Cette situation plombe par avance les analyses coûts/bénéfices. »

« En réglant enfin la question du seuil de présence fortuite des semences, les dispositifs techniques seraient suffisants pour permettre la culture d’Ogm en France et donner aux agriculteurs le libre choix de leurs cultures. »

« L’adhésion tardive de la France à ce principe de nationalisation semble surtout un geste politique pour renforcer les dernières décisions nationales prises contre la culture et l’expérimentation des Ogm sur notre territoire. Une manière de clore le débat sans l’avoir ouvert ? »

N.B : L'Institut des biotechnologies végétales fédère le Gnis, interprofession du secteur des semences, l'Union française des semenciers (Ufs) et l'Uipp (Union des industriels de la protection des plantes).

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