Présidentielle Le « patriotisme économique » de Marine Le Pen pour l'agriculture française

Terre-net Média

Candidate du Front national, Marine Le Pen défend un programme agricole axé sur la renationalisation de la politique agricole commune et « le patriotisme économique » pour les produits agricoles français.

Marine Le Pen, lors de sa visite au salon de l'agriculture le 28 février 2017.Marine Le Pen, lors de sa visite au salon de l'agriculture le 28 février 2017. (©compte instagram de Marine Le Pen)

Sur les 144 engagements et promesses qui composent le programme présidentiel de Marine Le Pen, six concernent directement le secteur agricole. Six propositions qui résument la vision de la candidate du Front national de l’agriculture française et de la manière nécessaire pour sortir des difficultés.

Dans son souhait de sortir de l’actuelle Union européenne, Marine Le Pen veut :

  • « Appliquer le patriotisme économique aux produits agricoles français pour soutenir immédiatement nos paysans et nos pêcheurs, notamment au travers de la commande publique (État et collectivités). »

Son représentant Gilles Lebreton a précisé ce point, le 16 mars dernier : « Dans les appels d’offre des marchés publics, des clauses permettront de faire jouer cette priorité ».

  • Transformer la Politique agricole commune (Pac) en Politique agricole française (Paf). Garantir le montant des subventions dont les critères seront fixés par la France et non plus par l’Union européenne, avec l’objectif de sauver et soutenir le modèle français des exploitations familiales.
  • Refuser les traités de libre-échange (Tafta, Ceta, Australie, Nouvelle-Zélande, etc.).
  • Développer les circuits courts de la production à la consommation, en réorganisant les filières.
  • Simplifier le quotidien des agriculteurs en stoppant l’explosion des normes administratives et encourager l’installation des jeunes agriculteurs, par le biais de défiscalisations durant les premières années.
  • Défendre la qualité : afin de lutter contre la concurrence déloyale, interdire l’importation des produits agricoles et alimentaires qui ne respectent pas les normes de production françaises en matière de sécurité sanitaire, de bien-être animal et d’environnement. Imposer la traçabilité totale de l’origine géographique et du lieu de transformation sur l’étiquette, afin de garantir la transparence et l’information complète des consommateurs.

La candidate envisage, au bout de deux ans, de « fixer des prix minimums garantis par l’État, produit pas produit, après négociation avec les syndicats, pour que les agriculteurs puissent vivre de leur agriculture et non pas des aides ». C'est ce qu'a expliqué Gilles Lebreton, député européen et représentant de Marine Le Pen le 16 mars dernier.

  • Promouvoir les exportations agricoles, notamment en soutenant les labels de qualité. »

En matière d’environnement, la candidate se prononce pour une « rupture avec le modèle économique fondé sur la mondialisation sauvage des échanges et le dumping social, sanitaire et environnemental ». « La véritable écologie consiste à produire et consommer au plus près et retraiter sur place. »

En matière de recherche et d’innovation dans le secteur végétal, Marine Le Pen confirme son attachement au principe de précaution, et promet, dans ce sens, « d'interdire les OGM ».

Concernant le bien-être animal, la candidate dit vouloir « faire de la protection animale une priorité nationale ». Elle veut « défendre le bien-être des animaux en interdisant l’abattage sans étourdissement préalable et en remplaçant le plus possible les expérimentations animales ». Elle rappelle aussi dans son programme son « refus du modèle des fermes-usines, du type "ferme des 1000 vaches". »

 

 


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