Présidentielle Jean Lassalle, le candidat des « campagnes » et du terroir

Terre-net Média

Député des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002 et maire de sa commune Lourdios-Ichère depuis 1977, Jean Lassalle s’est imposé comme le candidat de la ruralité. Il veut faire des campagnes « une grande cause nationale ».

Jean Lassalle, lors de son audition devant les agriculteurs de la FNSEA et les représentants des organisations du conseil de l'agriculture française, le 30 mars dernier à Brest.Jean Lassalle, lors de son audition devant les agriculteurs de la FNSEA et les représentants des organisations du conseil de l'agriculture française, le 30 mars dernier à Brest. (©Terre-net Média)

Maire de sa commune béarnaise de Lourdios-Ichère depuis 1997, député des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002, Jean Lassalle s’est naturellement imposé comme le candidat de la ruralité par son expérience et ses initiatives. Jusqu’à l’âge de 21 ans, il est berger sur l’exploitation familiale. Ses dernières années, il s’est illustré par une grève de la faim pour s’opposer à la fermeture d’une entreprise de son village. Son action aura raison des intentions des dirigeants. En 2013, pendant plusieurs mois, il a parcouru la France à pied pour aller à la rencontre des Français.

Parmi les 17 grands points de son programme présidentiel, Jean Lassalle veut « proclamer les Campagnes de France grande cause nationale ».

Dans ce cadre, qui constitue l’axe central de son programme pour l’agriculture, il veut affecter aux campagnes un « budget de 3 milliards d’euros prélevé sur la Politique agricole commune ». Ces 3 milliards serviront notamment à :

  • « changer le mode de rémunération des agriculteurs pour rémunérer moins les volumes et plus les personnes, y compris les conjoints d’exploitants
  • subventionner l'investissement quand il réduit la pression sur l'environnement : permaculture, non-labour, séchage en grange, méthanisation,...
  • inciter à des négociations sur le partage de la valeur au sein des filières agricoles, en particulier sur les signes de qualité, sur le modèle de l'AOC Comté
  • restaurer  des  quotas  laitiers  en  bovins,  ovins  et  caprins  pour  rendre  de  la prévisibilité aux éleveurs ; de même si nécessaire dans d'autres productions
  • améliorer  la  couverture  du  risque  météo  pour  l’agriculture,  en  s’inspirant  de l'expérience de l'Espagne ».

Par ailleurs, le candidat promet de « prendre plus en compte le respect des animaux dans la labellisation en élevage » et de « moderniser la chaîne de l'abattage et de la boucherie avec un budget de 20 M€ ».

En matière de formations, il veut « renouveler les programmes de l'enseignement agricole, pour les orienter davantage vers la production biologique et le terroir. Il veut faire de l’enseignement « des pôles d'innovation ».

Il est l’un des rares candidats à s’exprimer sur le statut des coopératives agricoles en promettant de « remettre les coopératives agricoles sous la responsabilité directe des exploitants ».

Ses autres mesures mentionnées dans son programme :

  • développer le financement participatif de l'agriculture fermière
  • maintenir  les  services  publics  de  proximité,  maternité,  écoles,  Poste...  qui fonctionnent
  • couvrir tout le territoire en haut débit, et pénaliser les opérateurs en cas de non-couverture
  • alléger les normes sur les activités annexes à l'agriculture (location, hébergement, biogaz...) et la charge administrative
  • autoriser les collectivités à prendre des mesures de protection du terroir, comme interdire les cultures OGM
  • affecter des jeunes du Service National, formés, à l'entretien des forêts, des cours d'eau, des terres en friche
  • favoriser  l'ouverture  de  marchés  étrangers,  comme  ceux  du  Maghreb,  à  nos productions agricoles
  • soutenir les échanges internationaux entre agriculteurs, avec un budget de 3 M€


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