Elections Saint-Louis Sucre « Les dés sont pipés » pour la Coordination rurale

Terre-net Média

Alors que prochainement les planteurs des usines Saint-Louis Sucre devront élire les membres de la commission interprofessionnelle de leur usine, la Coordination Rurale considère que « les dés sont pipés ». Le syndicat estime que « l'impartialité n'est pas assurée puisque l'organisation de l'élection est confiée à la seule Confédération générale des planteurs (CGB) », association spécialisée de la FNSEA.

Les planteurs des usines Saint-Louis Sucre devront élire prochainement les membres de la commission interprofessionnelle de leur usine.

Dans un communiqué de presse, la Coordination Rurale considère que les dés sont pipés et que la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) tente d’avoir la mainmise sur Saint-Louis Sucre. En effet, la CR « estime ahurissant de confier à un unique syndicat (la Confédération générale des planteurs – CGB – dans le cas présent) l’organisation de l’élection des représentants de la profession. Dans de telles conditions, l’impartialité ne peut être assurée ! »

Aussi, la Coordination Rurale prône l’abstention comme signe de désaccord : elle « demande aux planteurs de s’abstenir de voter et à Saint-Louis Sucre de tenir compte des planteurs qui ne se reconnaissent pas dans la liste CGB. »

Selon elle, « la CGB manque d'objectivité concernant la défense des planteurs contractualisés avec des "entreprises privées". Or aujourd’hui, un grand nombre de producteurs Saint-Louis Sucre ne veulent plus être coopérateurs, ils ne souhaitent pas s’engager sur du long terme en acquérant des parts sociales donnant le droit à produire sans garantie de prix rémunérateurs. Alors pourquoi seraient-ils représentés par un unique syndicat qui lui, prône ce fonctionnement ? »

La Coordination Rurale, via sa section spécialisée, entend participer activement aux échanges. Elle « souhaite que la représentation interprofessionnelle soit à l’image de la diversité des producteurs et que les intérêts défendus soient ceux des planteurs de chaque usine, via des prix rémunérateurs et la pérennité des usines. »  « Nous ne souhaitons pas que le dialogue interprofessionnel dévie de ces objectifs concrets pour aller vers des considérations partisanes ou purement syndicales », déclare Jean-Paul Vuilliot, responsable de la section Betteravière de la Coordination Rurale.


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