logo-TN

Les éleveurs en difficulté pour ne pas s’être engagés dans la contractualisation interfilière selon Coop de France

Flambée des prix agricoles

| par | Terre-net Média

A défaut d'outils de régulation efficaces, lutter contre la volatilité des prix et gérer leur hausse doivent pousser les filières à s'organiser, défend Coop de France.

Pour Coop de France, les éleveurs auraient du saisir l'opportunité de signer des contrats interfilières.
L'indice des prix des productions animales compense à peine la hausse des matières premières agricoles.
(© Terre-net Média)
Les difficultés des éleveurs ne sont pas niées par Coop de France mais certains propos tenus par son président, Philippe Mangin et les membres du bureau jeudi 13 septembre laissent entendre que les producteurs de lait et de viande porteraient une certaine responsabilité. Ils n’auraient pas saisi l’opportunité de signer des contrats interfilières avec les producteurs de céréales comme le permettait l’accord de juin 2011 (à l'initiative de la Fnsea), persuadés que les prix agricoles fléchiraient. Les prévisions étaient baissières en avril dernier ! Et personne n’était en mesure de prédire qu’après la Russie, les Etats-Unis allaient être à leur tour victimes d’une des plus graves sécheresses de leur histoire.

« La contractualisation a été admise par les éleveurs et par l’ensemble de la profession », reconnaît Coop de France mais « ils ont peur de s’engager dans une politique contractuelle ». « Toutefois, il ne faut pas croire que les céréaliers sont payés 260 euros la tonne de blé », ajoute t-il « car beaucoup d’entre eux se sont positionnés sur le marché à terme il y six ou huit mois, persuadés, eux aussi, que la conjoncture des prix serait cet été moins favorable. Enfin, n’omettons pas que les agriculteurs ont la liberté de vendre à qui ils veulent leurs blés ou leurs orges pour profiter eux aussi des opportunités que leur offrent les marchés ! »

L’accord du 3 mai 2011 et la répercussion des prix ne fonctionnent pas non plus pour les mêmes raisons, rappelle aussi Coop de France. La grande distribution rechigne à être la courroie de transmission de la hausse des prix des matières premières agricoles parce que les éleveurs et les céréaliers n’ont pas été en mesure de s’organiser. Autrement dit, la volatilité des cours des matières premières agricoles subie par les éleveurs résulte d’abord de l’inorganisation des filières et de l’opportunité alors offerte aux marchés financiers de s’y engouffrer pour l’accentuer.

Lot de consolation

La proposition de constituer un fonds spécial de 100 millions d’euros est défendue par Coop de France mais il reste à l’alimenter. Or la cotisation envisagée de 2 euros par tonne de céréales n’a aucun caractère obligatoire. Au contraire, elle est volontaire. Par conséquent, les 100 millions escomptés reposent exclusivement sur la générosité de l’ensemble des agriculteurs. Sur  le terrain, seront-ils prêts à payer la future cotisation, souvent rétroactivement, puisqu’une partie de leur récolte est déjà vendue?

En attendant, le mode de perception de cette cotisation n’est pas défini. La confier aux collecteurs est tout à fait envisageable.

N’est pas non plus défini l’emploi des fonds collectés. Jean-Michel Serres, président de la Fédération national porcine suggère d’allouer une partie du fonds aux éleveurs de porcs pour financer en partie la mise aux normes des bâtiments de truies gestantes.

Pour en savoir plus, cliquez sur : les coopératives agricoles vigilantes lors de la conférence environnementale.

Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Commentaires


Les champs avec une * sont nécessaires pour laisser un message
thierry32
Il y a 7 mois et 10 jours
de quel flambée des cereales nous parle t on ici? les cereales sont aux memes prix qu il y 25ans ,de qui se moque t on? la contractualisation interfiliere,n aurait rien changé,ce qu il faut,c est le libre echange entre agriculteurs et siqueans intermediaires,comme cela ce fait ailleurs en europe et dans le monde .il n y a q u en France que l on voit ça et on se demande pourquoi.........la taxe de 2euros demandé aux ceraliers est une tres mauvaise idée, ils sont deja taxés sur leurs productions et les rayalties vont a unigrains et sofiproteol,c est a ces organismes gavés de notre argent,c est a eux a aidés les eleveurs
je suis eleveur et je ne veux pas que l on saigne les uns pour aider les autres,il faut changer de politique et surtout de syndicat(c est l echec de la FD,JA)
Répondre
mp79
Il y a 7 mois et 10 jours
faire des contrats;pas de problème.A quels prix?Que les coop montrent l'exemple;augmenter le prix de la viande en meme temps que celui de l'aliment.Notre travail à un cout et un prix doit etre en face.Le consommateur devra faire des priorités.Nos charges augmentent sans arret et l'on doit toujour travailler plus pour gagner moins;alors stop! que les coop arretent de brader notre viande.Merci
Répondre
PUB