Les marchés des grains étaient orientés à la hausse en fin de semaine sur les places européennes. L'activité était plus faible que sur les jours précédents alors qu'une partie des opérateurs était à Dijon pour la bourse délocalisée. Les cours du pétrole chutaient à 80,44 dollar le baril à New York alors que le dollar se repliait et que la parité atteignait les 1,35.
Les cours du blé se reprenaient sur la semaine pour atteindre 111,50 €/t base juillet pour du rendu Rouen. Les mauvaises conditions climatiques sur le bassin Mer Noire inquiètent le marché, en raison du retard que la tenue du manteau neigeux entraîne sur les cultures. La végétation prend du retard notamment sur l'Ukraine qui devrait finir la campagne avec de faibles stocks compte tenu d'exportations record. En France, ce sont au contraire les pluies du week-end qui profitent aux cultures après une semaine où les travaux agricoles avaient été importants maintenant les agriculteurs en dehors des marchés et limitant donc le nombre de vendeurs.
Le colza restait bien orienté en fin de semaine dernière, permettant aux cours de se maintenir dans leur canal haussier. La hausse est cependant fragilisée par des prévisions d'emblavements record aux Etats-Unis. Selon Informa, les semis représenteraient 78,6 millions d'acres contre 77,9 estimés en janvier. Cela représente une hausse de +1,5 % par rapport aux surfaces de 2009 qui étaient de 77,5 millions d'acres. D'autres analystes comme Allendale s'attendent à des surfaces plus élevées à 79,1 millions d'acres. Le rapport USDA de fin de trimestre permettra ou non de confirmer ces données.
Le maïs est également à la hausse sur la fin de semaine, profitant de la bonne tenue des cours des céréales. Malgré un contexte très lourd toutes céréales confondues, les cours évoluent suite à un mouvement technique qui donne du soutien au marché. Sur la scène internationale, Informa estime les emblavements de maïs US à 88,4 millions d'acres. Ces estimations sont dans le bas de la fourchette des attentes même si elles correspondent tout de même à une hausse de + 2,2 % sur un an. Les analystes d'Allendale se situent largement au-dessus à 90,2 millions d'acres.