Si les bilans mondiaux demeurent lourds, le marché du blé progressait nettement cette semaine sur des considérations climatiques. En effet une vague de froid s'est fait pressante tant sur l'Europe de l'Ouest que sur la Mer Noire et menace l'état des cultures 2012.
En Europe de l'Ouest, la couverture neigeuse n'est arrivée que tardivement et le risque de gel demeure fort. En Ukraine, les températures ont avoisiné les -30°C et le gouvernement reste alarmiste sur l'état des cultures d'hiver dans le sud du pays. La récolte 2012 pourrait ainsi, selon lui, être divisée par 2 à 12 millions de tonnes.
Au-delà des inquiétudes climatiques sur le continent européen, la tension sur le maïs mondial avec de nouvelles révisions en baisse de productions sud-américaines par divers analystes continue d'entretenir la fermeté des cours.
La demande est également soutenue sur le marché du blé comme en témoignent les certificats exports délivrés à l'Union Européenne ainsi que les ventes export américaines. La concurrence russe s'est amoindrie sur le mois de janvier avec seulement 1.1-1.2 Mt de grains exportées mais devrait perdurer au moins jusqu'au mois d'avril. En effet, après plusieurs jours de polémique, le Premier Ministre russe a réfuté vouloir contenir les exportations, exportations qu'il revoit même en hausse de +27 millions de tonnes.
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