Les températures particulièrement élevées aux Etats-Unis et en Russie continuaient à soutenir les prix agricoles sur le marché à terme européen (Euronext), qui profitait par ailleurs du recul de sa monnaie par rapport au dollar.
Vers 14h00 (12h00 Gmt), les cours du blé progressaient de 0,25 à 4 euros sur l'ensemble des contrats dans un volume d'affaires étoffé, puisque plus de 28.000 lots avaient déjà été négociés. L'échéance de novembre sur la nouvelle campagne, la plus traitée (20.860 lots), gagnait 4 euros à 220,50 euros la tonne. Le 15 juin, cette dernière cotait 203,75 euros.
Le maïs européen suivait la même tendance haussière, s'appréciant de 2,75 à 4,25 euros selon les contrats, dans un marché de quelque 2.400 lots. L'échéance de novembre gagnait 4,25 euros à 201,50 euros la tonne. Outre-Atlantique, les cours des céréales évoluaient eux aussi en fort rebond à la Bourse de Chicago (CBoT) en séance électronique de préouverture.
Le temps chaud et sec suscite aussi des craintes
Les opérateurs continuent à surveiller la situation climatique dans la Corn Belt, anticipant une nouvelle détérioration de la notation des cultures par le département américain de l'Agriculture (Usda) lors du prochain relevé hebdomadaire. En Russie, le temps chaud et sec suscite aussi des craintes, d'autant que peu de précipitations sont attendues dans les jours qui viennent. L'Usda a estimé à 3 millions de tonnes le recul de la production russe (56 Mt) pour la campagne 2012/2013 dans son dernier rapport sur les bilans mondiaux.
En France, les pluies abondantes de ces derniers jours pourraient favoriser une perte de qualité en blé, selon un courtier parisien. Les premières coupes d'orges ont débuté dans le sud du pays et les échos de rendement sont jugés satisfaisants pour le moment.
Sur le marché physique (gré à gré), les prix du blé, de l'orge et du maïs évoluaient dans le sillage du marché à terme. Sur le marché des changes, l'euro poursuivait son repli face au dollar, dans un marché prudent avant le sommet européen, et toujours dominé par les inquiétudes sur la santé économique de l'Union monétaire. Vers 14h00, l'euro valait 1,2488 dollar contre 1,2569 dollar vendredi vers 21h00 Gmt.
Afp