La maîtrise en un seul passage en sortie d’hiver des populations de ray-grass s’avère de plus en plus difficile. Ainsi, Arvalis-Institut du végétal conseille de réserver les applications uniques de sortie d’hiver uniquement aux parcelles sans risque de résistance. « En dehors de ces cas, le recours aux programmes devient obligatoire. »
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 Contre le ray-grass, les applications de sortie d'hiver ne suffisent plus. (© Terre-net Média)
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Dans l’ensemble des essais d’applications uniques en
sortie d’hiver, et quelle que soit la densité des
ray-grass, Arvalis-Institut du végétal observe une forte variabilité de l’efficacité des
antigraminées foliaires. «
Même appliqué à cinq fois la dose homologuée, l’efficacité reste insuffisante dans la majorité des essais, signe d’une dérive ou de résistance à un ou plusieurs groupes de mode d’action. » Les
programmes de traitement tout automne ou automne puis sortie d’hiver s’imposent donc pour une lutte efficace. «
Débuter dès l’automne ou en prélevée permet d’intervenir sur des plantes jeunes, de lever précocement la concurrence et d’introduire des groupes de mode d’action peu utilisés dans les autres cultures de la rotation céréalière pour lutter contre les ray-grass. »
Viser 80 % d’efficacité à l’automne
Cette série d’essais met en évidence le fait qu’un programme est suffisamment efficace, «
si la première application à l’automne assure au moins 80 % de réduction de la pression adventices compte tenu de la variabilité d’efficacité des antigraminées foliaires placés soit à l’automne soit en sortie d’hiver. Quelle que soit la stratégie mise alors en œuvre, post-levée/ 1 feuille (ou prélevée)/ 3 feuilles – début tallage ou post-levée/ 1 feuille/ sortie d’hiver, les résultats sont comparables. » L’institut avoue néanmoins que selon le contexte pédoclimatique et les pointes de travail d’automne, la stratégie « tout en post à l’automne » est plus ou moins aisée. «
Ainsi en 2010-2011, avec une arrivée précoce des températures froides à l’automne et des levées longues dues à un début d’automne sec, les applications 1 feuille ont été réalisées dans la majorité des essais au cours de la troisième décade de novembre, et l’intervention 3 feuilles dans le courant du mois de janvier, à des périodes où le réflexe de sortir le pulvérisateur n’est pas encore tout à fait acquis. »
Mathilde Carpentier - Terre-net Média