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Arvalis-Institut du végétal insiste sur les bénéfices d'un semis précoce de maïs. L'institut rappelle cependant que le semis précoce expose les jeunes plants aux effets du froid, notamment au cours de trois périodes critiques.
Or le maïs est sensible au froid à trois stades précis de son développement : « La transition florale constitue la période la plus critique, remarque Brigitte Escale. Elle intervient un mois à un mois et demi après le semis lorsque la moitié des feuilles sont sorties, 8 feuilles pour un maïs précoce, 10 feuilles pour un maïs tardif. C’est la phase où la plante initie sa panicule et son dernier bourgeon axillaire qui donne l’épi, une étape au cours de laquelle elle ne supporte aucun stress. » Aujourd'hui 80 % des semis se font dans la première décade d'avril. Jean-Paul Renoux d'Arvalis conseille de « ne pas pousser plus loin dans la précocité ». Il confirme que le stade 9 feuilles est critique car sensible aux petites gelées. « Le bourgeon terminal se découvre maintenant début mai alors que le risque de petites gelées existe toujours. Les conditions ne sont pas encore réunies pour semer en février. Les plus pressés se satisferont de fin mars. »
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