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Leçon de campagne 105 q/ha en maïs grain... une référence historique

Arvalis-Institut du végétal dresse le bilan d’une campagne maïs 2011 à inscrire comme une année de référence. 105 q/ha de rendement moyen en grain, jusqu’à 120 q/ha dans les meilleurs cas, le résultat d’une combinaison gagnante entre scénario climatique, choix techniques et progrès génétique.

A 105 q/ha de moyenne, le rendement maïs 2011 approche le potentiel de la plante.
A 105 q/ha de moyenne, le rendement
maïs 2011 approche le potentiel de
la plante. (© Terre-net Média)

La campagne 2011 en maïs grain restera une référence pour les producteurs. Jean-Paul Renoux, responsable national maïs d’Arvalis-Institut du végétal confirme qu’« avec une moyenne de rendement national à 105 q/ha, soit 7 q/ha au-dessus du trend du progrès génétique (gain de 1,1 q/ha/an), les producteurs s’approchent du potentiel de la plante ».

« La stratégie des semis précoces s’est majoritairement révélée payante avec de bonnes implantations, des levées rapides et homogènes dans des préparations de sol de qualité. » 80 % des surfaces ont été semés cette année dans la première vague de semis, soit avant le 15 avril, « comme si la France n’était qu’une seule et même parcelle… » Depuis les années 2000, les semis de maïs gagnent en précocité et se généralisent en première vague, au Nord comme au Sud, en grain comme en fourrage. « Il y a toujours eu deux vagues de semis et les producteurs de la première vague s’en tirent toujours avec 20 q/ha de plus. »

Idéale combinaison de facteurs

À cela s’ajoute des densités élevées, une nuisibilité des ravageurs atténuée par le climat et par un bon niveau de protection chimique et l’impact des oiseaux réduit par des semis groupés. Les pluies de juillet ont pris le relais des irrigations et assuré un niveau de grains/m² élevé. Le retour de la chaleur en septembre a stoppé les maladies du feuillage et accéléré la dessiccation des grains. Une combinaison de facteurs en faveur d’une bonne campagne, illustrée par des rendements élevés, jusqu’à 120 q/ha pour les meilleurs.

Quant aux transferts, les zones de systèmes d’élevage plutôt herbagers, dépourvus de capacités de stockage de fourrage, ont vu 10 à 12.000 ha de maïs grain être ensilés. À l’inverse, quelque 70.000 hectares de maïs fourrage ont été récoltés en grain, soit un taux « très important » de transfert de 5 à 8 %. « Certaines zones n’avaient pas récolté de grains depuis des années. À 175 €/t, il s’agit d’un bonus de trésorerie non négligeable pour les élevages. » Enfin, environ 20.000 ha ont dû être détournés vers une conservation en maïs grain humide, soit plus de 100.000 ha au total concernés par cette voie.

Hausse de la sole maïs au Nord

La sole maïs grain devrait s’étendre en 2012 au Nord de la Loire du fait d'un potentiel de la plante favorisé par le changement climatique. « De plus, les producteurs du Nord recherchent de nouvelles têtes d’assolement alors que le désherbage du colza pourrait devenir problématique en cas de développement des résistances aux produits inhibiteurs de l'Als. »

 

Mathilde Carpentier - Terre-net Média

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