Colloque Farre - Bilan modeste pour la qualification agriculture raisonnée
« Les ambitions ont été sévèrement revues à la baisse ». Lors des 10es rencontres Farre organisées lundi dernier au Sénat, Didier Rat, secrétaire de la Commission nationale de l’agriculture raisonnée et de la qualification des exploitations, a été sans ambiguïté quant au bilan de l’agriculture raisonnée. Explication : « L’agriculture évolue dans un milieu complexe, difficile économiquement, avec beaucoup de règles. Les contraintes économiques sont sans doute prévalentes. » Gilles Thévenet, président du Conseil scientifique de Farre, confirme : « La possibilité de se qualifier en agriculture raisonnée est arrivée en même temps que la conditionnalité, il y a eu comme un téléscopage. Cela a perturbé les esprits dans un contexte où le marché agricole était plus morose qu’aujourd’hui. »
Les participants se sont accordés à dire que le regain d’optimisme observé aujourd’hui dans le secteur (en raison notamment de la hausse des cours des céréales en 2006) pourrait être favorable à un nouvel essor de l’agriculture raisonnée. Tout en soulignant que seule une adhésion massive à cette qualification pourra avoir un impact environnemental réel.





