Ecologie - Ce que Nicolas Hulot propose pour l’agriculture française
S’il n’a pas encore décidé de son éventuelle candidature à l’élection présidentielle, Nicolas Hulot a en revanche les idées claires quant aux grandes mutations qu’il estime indispensables pour la sauvegarde écologique de la planète. Parmi les principales thématiques qu’il évoque figure l’agriculture. « Nous proposons que les subventions agricoles soient progressivement transférées vers l’agriculture de qualité –biologique, labellisée, d’appellation d’origine contrôlée- en lui ouvrant le marché de la restauration collective », est-il précisé dans son Pacte écologique.
L’organisation de ce marché estimé à 2,6 milliards de repas chaque année s’effectuerait sur la base d’un cahier des charges selon des critères de qualité et de proximité des productions. « Pour ce faire, le gouvernement français devra s’engager dans une renégociation de la Pac afin que les subventions aux producteurs soient progressivement dirigées vers la restauration collective. » Et de conclure : « Sans attendre cette réforme, la France peut commencer à appliquer ce système en transférant les subventions directes dites du « premier pilier » de la Pac. »
Cette défense d’une « agriculture de qualité » transparaît également à travers la dénonciation par Nicolas Hulot de sa vision de « l’agriculture industrielle » : « La spécialisation des systèmes de culture, le recours à des engins motorisés de très forte puissance et l’emploi croissant d’engrais azotés de synthèse entraînent une augmentation de la consommation de pétrole. L’agriculture est devenue l’un des secteurs qui participe le plus à l’effet de serre. »
L’animateur a, par ailleurs, estimé dans une interview au Monde que, concernant la culture des OGM en France, un « moratoire [lui] sembl[ait] évident ». « Quand on est dans un soupçon de risque grave et irréversible, on prend des mesures de suspension, et on se donne le temps et les moyens de l’évaluer », a-t-il jugé.






