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France 5:Les BIOS du vignoble - Envoyé spécial le BIO BUSINESS.... Options
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ecophyto
Envoyé le: Sunday, November 20, 2011 7:04:21 PM

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Le Resume

Ils sont Français, mais aussi Italiens, Espagnols, Américains ou Chiliens. C'est une espèce de "secte internationale" qui saupoudre des "ions de corne de boeuf" sur leurs vignes, et attend la pleine lune pour vendanger.



Longtemps, ils ont été méprisés par la grande majorité des vignerons de la région. Ils passaient des jours entiers à labourer à la charrue, à tailler et à vendanger à la main, quand les autres les toisaient du haut de leur tracteur en aspergeant leurs vignes de désherbants et autres produits phytosanitaires.



Mais depuis dix ans, "les bio" ont commencé à gagner la bataille du consommateur.



Inquiétude sanitaire ? Vins meilleurs ? Les acheteurs du monde entier se les arrachent. A tel point que certains des plus grands crus ont même adopté leurs pratiques agricoles, sans toutefois le dire pour ne pas être assimilés à la "secte bio".



Qui sont ces révolutionnaires du vignoble, chaque jour plus nombreux ? Pourquoi sont-ils plébiscités par les consommateurs ? Pourquoi ce succès agace-t-il tant certains vignerons traditionnels ?



Ce documentaire revient sur une révolution dans le marché mondial du vin.


documentaires.france5.fr
Ils sont Français, mais aussi Italiens, Espagnols, Américains ou Chiliens. C'est une espèce de "secte internationale" qui saupoudre des "ions de corne de boeuf" sur leurs vignes, et attend la pleine lune pour vendanger. Longtemps, ils ont été méprisés par la grande majorité des vignerons de la région..

Complété le 20/11/2011 à 19:13 :

Il est INADMISSIBLE qu'un organisme comme l'INAO déclasse depuis le début Chateau Le Puy en Vin de pays (il y en a de trés bon!!) au lieu d'AOC et que ce soit ce meme Chateau Le Puy qui dope l'exportations de nos vin !!au Japon notamment.Heureusement les choses changent TRES VITE puisque des lycées viticole visitent désormais cette exploitation,une des première dans le Bordelais qui a toujours été en bio & biodynamie.


Complété le 20/11/2011 à 19:18 :

Un manga dope le vin français

Depuis 2004, une bande dessinée japonaise à succès sur l'œnologie, Les gouttes de Dieu, a provoqué l'augmentation des ventes de plusieurs grands crus bordelais et bourguignons. Alors que les foires aux vins débutent, une adaptation animée sur petit écran relance l'intérêt pour le vin français en Asie.

En cette époque de foire aux vins, la famille Amoreau croule sous les commandes. Depuis 2008, le chiffre d'affaires de son exploitation vinicole, qui produit le grand cru bordelais du Château Le Puy, ne cesse de progresser. Les records s'accumulent depuis un an: ses exportations vers l'Asie se sont envolées au-delà des 30%. En comparaison, l'ensemble des vins d'appellation bordelaise ont connu une forte dépression, perdant 23% de leur valeur et 14% de leur volume à l'exportation.

Le Château Le Puy doit ce miracle avant tout à la bande dessinée nippone. Et plus précisément, à un auteur de mangas. En novembre 2004, Tadashi Agi, scénariste japonais connu de quelques fans pour sa série Les l ois de Kunimitsu – dont le succès très relatif n'avait guère dépassé les frontières de l'archipel –, lance une nouvelle bande dessinée sur le vin français. Non seulement le succès est immédiat mais, très vite, Les gouttes de Dieu devient l'un des mangas les mieux exportés à l'étranger, les publics chinois et américains se passionnant pour cette série. Le récit suit l'affrontement entre les deux fils d'une star de l'œnologie qui, à sa mort, impose à ses potentiels héritiers de découvrir 13 grands vins, symbolisant les douze apôtres et le "messie".

Une bouteille à 18 euros vendue 1.000 euros

La qualité quasi-documentaire de ce manga est la première raison de son succès. Son scénariste possède lui-même une cave étoffée et importe des caisses de grands crus tous les mois. Son amour du vin se confond avec celui qu'il nourrit pour la France. Si les vins de Bourgogne semblent avoir sa préférence – le Clos de la Roche, produit à Nuits-Saint-Georges notamment –, l'auteur a davantage fait la publicité de grands crus bordelais. La raison est simple: le "Bordeaux" reste le vin français le plus connu – ou du moins, le plus vendu – au Japon.

Quelques domaines ont ainsi bénéficié d'une publicité inédite, gratuite et inattendue. Le vin de la famille Amoreau a bénéficié du titre suprême, son Château Le Puy (rattaché aux Côtes de Francs) ayant été qualifié de "gouttes de Dieu". S'il a été révélé aux fans du manga en mars 2009, les ventes ont été considérablement relancées cet automne: en effet, un dessin animé, tiré de la bande dessinée, a relancé l'intérêt du public extrême-asiatique – Japonais, Taïwanais et Chinois en particulier. "Nous avons retiré notre [millésime] 2003 de la vente jusqu'à ce que la déferlante soit passée pour ne pas défavoriser nos clients habituels", a expliqué Jean-Pierre Amoreau, patriarche de la famille, à France Info. Selon lui, certaines bouteilles, vendues 18 euros dans les supermarchés français, se seraient vendus autour de 1.000 euros sur l'archipel nippon.

Le vin français pour les nuls

Et il n'est pas le seul. Tous les vignerons cités dans Les gouttes de Dieu se sont trouvés au cœur d'épiphénomènes, certains de leurs vins se vendant au prix fort les semaines suivant la parution d'un nouveau tome. "Nous n'avons qu'un vin mentionné dans le tome IX de la série: un Château-Poupille 1999, désormais introuvable. Mais les amateurs du manga s'intéressent à tous les millésimes. Résultat: mon volume d'activité a augmenté de 30%", expliquait, en juin dernier sur le site de L'Expansion , Philippe Carille, propriétaire d'un autre domaine bordelais (dans les Côtes de Castillon, cette fois).

Pourtant, les auteurs du manga, Tadashi Agi et son dessinateur Shu Okimoto, ne sont en aucun cas les VRP du vin bordelais hors de l'Union européenne. Leur "mission" reste, selon eux, "pédagogique". En fins connaisseurs, leur récit multiplie les digressions sur les différents domaines de la Romanée Conti ou la décantation du vin en carafe. La bande dessinée pourrait presque passer pour un manuel du vin français pour les nuls. "Cette bande dessinée permet de désacraliser le vin, trop souvent traité avec technicité et tristesse", note Michel Dovaz, œnologue dans la préface de l'une des éditions françaises du manga. Et certes, selon ce spécialiste, "il y a des questions d'appréciations qui favorisent tel ou tel cru", mais cela reste avant tout une œuvre de fiction.

ecophyto
Envoyé le: Sunday, November 20, 2011 7:05:37 PM

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Le bio business

Un reportage de Laurent Hakim et David Da Meda

 

La consommation du bio est en pleine expansion : en moyenne en hausse de 12 à 15 % chaque année. Un quart des Français se déclare consommateur régulier.

Pourtant, l’exploitation des terres en agriculture biologique ne suit pas, et notre pays a recours à l’importation pour satisfaire la demande. La grande distribution surfe sur cette mode du bio, en faisant parfois exploser les prix, ou en se révélant peu exigeante sur les normes sociales ou les bilans carbone. Nous avons enquêté sur cette nouvelle planète du bio qui se révèle un bon business, et sur les premiers bio-tricheurs qui font leur apparition.


Complété le 20/11/2011 à 19:17 :

Bio Cohérence, le nouveau label qui peut tout changer

 

Bien plus exigeant que le label bio européen ou notre "AB" national, Bio Cohérence a été lancé ce lundi par de grands acteurs de l'agriculture bio en France. Il pourrait chambouler le marché dès 2011.

Depuis le 1er janvier 2009, le label bio européen harmonise les pratiques en matière d'agriculture biologique dans l'UE. Du coup, le label AB, bien connu des consommateurs français de produits bio, n'est plus ce qu'il était: désormais calqué sur celui du label européen, son cahier des charges serait insuffisant, regrettent les partisans d'une agriculture bio plus responsable. Or, les labels plus exigeants, tels Demeter ou Nature et progrès, ne sont pas très répandus en France. 

Des pros de l'agriculture bios, et pas des moindres - la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab), les magasins Biocoop et Biomonde, le grossiste bio PrioNatura, les Eleveurs bio de France pour ne citer qu'eux- se sont donc réunis au sein d'Alternative bio pour lancer un nouveau label privé, dont l'idée a germé en 2007, dévoilé ce lundi 12 avril: Bio Cohérence. 

0% d'OGM, 100% bio

"Pour nous, le label européen est un socle, pas un aboutissement", a expliqué lors de la conférence de presse Dominique Técher, viticulteur et président de Bio Cohérence. Ce nouveau label, qui sera contrôlé par les organismes certificateurs habituels (Ecocert, Certipaq, Agrocert, Qualité France et SGS) et attribué par un comité interne à Bio Cohérence, garantira que le producteur respecte, outre le cahier des charges européen, de nombreuses règles supplémentaires: refus catégorique des OGM (alors que les labels européen et AB tolèrent jusqu'à 0,9% d'OGM par ingrédient), obligation pour la ferme d'être 100% bio, alimentation animale 100% bio produite majoritairement dans la ferme, 100% d'ingrédients bio dans les produits transformés (contre 95% pour les labels bio européen et AB), limitation des antibiotiques, des antiparasitaires... En outre, le producteur labellisé s'engagera à effectuer un autodiagnostic de son exploitation afin de faire le point sur ses pratiques et de les améliorer, qu'il s'agisse par exemple du salaire versé à ses employés ou de son impact environnemental. 

Les logos actuels

Le logo AB (Agriculture biologique) est le plus connu en France.  
Son cahier des charges est désormais calqué sur celui du label bio européen, qui devra obligatoirement apparaître sur les produits bio le 1er juillet 2010. 

Bio Cohérence souhaite la plus grande transparence: éleveurs et agriculteurs auront connaissance de leur dossier et sauront pourquoi leur production a été -ou non- labellisée, assure ses représentants, ce qui ne serait pas toujours le cas aujourd'hui avec les autres labels. 

Les premières certifications devraient avoir lieu dans les prochains mois, et les premiers produits apparaître en 2011 dans les rayons. Objectif: faire de Bio Cohérence un label aussi puissant que le Bourgeon en Suisse ou Soil Association en Grande-Bretagne. 

Ces produits seront d'abord vendus dans des magasins spécialisés comme Biocoop et Biomonde. Les grandes surfaces pourraient aussi les distribuer, "mais pas à n'importe quelle condition", préviennent les promoteurs de Bio Cohérence, qui comptent sur l'intérêt croissant des consommateurs pour des produits bio de qualité pour imposer leurs exigences, notamment en terme de prix. 

La récente initiative de Carrefour qui a lancé un label bio "dont le cahier des charges n'impose rien de plus que le label européen" et la propension des grandes surfaces à faire pression sur les producteurs bio pour faire baisser les prix les rendent plutôt méfiants... 

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