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A propos de la résistance à l'antibiotique kanamycine
Nous avons déjà abordé le problème posé par la présence de gènes de résistance aux antibiotiques dans certaines variétés de plantes transgénique. La récente mise sur le marché de la pomme de terre "Amflora" a remis en avant la question de la présence de gènes marqueur de résistance à la kanamycine. La kanamycine est un antibiotique de la famille des aminosides (comme la streptomycine) qui n'est utilisé qu'en médecine vétérinaire, sa toxicité trop élevée le rendant impropre à un usage en médecine humaine (pour infos voir ICI)1.
Rappelons tout d'abord que l'utilisation de gènes marqueurs facilement identifiables est indispensable à la sélection des évènements de transformations lors des premiers stades de production d'une plante transgénique. Les gènes de résistance à un antibiotique, à un herbicide sont particulièrement intéressants parce qu'ils permettent une sélection efficace (seules les plantes transformées peuvent survivre en présence de l'antibiotique ou de l'herbicide). Il existe aujourd'hui bien d'autres méthodes de sélection, il est vrai plus complexes et sophistiquées (marqueurs fluorescents, marqueurs de sélection positive, TILLING, etc …), mais les PGM de première génération sélectionnés à la fin des années 90 et commercialisés aujourd'hui contiennent souvent un gène de résistance à la kanamycine.
Le gène de résistance utilisé est celui codant pour l'enzyme la néomycine phospho-transférase II ou aminoglycoside-3’-phosphotransférase II, APH(3’)II, plus spécifiquement NptII. Ce gène a été isolé de la bactérie Eschericia coli; il a été modifié et est utilisé, non avec son promoteur bactérien d'origine (procaryotique), mais avec une promoteur de type eucaryotique, le promoteur nos de la nopaline synthase.
La présence de tels gènes de résistance dans une plante transgénique pose t'elle de réels problèmes environnementaux ou de santé publique? La réponse que l'on peut donner après plus de 20 ans de travaux de recherche et de culture des PGM sur grande échelle est définitivement NON.
En voici les raisons principales:
· Le risque environnemental majeur réside dans la possibilité d'un transfert horizontal2 du gène de résistance de la plante hôte à un organisme du sol. Selon une vision pessimiste ce transfert résulterait en une augmentation du risque d'apparition de bactéries pathogènes (pour l'homme et les animaux) résistantes aux antibiotiques de la classe des aminosides. Cette vision est contredite par l'observation et l'expérimentation.
o Dans les sols il existe déjà une population bactérienne porteuse du gène Npt, comme cela peut être démontré simplement par culture d'un frottis de sol sur un milieu contenant de la kanamycine. Si transfert horizontal du gène a lieu entre différentes espèces bactériennes dans le sol, il se produit tout le temps hors de la présence de PGM.
o Le gène NptII présent dans une plante transgénique, est placé sous le contrôle d'un gène eucaryotique; il faudrait donc une série d'évènements complexes pour que ce gène soit éventuellement à nouveau placé sous contrôle d'un gène procaryotique.
o Il n'existe pas dans les sols de pression de sélection qui pourrait favoriser une augmentation du taux de transfert.
· Les risques pour la santé humaine et animale sont du même ordre; la question qui se pose est de savoir si l'ingestion de matériel végétal contenant le gène NptII pourrait amener à l'apparition de bactéries pathogènes résistantes dans le tractus digestif.
o Les observations que nous avons présentées pour les bactéries du sol s'appliquent aussi aux bactéries du système digestif. La kanamycine n'étant jamais appliquée par voie orale (seulement par injection parentérale ou par voie cutanée) il n'y a pas de pression de sélection pouvant favoriser une augmentation des taux de transfert.
Aujourd'hui, les plantes transgéniques nouvelles ne contiennent plus le gène NptII. Dans le cas de la pomme-de-terre "Amflora", il faut bien réaliser que cette variété a été créée et soumise à approbation il y a plus de dix ans. La complexité des procédures d'autorisation, les multiples oppositions, ont fait qu'elle ne sera commercialise que cette année.
Compte tenu du contexte médiatique et de l'agitation politique qui entoure la culture des PGM, on ne peut pas dire que la firme BASF soigne particulièrement son image publique en insistant pour commercialiser cette variété; on ne peut pas cependant, sauf à être de mauvaise foi, prétendre que ces cultures vont mettre en danger l'environnement ou la santé publique.
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Bien Boca...l'EFSA pour lequel on jugera de lui donner du crédit, ou non déclare :
L’Efsa a notamment jugé que « lors de l’utilisation de plantes génétiquement modifiées (GM), il est peu probable que le transfert des deux gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques nptII et aadA à partir de plantes GM vers des bactéries engendre des effets indésirables sur la santé humaine et sur l’environnement.
Mais dis moi, qu'a t on à y gagner ? Une patate plus couteuse qui vient d'un traffic de gène par l'UIPP...que intéret ?
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Mac le givré écrit : Mais dis moi, qu'a t on à y gagner ? Une patate plus couteuse qui vient d'un traffic de gène par l'UIPP...que intéret ?
Je pense qu’a lire toutes tes contributions un esprit subtil peut discerner que tu es hostile à la technologie de la trangénèse ! Appliquant la méthode « Coué » tu répètes des arguments trouvés dans les poubelles du web pour étayer tes convictions .
Tu as développé le thème des OGM pesticides, terme utilisé d’ailleurs d’une manière abusive jusqu’au sommet de l’état, puis les ravageurs secondaires qui seraient un problèmes aux USA comme en Inde, la sélection des adventices résistants au glyphosate... Autant d’arguments de mauvaise foi pour un technicien de ton niveau qui doit parfaitement savoir que ces inconvénients qui ne sont pas le seul fait des cultures d’OGM sont parfaitement maîtrisables .
La pomme de terre génétiquement modifiée Amflora, doit pouvoir échapper a tes arguments. Elle ne produit pas artificiellement d’insecticide , et n’est pas tolérante aux herbicides. Ce n’est donc pas « une plante pesticide » sa culture ne provoquera pas de sélection d’adventices résistantes. Et l’UIPP n’y a aucun intérêt ! ..
Amflora est une pomme de terre industrielle . Ce genre de pomme de terre de qualité féculière existe depuis toujours . La partie d’amidon qui intéresse les industriels est l’amylopectine . Par une modification génétique qui inhibe la synthèse de l’amylose, Amflora produit de l’amylopectine pure . C’est la réponse a ta question :« qu’a t on à y gagner ? » Un gain ENVIRONNEMENTAL indéniable, puisque l’opération chimique de séparation les deux types d’amidon n’est plus nécessaire , ce qui génère de considérables bénéfices environnementaux par économie d’eau et d’énergie ……C’est donc une variété transgénique respectueuse de l’environnement et parfaitement compatible avec les objectifs du Grenelle de l’Environnement
Maintenant la présence d’un gène marqueur de résistance aux antibiotiques , qui a provoqué un tollé chez les écologistes radicaux José Bové, Corinne Lepage , Lylian LeGoff (de FNE) Sarah Pecas de Greenpeace et dans les partis politique jetant prématurément l’anathème sur l’EFSA . Tous ces bien pensants auraient du prendre le temps de l’étude et de la réflexion ….
C’est un gène marqueur de résistance à la Kanamycine . En raison de sa toxicité, cet antibiotique n’est utilisé qu’en médecine vétérinaire . Affirmer comme Greenpeace que ce pourrait avoir des conséquences sur les traitements de la tuberculose est un MENSONGE . Même erreur sur les risques de consommation de cette pomme de terre , les aminosides dont fait partie la kanamicine ne sont pratiquement pas résorbés par le tube digestif . C’est pourquoi en médecine vétérinaire cet antibiotique n’est pas utilisé par voie orale, mais uniquement en piqûre intramusculaire, intraveineuse, ou sous cutanée.
C’est cette sécurité absolue qui a permis à la majorité de 40 scientifiques sur 42 de l’EFSA de conclure que cette présence de gène marqueur a été examiné avec la plus grande attention , et que la décision repose sur une somme considérable de connaissances scientifiques rigoureuses .
Pour tes prochaines interventions peux-tu méditer les propos de Barach Obama "Il faut faire en sorte que les faits et les preuves ne soient pas déformés ou occultés par la politique ou l'idéologie. Il faut écouter ce que les scientifiques ont à nous dire, même si cela dérange, surtout si cela dérange…"
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Mon cher Bocaorne, je me suis contenté de te demander l'intéret d'un tel OGM.
En effet il existe déjà des variétés non OGM avec les mêmes propriétés :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/le-point-sur-la-pomme-de-terre-ogm-amflora_22897/
Il existe des alternatives
Pour certains, cette méthode ne se justifie pas, notamment parce qu’il existe des alternatives pour produire de l’amylopectine à but industriel. Deux variétés de pomme de terre non OGM ont en effet été mises au point qui ne produisent que cette forme d’amidon.
Même si 'il est peu probable ' qu'on ai des emmerdements je me pose la question de l'intéret...
Mais si tu nous parles de l'amour des OGM et de la dépendance aux grands semenciers alors j'ai moins d'arguments...l'amour ça se discute pas, je croyais juste que le but c'était de gagner sa vie avec ses cultures.
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Mon cher Mac je constate avec satisfaction que tu fais d’énormes progrès . J’ai lu avec intérêt le lien sur Futura Science que tu me proposais et vu que, effectivement en Aout 2004 il était question de produire des pommes de terre dépourvues d’amylose .
Je ne sais pas si ces recherches ont abouti a la création de variétés commercialisées actuellement et si l’alternative existe comme tu l’affirmes . Ce que je constate, c’est que dans l’exemple cité la neutralisation du gène de l’amylose était obtenu par MUTATION C’est à dire par l’action d’ethyl-méthanesulfonate .En Novembre tu considérais que les plantes ainsi obtenues étaient des OGM …..
Le 7 novembre 2009 , concernant la mutagénèse tu écrivais « Moi je dirais simplement qu'on distingue deux types d'OGM, Organisme génétiquement modifiés : Ceux modifiés en y introduisant un gène d'une autre espèce, Ceux modifiés en modifiant un ou plusieurs de ses gènes par irradiation ou action chimique Dans les deux cas ils sont génétiquement modifiés ». Il s’agissait à l’époque de Tournesols tolérants à un herbicide .
Les cours et la patience pédagogique de GFP t’ont été bien profitables
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Mac le givré a écrit:Deux variétés de pomme de terre non OGM ont en effet été mises au point qui ne produisent que cette forme d’amidon.
Comme le fait remarquer Bocaorne je trouve amusant que Mac qualifie ces variétés de "non-GM" après la longue discussion que j'ai eu avec lui où il qualifiait les plantes mutées d'OGM. Ces patates ont effectivement été sélectionnées après mutagenèse. Ce qui est intéressant dans cette histoire c'est que l'on a ici deux variétés de pomme de terre présentant exactement les mêmes propriétés mais obtenues par deux techniques différentes. Les mêmes gènes ont été ciblés pour ces deux patates. Par mutagenèse on a sélectionné une plante portant une mutation inactivant un des gènes impliqués dans la synthèse d'amylose. Par transgenèse on a ciblé par une stratégie dite "anti-sens" exactement le même gène. La stratégie anti-sens consiste à exprimer le gène que l'on veut "éteindre" en l'exprimant dans le "sens inverse" comme expliqué dans le schéma ci-dessous.

L'Amflora exprime donc un gène de patate en sens inverse (et un gène marqueur).
De son côté la pomme de terre mutée a été sélectionnée en utilisant une technique appelée "TILLING". Je pourrais la décrire plus en détail pour ceux que ça intéresse. En gros c'est une technique qui permet de sélectionner des mutations parmi une collection de plantes mutantes dans une zone du génome donné. Les créateurs de cette patate qui sera commercialisée dès 2010 envisagent son utilisation dans l'industrie mais aussi pour des applications destinées à l'alimentation humaine.
Ce qui est amusant c'est que l'Amflora a subit tout une batterie de tests destinés à montrer qu'elle ne présente pas de risque pour l'environnement et la santé mais cette patate mutée, elle, n'a besoin d'aucun test particulier.
Où cette histoire de patate devient étrange c'est dans les réactions politiques. Chantal Jouanno déclare ne pas reconnaitre l'expertise de l'EFSA.
C'est avoir la mémoire courte ou une totale méconnaissance du sujet.
La CGB 'Commission du Génie Biomoléculaire" estimait dès 2005 que cette patate ne présentait pas de risques particuliers.
De même que l'Afssa.
Chantal Jouanno ne reconnait donc pas non plus l'expertise française en la matière. Ou alors hypothèse bien plus probable, c'est la proximité des élections qui lui cause ces problèmes de mémoire.
La "grosse" différence entre la patate mutée et la patate GM est la présence du gène nptII dans l'Amflora. Je mets ça entre guillement car le gène nptII ne présente pas de risques particuliers pour l'environnement ou la santé. Il est déjà très abondant dans la nature.
Qu'est-ce qui pourrait faire pencher la balance en la faveur de l'une ou de l'autre? Pas facile. Il faudrait voir laquelle de ces patates présente les meilleurs rendements et les prix de vente de l'une et l'autre.
L'autre question est aussi de savoir si les délinquants volontaires vont s'attaquer à ces champs de patates. La patate mutée ne nécessite aucune déclaration particulière et permettra au cultivateur de dormir sur ses deux oreilles. Oui, c'est une question délicate, je serais agriculteur j'opterais pour la patate mutée, pas pour des raisons sanitaires ou environnementales, simplement pour des raisons de tranquilité d'esprit vis à vis de la sécurité de ma récolte. Mais c'est malheureux d'en arriver là.
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Inscrit le: 1/16/2009 Messages: 1,673
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Oh GFP on te croyait en mission sur mars...dommage tu t'es pas perdu.
J'ai donc fourché et toutes les pomme de terre citées sont OGM. Toute façon de ce que j'ai lu cela n'apporte pas grand chose par rapport au maïs et le marcher n'est pas très demandeur.
Et puis nos obtenteurs d'OGM sont tellement bien réputés et adroits qu'il suffit de mettre une pomme de terre OGM sur le territoire, fut elle d'industrie, pour faire chuter la consommation de pomme de terre.
Donc à savoir si on veut le bien de l'agriculture ou des phytosanitaires obtenteurs...
Les gens sont bêtes, quand on leur a déjà mentis plusieurs fois ils prennent les auteurs des mensonges pour des menteurs...
Et puis c'est amusants ces obtenteurs d'OGM qui ont tous débuté et prospéré dans les pesticides, marcher qui doit saturer un peu sans les OGM et qui décident d'un coup de nourrir (les riches de) la planète...avec des patates d'industrie.
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bocaorne a écrit:
A propos de la résistance à l'antibiotique kanamycine
Nous avons déjà abordé le problème posé par la présence de gènes de résistance aux antibiotiques dans certaines variétés de plantes transgénique. La récente mise sur le marché de la pomme de terre "Amflora" a remis en avant la question de la présence de gènes marqueur de résistance à la kanamycine. La kanamycine est un antibiotique de la famille des aminosides (comme la streptomycine) qui n'est utilisé qu'en médecine vétérinaire, sa toxicité trop élevée le rendant impropre à un usage en médecine humaine (pour infos voir ICI)1.
Rappelons tout d'abord que l'utilisation de gènes marqueurs facilement identifiables est indispensable à la sélection des évènements de transformations lors des premiers stades de production d'une plante transgénique. Les gènes de résistance à un antibiotique, à un herbicide sont particulièrement intéressants parce qu'ils permettent une sélection efficace (seules les plantes transformées peuvent survivre en présence de l'antibiotique ou de l'herbicide). Il existe aujourd'hui bien d'autres méthodes de sélection, il est vrai plus complexes et sophistiquées (marqueurs fluorescents, marqueurs de sélection positive, TILLING, etc …), mais les PGM de première génération sélectionnés à la fin des années 90 et commercialisés aujourd'hui contiennent souvent un gène de résistance à la kanamycine.
Le gène de résistance utilisé est celui codant pour l'enzyme la néomycine phospho-transférase II ou aminoglycoside-3’-phosphotransférase II, APH(3’)II, plus spécifiquement NptII. Ce gène a été isolé de la bactérie Eschericia coli; il a été modifié et est utilisé, non avec son promoteur bactérien d'origine (procaryotique), mais avec une promoteur de type eucaryotique, le promoteur nos de la nopaline synthase.
La présence de tels gènes de résistance dans une plante transgénique pose t'elle de réels problèmes environnementaux ou de santé publique? La réponse que l'on peut donner après plus de 20 ans de travaux de recherche et de culture des PGM sur grande échelle est définitivement NON.
En voici les raisons principales:
· Le risque environnemental majeur réside dans la possibilité d'un transfert horizontal2 du gène de résistance de la plante hôte à un organisme du sol. Selon une vision pessimiste ce transfert résulterait en une augmentation du risque d'apparition de bactéries pathogènes (pour l'homme et les animaux) résistantes aux antibiotiques de la classe des aminosides. Cette vision est contredite par l'observation et l'expérimentation.
o Dans les sols il existe déjà une population bactérienne porteuse du gène Npt, comme cela peut être démontré simplement par culture d'un frottis de sol sur un milieu contenant de la kanamycine. Si transfert horizontal du gène a lieu entre différentes espèces bactériennes dans le sol, il se produit tout le temps hors de la présence de PGM.
o Le gène NptII présent dans une plante transgénique, est placé sous le contrôle d'un gène eucaryotique; il faudrait donc une série d'évènements complexes pour que ce gène soit éventuellement à nouveau placé sous contrôle d'un gène procaryotique.
o Il n'existe pas dans les sols de pression de sélection qui pourrait favoriser une augmentation du taux de transfert.
· Les risques pour la santé humaine et animale sont du même ordre; la question qui se pose est de savoir si l'ingestion de matériel végétal contenant le gène NptII pourrait amener à l'apparition de bactéries pathogènes résistantes dans le tractus digestif.
o Les observations que nous avons présentées pour les bactéries du sol s'appliquent aussi aux bactéries du système digestif. La kanamycine n'étant jamais appliquée par voie orale (seulement par injection parentérale ou par voie cutanée) il n'y a pas de pression de sélection pouvant favoriser une augmentation des taux de transfert.
Aujourd'hui, les plantes transgéniques nouvelles ne contiennent plus le gène NptII. Dans le cas de la pomme-de-terre "Amflora", il faut bien réaliser que cette variété a été créée et soumise à approbation il y a plus de dix ans. La complexité des procédures d'autorisation, les multiples oppositions, ont fait qu'elle ne sera commercialise que cette année.
Compte tenu du contexte médiatique et de l'agitation politique qui entoure la culture des PGM, on ne peut pas dire que la firme BASF soigne particulièrement son image publique en insistant pour commercialiser cette variété; on ne peut pas cependant, sauf à être de mauvaise foi, prétendre que ces cultures vont mettre en danger l'environnement ou la santé publique.
Mouais, t'iras expliquer aux enfants... comment faire pour rouler dans la farine les paysans, des patates payer à 0.075 €/kg ?
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Mac le givré a écrit:Oh GFP on te croyait en mission sur mars...dommage tu t'es pas perdu.
Et non, dommage pour vous j'essaye encore de suivre ce qui se passe sur ce blog.
Mac le givré a écrit:J'ai donc fourché et toutes les pomme de terre citées sont OGM. Toute façon de ce que j'ai lu cela n'apporte pas grand chose par rapport au maïs et le marcher n'est pas très demandeur.
Et le maïs waxy vous ne pensez quoi, c'est un OGM?
Si vous le considérez "OGM" il faut prévenir vos amis faucheurs. Il y avait dans les 40000 ha de maïs OGM cultivés en France l'année dernière dans ce cas... et ils cherchent désespérement des champs à saccager.
Mac le givré a écrit:Et puis nos obtenteurs d'OGM sont tellement bien réputés et adroits qu'il suffit de mettre une pomme de terre OGM sur le territoire, fut elle d'industrie, pour faire chuter la consommation de pomme de terre.
Vous vous trompez de cible. Je dirais plutôt que les anti-OGM sont tellement adroits pour vendre leurs peurs qu'ils ont rendu la majorité de la population paranoïaque sur les OGM. Il suffit de voir qui a eu accès aux journaux pour s'exprimer sur cette patate GM pour réaliser que la situation n'est pas prêt de changer en France: Bové, Lepage, Séralini, Duflot, greenpeace... que des anti-OGM fanatiques.
Mac le givré a écrit: Donc à savoir si on veut le bien de l'agriculture ou des phytosanitaires obtenteurs...
??
Mac le givré a écrit:Les gens sont bêtes, quand on leur a déjà mentis plusieurs fois ils prennent les auteurs des mensonges pour des menteurs...
Il faudrait que vous expliquiez ce que vous voulez dire par là.
C'est pour ça que vous citez des individus comme Mae-Wan Ho sur l'autre fil?
J'espère que cet article est en accès libre. Si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à le demander par mp. Il explique bien au combien Mae-Wan Ho est peu crédible, même dans son domaine de compétence (la génétique) ou son imagination délirante lui jour des tours.
Et plus de prétendre que le promoteur 35S va réveiller des virus endormis dans notre génome et nous donner le cancer cette dame prétend aussi qu'une bactérie qui acquérerait le gène codant la protéine barnase deviendrait une bactérie pathogène pour tout organisme vivant. Elle s'imagine aussi que si l'on introduisait dans une plante un gène la rendant stérile et que ce gène se disperçait dans la nature il causerait la disparition de toute les formes de plantes apparentées. Ce genre d'arguement s'apparente plus à de la science fiction qu'autre chose mais certaines personnes naïves y croient, c'est triste.
Des mensonges j'en ai trouvé bien plus du côté des activistes anti-OGM que de l'industrie.
Mac le givré a écrit:Et puis c'est amusants ces obtenteurs d'OGM qui ont tous débuté et prospéré dans les pesticides, marcher qui doit saturer un peu sans les OGM et qui décident d'un coup de nourrir (les riches de) la planète...avec des patates d'industrie.
Nourrir les riches? L'Amflora est destinée à faire du plastique et du béton. Et BASF ne faisait pas que des pesticides. Il faisait aussi des cassettes VHS. Mais peut-être ont-ils compris que l'avenir est plus dans les biotechnologies que dans la chimie pure et dure.
Il n'y a pas aucun arguement valable pour s'opposer à l'Amflora. Au pire les anti-OGM pourront dire qu'elle est inutile. Si c'est le cas le marché se chargera de la faire disparaitre.
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GFP a écrit:
Il n'y a pas aucun arguement valable pour s'opposer à l'Amflora. Au pire les anti-OGM pourront dire qu'elle est inutile. Si c'est le cas le marché se chargera de la faire disparaitre.
Ben si justement l'argument est dans l'avis de l'EFSA pourtant ultra favorable à l'industrie OGM :
L’Efsa a notamment jugé que « lors de l’utilisation de plantes génétiquement modifiées (GM), il est peu probable que le transfert des deux gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques nptII et aadA à partir de plantes GM vers des bactéries engendre des effets indésirables sur la santé humaine et sur l’environnement.
Pour moi 'peu probable que cela engendre des effets indésirables sur la santé humaine' je trouve ça encore trop risqué surtout pour un truc inutile.
Mais je comprend que ceux qui le vendent voient les choses différement.
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Mac le givré a écrit:Ben si justement l'argument est dans l'avis de l'EFSA pourtant ultra favorable à l'industrie OGM.
L’Efsa a notamment jugé que « lors de l’utilisation de plantes génétiquement modifiées (GM), il est peu probable que le transfert des deux gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques nptII et aadA à partir de plantes GM vers des bactéries engendre des effets indésirables sur la santé humaine et sur l’environnement.
Vous auriez pu citer d'autres extraits du résumé de l'avis sur le risque de l'utilisation de gène marqueurs de résistance aux antibiotiques, par exemple:
EFSA a écrit:Dans leur avis scientifique commun, les groupes GMO et BIOHAZ ont conclu qu’il n’a pas été observé que des transferts de GMRA [gène marqueur de résistance aux antibiotiques] se soient produits depuis des plantes génétiquement modifiées vers des bactéries, que ce soit dans des conditions naturelles ou en laboratoire. L’absence de séquence ADN identique entre les plantes génétiquement modifiées et les bactéries constitue le principal obstacle à la captation stable des gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques à partir des plantes génétiquement modifiées vers les bactéries.
Les groupes ont conclu que les gènes de résistance aux antibiotiques nptII et aadA sont présents à des fréquences diverses dans différentes espèces ou souches de bactéries, et dans différents environnements. Des analyses récentes de populations bactériennes globales effectuées à l’aide des technologies les plus avancées[4] ont démontré que les gènes de résistance aux antibiotiques kanamycines, néomycines et streptomycines sont présents dans tous les environnements ayant fait l’objet de recherches. La présence d’antibiotiques dans l’environnement et l’utilisation d’antibiotiques sont des facteurs clés qui activent la sélection et la dissémination des gènes de résistance aux antibiotiques.
http://www.efsa.europa.eu/EFSA/efsa_locale-1178620753816_1211902569389.htm
Comme le signalait Bocaorne un peu plus ahut les gènes de résistances aux antibiotiques utilisés dans les PGM sont déjà présents dans l'environnement (depuis des millions d'années). Et je vous rappelle comme le fait l'EFSA dans son avis que la probabilité de transfert de bactérie à bactérie est des milliers de fois plus élevée que de plante à bactérie (ce type transfert n'ayant pas été démontré jusqu'à présent dans les conditions naturelles).
Sur l'Amflora, l'EFSA nous dit que:
EFSA a écrit:Dans l’éventualité improbable d’un transfert horizontal de séquences de gènes entre la pomme de terre génétiquement modifiée et des bactéries, celles-ci ne constitueraient pas de problème supplémentaire pour la santé humaine, ni pour l’environnement. Aucun effet indésirable sur des organismes associés aux plantes et sur la fonction du sol n’a été observé ou aurait une probabilité de survenir dans le cadre de la culture de la pomme de terre EH92-527-1.
http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/scdoc/323.htm
Mac le givré a écrit:Pour moi 'peu probable que cela engendre des effets indésirables sur la santé humaine' je trouve ça encore trop risqué surtout pour un truc inutile.
Avec vous même si l'EFSA vous disait que c'est strictement impossible ce serait encore trop. On pourrait dire de même avec la pomme de terre en général. Il est peu probable que vous ayez des effets indésirable à manger de la pomme de terre (non-GM) pour vous ou votre environnement (sauf si la patate vous provoque des flatulences).
Et dire qu'elle est inutile est un raccourci qui mériterait d'être justifié. L'industrie cherche des sources d'amylopectine facile à exploitée (la purification à partir de papate conventionnelles coute cher). Les rendements de la pomme de terre sont d'environ 40 tonnes à l'ha, soit 3 à 4 fois plus que le maïs waxy (dont vous ne m'avez pas dit si vous le classez dans les OGM). Je trouve au contraire qu'une patate produisant de l'amylopectine pure peut être très utile, que ce soit pour les besoins de l'industrie mais aussi pour l'environnement (moins de surfaces nécessaires, moins d'eau et moins d'énergie... les verts devraient être ravis).
L'article que je vous donnais plus haut indique qu'en Allemagne la seule industrie du papier et de la colle requiert 500000 tonnes par an d'amylopectine ultra pure. Le marché est donc conséquent. 10 à 15000 ha de cette PdT permettrait de couvrir la demande du marché allemand. Si cette PdT n'est pas "utile" comme vous le prétendez elle disparaitra d'elle-même. L'avenir nous le dira.
Je serais aussi curieux d'entendre vos arguments pour s'opposer à la patate mutée (que vous considérez comme un OGM) présentant les mêmes caractéristiques que l'Amlora. Elle est "inutile" elle aussi? Elle présente un "risque" trop important pour vous?
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Eh oui malgré tout ton blabla, tout est dans la conclusion :
http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/scdoc/323.htm
En conclusion, le groupe GMO considère que les informations disponibles sur la pomme de terre EH92-527-1 apportent réponse aux questions en suspens soulevées par les États membres et estimequ’il est peu probable que la pomme de terre EH92-527-1 ait, dans le cadre de ses utilisations prévues, un effet indésirable sur la santé humaine ou sur l’environnement
Et pour moi estime (c'est déjà un bémol, il y a spéculation) peu probable c'est encore trop surtout qu'il est bien précisé 'dans le cadre de ses utilisations prévues' .
Mais vu le pognon investi tout le monde ne raisonne pas pareil, je comprend bien.
Pour
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Mac le givré a écrit:Et pour moi estime (c'est déjà un bémol, il y a spéculation) peu probable c'est encore trop surtout qu'il est bien précisé 'dans le cadre de ses utilisations prévues' .
C'est vrai qu'à la lecture complète du dossier j'ai noté qu'ils n'ont pas évaluer les conséquences de l'utilisation de l'Amflora dans un ****** à patate.
Plus sérieusement j'ai la méchante impression que vous tournez en rond. Vous me ressortez quasiment mot pour mot le même commentaire que le précédent. Je suis d'ailleurs prêt à parier que vous craignez quelque chose de "peu probable" mais vous n'avez même pas idée du risque en question.
Le risque de transfert du gène de résistance aux bactéries de votre intestin a été estimé à 10-e27. Même si une bactérie récuprait ce gène le rsique qu'il y ait des conséquences néfastes est encore plus faible car de nombreuses bactéries de votre intestin possèdent déjà ce gène!
C'est bien à le coeur du problème. Les gens craignent les dangers qu'ils ne peuvent pas évaluer. A côté de ça vous prenez votre voiture, l'avion, buvez du café et d'autres activité dont vous conaissez les risques.
Dès qu'on tombe dans l'irrationnel la plupart gens ne savent plus faire une évaluation du risque de façon cohérente.
Et vous vous obstinez à esquiver mes questions, dommage. Vous ne m'avez pas non plus pourquoi cett patate seait "inutile". Je vous ai montré plus haut que le marché de l'amidon est assez conséquent et que la demande pour de l'amylopectine pure est forte.
Complété le 11/03/2010 à 11:30 : PS: il y a un mot qui passe pas. Le "****** à patate" est un "f.u.s.i.l. à patate"
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Bonjour,
Mac le givré, vous avez systématiquement, une aversion envers l'argent, qui me fait penser que vous travaillez bénévolement !
Autrement, vous devez admettre, qu'il n'y a pas d'entreprises philanthropiques et heureusement pour ceux qui travaillent pour celles ci.
Malgré les informations techniques pertinentes qui vous sont fournies, vous contestez l'évidence qui est:
que cette pomme de terre OGM élaborée évidemment avec un "gène marquer" utilisé que pour élaborer
celle ci, n'entraîne aucun danger pour la santé humaine.
Celui ci, à permis uniquement, de sélectionner quelques cellules qui ont incorporé l'ADN étranger en applicant l'antibiotique sur les cellules.
Un deuxième gène végétal, va permettre la fabrication de l'amidon qui sera donc différent de l' amidon que l'on trouve habituellement dans les pommes de terre.
Et, si les résidus industriels servent à l'alimentation animal,vous n'encourez aucun danger comme l'on indiqué GFP et bocaorne.
En espérant, avoir atténué votre angoisse maladive envers cette pomme de terre, qui ne sera jamais mise en vente pour la consommation humaine.
Merci à bocaorne et GFP pour les explications pertinentes afférentes à cette patate !
Bonne fin de journée.
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On peut faire beaucoup d'excès de vitesse, de prise de risque sans pour autant avoir un accident.
Mais le jour ou on a l'accident, pas le petit poc mais le truc qui handicape ou ***, qui cloue dans un fauteuil ou nécessite des années de rééducation en bouleversant sa vie on se demande à quoi rimait cette prise de risque qui ne servait qu'à gagner 5 minutes...
L'EFSA n'est pas affirmatif malgrés ses positions pro OGM...pourquoi être plus royaliste que le roi ??? Ah oui j'oubliais...le chiffre d'affaire, le retour sur investissement.
Ben justement il faut choisir ce qu'on privilégie.
J'ai choisis.
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Mac le givré a écrit:On peut faire beaucoup d'excès de vitesse, de prise de risque sans pour autant avoir un accident.
La demande de mise sur le marché de l'Amflora remonte à 2003 (7 ans). Sa mise au point à 1994 (16 ans)... et vous parlez " d'excès de vitesse"!
" de prise de risque"... mais où est le risque? Décrivez le donc ce fameux risque dont vous nous rebattez les oreilles mais dont vous êtes incapable de définir. En quoi cela serait plus risqué de planter cette patate qu'une patate ordinaire?
Mac le givré a écrit:L'EFSA n'est pas affirmatif malgrés ses positions pro OGM L'EFSA n'est pas "pro-OGM". L'EFSA évalue les dossiers suivant des lignes directrices très précises en collaboration avec les instances d'évaluation nationales et émet un avis.
Ni l'EFSA ni personne ne peut pas vous garantir le "risque zéro". Le risque zéro n'existe pas, quoi que vous fassiez. L'EFSA conclue donc en toute logique qu'il est peu probable qu'un incident arrive. Et pour reprendre la métaphore de la voiture, en conduisant à 10km/h il est peu probable qu'un accident vous arrive... mais ce n'est pas totalement impossible.
Mac le givré a écrit:Ah oui j'oubliais...le chiffre d'affaire, le retour sur investissement.
Le chiffre d'affaire de l'EFSA?
L'EFSA se contrefout du chiffre d'affaire des compagnies qui soumettent des dossiers. Elle ne s'intéresse qu'aux arguments scientifiques.
Mac le givré a écrit:Ben justement il faut choisir ce qu'on privilégie.
Dans le cas de l'Amflora on privilégie l'utilisation d'une PdT qui permet de réduire l'impact environnemental de la production d'amylopectine.
Mac le givré a écrit:J'ai choisis.
Vous préférez choisir la solution qui consiste à ne rien faire et continuer à produire de l'amylopectine en utilisant des procédés couteux en eau et en énergie alors qu'une solution présentant des risques quasi inexistants existe.
Votre problème Mac c'est que vous refuseriez n'importe quel OGM quel que soit les bénéfices évidents qu'il peut apporter.
Je remarque encore une fois que vous esquivez certaines remarques et questions que je posais plus haut pour me répéter pour la troisième fois la même chose.
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http://www.leparisien.fr/une/soupcons-sur-l-independance-des-experts-ogm-de-bruxelles-05-03-2010-836429.php
Depuis que Bruxelles a autorisé mardi la culture de la pomme de terre OGM Amflora en se fondant sur l’avis positif de l’EFSA, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les méthodes d’évaluation de ces scientifiques et leur manque d’indépendance

Complété le 12/03/2010 à 01:19 : Je suis certe méfiant quand on me parle de payer plus cher quelque chose de gratuit par le passé...mais moi je remarque que comme les membres de l'EFSA vous êtes assez systématiquement favorables aux OGM quels qu'ils soient...
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Mac le givré a écrit:Depuis que Bruxelles a autorisé mardi la culture de la pomme de terre OGM Amflora en se fondant sur l’avis positif de l’EFSA, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les méthodes d’évaluation de ces scientifiques et leur manque d’indépendance
Et quelles sont ces "voix qui s'élèvent"? ... Mince, que des antis-OGM patentés. N'ayant comme vous aucun argument pour s'opposer à l'avis d'autorisation lui-même les antis s'en prennent directement à l'agence en tentant de détruire sa réputation (avec la complicité bienveillante des journaleux et des politiques) selon l'adage "quand on veut se débarasser de son chien on dit qu'il a la rage". Vous ne trouvez pas étonnant que ce ne soit que les experts du panel OGM de l'EFSA que l'on accuse de corruption et de manque d'indépendance? Etonnant n'est-ce pas quand on sait que les autres panels d'experts ont rendus plusieurs centaines d'avis scientifiques! Vous oubliez aussi que l'autorisation d'une PGM se fait en collaboration avec l'ensemble des experts des 27 pays de l'union. Vous oubliez que chaque citoyen peut soumettre des commentaires à l'EFSA lors du processus d'homologation? Ce que font les antis en s'en prenant à l'EFSA ça porte un nom, c'est du populisme et de la démagogie.
Mac le givré a écrit:Je suis certe méfiant quand on me parle de payer plus cher quelque chose de gratuit par le passé..
Vous parlez de quoi, de l'Amflora? Il n'existait pas de patate produisant de l'amylopectine pure "par le passé" (dont vous êtes un grand nostalgique). Et à votre avis, quelle proportion de producteurs de PdT conventionnelles replante des tubercules de l'année passée?
Mac le givré a écrit:mais moi je remarque que comme les membres de l'EFSA vous êtes assez systématiquement favorables aux OGM quels qu'ils soient...
Je n'ai pas encore vu un OGM qui présenterait un risque pour la santé ou l'environnement. Les plantes résistantes au Dicamba peut-être, à cause du profil de toxicité du Dicamba, et encore, il faudrait faire une estimation du risque en fonction de ce qui se fait actuellement.
Et vous esquivez toujours les questions que je posais plus haut!
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En constatant la répétition systématique des mêmes arguments, malgré une longue et patiente explication de GFP prouvant l’absurdité de ses théories , on pourrait conseiller à Mac le givré de consulter . L’obsession est un état psychique consistant dans la présence à l'esprit d'une préoccupation . Souvent, elle disparaît sans laisser de séquelles mais peut aussi être plus sérieuse et révéler une névrose.
Parviendra t on a lui apporter suffisamment de preuves pour hâter sa guérison ?
Peut-être avec le communiqué de l’AFBV ( Association Français de Biotechnologie Végétale)
Dans ses 70 membres-fondateurs, l’AFBV dénombre 40 chercheurs dont :
- 15 Directeurs de recherche (INRA, CNRS, CIRAD)
- 14 Académiciens (Académies des Sciences, de Médecine, des Technologies, de l’Agriculture, Vétérinaire)
- D’anciens Directeurs généraux d’Instituts : Institut Pasteur, INRA, CIRAD
Les scientifiques de l’AFBV maintiennent les conclusions de l’AFSSA et de l’AESA, à savoir que les risques du gène de résistance à un antibiotique de cette pomme de terre réservée à des usages industriels, sont négligeables pour l’environnement. De plus la bactérie dont est issu le gène NPTII résistant à un antibiotique et présent dans la pomme de terre Amflora est déjà largement présente dans la nature et dans le corps humain sans avoir démontré un danger quelconque pour la santé.
L’ AFBV s’étonne que les avantages concrets dont bénéficie cette pomme de terre et susceptibles d’intéresser les industriels (papeterie, textiles, chimie…) ne soient que rarement évoqués. Cette nouvelle pomme de terre Amflora permet pourtant d’obtenir 99 % d'amylopectine au lieu de 85 % dans le cas des pommes de terre actuellement sur le marché. Elle diminue ainsi les coûts d’extraction et améliore la compétitivité industrielle de l’amidon issu de cette plante. Elle valorise ainsi une biomasse destinée à des usages industriels, l’une des priorités du gouvernement. Cette innovation est écologiquement positive et s’inscrit parfaitement dans les préoccupations actuelles d’ économie d’énergie et de CO2 sur le plan industriel.
Pour plus de précautions en collaboration avec l’Agence européenne des médicaments (EMEA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), les groupes scientifiques ont également pris en compte l’importance clinique, en médecine humaine et vétérinaire, des antibiotiques envers lesquels les GMRA confèrent une résistance. Le nptII confère une résistance par rapport aux antibiotiques kanamycine et néomycine. Ces deux antibiotiques sont classés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme «antimicrobiens de haute importance» (highly important antimicrobials). La kanamycine est utilisée comme antibiotique de deuxième ligne pour le traitement des infections liées à la tuberculose multi-résistante aux médicaments (MTB); la résistance croissante de la MTB à ces antibiotiques pose un problème au niveau mondial. Cependant, les groupes scientifiques ont observé que le nptII n’était pas impliqué dans la résistance à la kanamycine dans le traitement de la MTB.
Cela répond aux craintes sur la santé et sur l’utilité de cette pomme de terre ! ..
Mac le givré écrit : Depuis que Bruxelles a autorisé mardi la culture de la pomme de terre OGM Amflora en se fondant sur l’avis positif de l’EFSA, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les méthodes d’évaluation de ces scientifiques et leur manque d’indépendance
Comme le dit Guy WAKSMAN Que les marchands de peurs en tous genres, s'attaquent aux experts de l'EFSA, c'est plutôt drôle. Mais de quoi sont-ils eux-mêmes experts ?
Peut-considérer que José Bové ancien syndicaliste paysan, Martine Aubry femme politique, Lylian Le Goff de FNE Sarah Pecas de Greenpeace Daniel Cohn-Bendit et Rebecca Harms ou Encore Corinne Lepage ancienne ministre de l’environnement qui en 1996 avoue son ignorance .lorsqu’elle dit « Je ne connaissais pas cette affaire des OGM, mais instinctivement je me suis dit que l’on ne pouvait pas autoriser un truc pareil » ont la capacité de juger du travail des scientifiques ? ….
L’AFBV dénonce la suspicion récurrente, démagogique et humiliante par des responsables politiques, de l’intégrité des scientifiques des différentes autorités françaises et européennes lorsque leurs conclusions ne coïncident pas avec les thèses de certains lobbys écologistes ou d’intérêts politiques. A la veille d’une consultation du HCB, cette perte de confiance affichée de Mme Jouanno dans la compétence et l’intégrité de nos chercheurs n’est pas de bonne augure
Mac le givré soupçonne la manière dont sont choisi ces experts scientifiques ?
« Concernant le recrutement des experts, l’autorité, installée à Parme (Italie), rappelle que ces derniers sont nommés par le conseil d’administration « après un processus de sélection rigoureux et transparent Parmi les principaux critères de sélection retenus : l’excellence scientifique, l’expérience dans le domaine de l’évaluation des risques et l’indépendance ».
Chaque chercheur est par ailleurs tenu de remplir une déclaration annuelle d’intérêt et les membres des groupes scientifiques doivent renouveler l’opération chaque fois qu’ils sont consultés pour avis.
Interrogé, le généticien Denis Bourguet directeur du Centre de Biologie et Gestion des Populations . (Le CBGP analyse le mode de fonctionnement de systèmes populations-environnement en agriculture et santé publique) affirme : « qu’il n’a par ailleurs pas le sentiment qu’il existe un lobby pro-OGM à l’EFSA ».
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L'EFSA est une agence fantoche à la botte des semenciers, et elle n'ose même pas être affirmative sur l'innocuité...cela me suffit
http://www.enviro2b.com/2010/03/03/ogm-l%E2%80%99expertise-europeenne-au-coeur-de-la-polemique/
Bruxelles explique avoir fondé sa décision à partir des avis positifs rendus par l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA ou EFSA). L’organisme européen fait l’objet d’une polémique sur son indépendance par rapport au lobbying des multinationales, avec une récente affaire qui illustre la porosité de l’organisme européen. Suzy Renckens, directrice du département OGM de l’AESA de 2003 à 2008, est devenue salariée groupe agro-semencier Syngenta, avec comme mission, la sensibilisation des autorités européennes aux vertus des OGM.
http://www.20minutes.fr/article/389036/Environnement-Ecologie-Comment-l-EFSA-valide-t-elle-les-OGM-commercialises.php
Des données fournies par l’industriel
L’EFSA ne produit pas de données, n’effectue pas de recherches, mais se fonde sur des données scientifiques existantes, et généralement fournies par l’industriel.
L'EFSA veut des papiers et les semenciers lui en fournisent...y a qu'à.
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