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UN BON EXEMPLE / Comment les ISLANDAIS sortent de cette CRISE en refusant de la rembourser ..... Options
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cabernet
Envoyé le: Sunday, December 04, 2011 6:43:32 PM

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Le petit peuple islandais (350 000 habitants) a dans un premier temps refusé, par referendum, de rembourser par l'impôt les pertes des banques locales qui s'étaient engluées dans des spéculations catastrophiques pour le compte d'investisseurs essentiellement britanniques ! Dans la foulée, les Islandais ont renversé le gouvernement et mis en place une assemblée constituante de 25 membres élus au suffrage direct par leurs pairs, elle est chargée de réécrire une constitution qui tienne compte de la crise financière de 2008. Un nouveau gouvernement de centre-gauche a été mis en place sous la direction de Johanna Sigurdardottir, femme atypique et très populaire.


www.thalassa.france3.fr
Ce sont trois femmes, déterminées, ambitieuses, pugnaces.
Il y a la jeune Katrin, avocate, écologiste engagée. 
La dynamique Ertla, à la tête d’une petite entreprise d’exportation de fruits de mer.
Et la puissante Katrin qui dirige une des plus importantes usines de fabrication d’huiles de poissons au monde.
Elles ont chacune des personnalités, des expériences, des parcours différents mais elles parlent toutes d’une même voix. Après la tempête financière qui a ruiné leur petit pays, l’Islande, elles dénoncent ce qu’elles appellent « la crise du patriarcat ». « Si les femmes avaient été au pouvoir, nous n’en serions pas là » disent-elles en substance. De fait, les femmes chef d’entreprise, gestionnaires prudentes et peu attirées par la spéculation, n’ont pratiquement pas été touchées par la crise. Alors que le secteur maritime va très mal la société d’Ertla ne s’est jamais aussi bien portée. La société d’huiles de poissons de Katrin double sa production cette année.
Quant à l’autre Katrin, la jeune avocate, elle a été élue pour écrire, au sein d’une nouvelle assemblée de citoyens, la constitution islandaise.
cabernet
Envoyé le: Sunday, December 04, 2011 6:50:51 PM

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"Inside Job" : autopsie d'une crise financière annoncée - LeMonde.fr
www.lemonde.fr
Le Monde.fr - Au fil d'une enquête rigoureuse, Charles Ferguson soumet à ses questions experts et responsables du krach de 2008.
‎.La finance à Wall Street vu son POUVOIR du à ses LOBBIES ,son ARGENT ,a peu à peu colonisé le Monde Politique autant du coté démocrate que républicain depuis 30 ans et RIEN NE CHANGE ! (c'est la meme chose pour Monsanto....)
Aprés la Grande Depression de1930 une loi fut votée (loi Glass-Steagall) INTERDISAIT aux Banques de dépot de se livrer à des placements à RISQUES ,jusqu'en 1999 ou elle fut abrogée (loi Gramm-Leach-Billey) .Une métaphore celle de pétroliers immenses Cloisonnés, pour éviter par temps de houle de FAIRE CHAVIRER LE NAVIRE.La dérèglementation a sonné la FIN de ce cloisonnement ,on a OUVERT les vannes de la FINANCE devenues INCONTROLABLE en inventant des produits Financiers Toxiques&Systémiques(comme pour les OGM,qui par le vent ou les abeilles se disséminent plus loin et contaminent la BIODIVERSITE(nourriture comprise/film Food-Inc
  INSIDE JOB le film qui a couté plus de 20 000 000 000 000 Dollars.
 


Complété le 04/12/2011 à 19:21 :

Inside Job - Bande-annonce - VOST - Vidéo Dailymotion

www.dailymotion.com/.../xfeuml_inside-job-bande-an...27 oct. 2010 - 2 mn
Au cinéma le 17 novembre 2010 Réalisé par Charles Ferguson Commenté par Matt Damon Avec INSIDE JOB ...
cabernet
Envoyé le: Sunday, December 04, 2011 6:52:21 PM

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Complété le 04/12/2011 à 18:55 :

cabernet
Envoyé le: Sunday, December 04, 2011 7:05:43 PM

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Dans le film DSK apparait en temps que Président du FMI (il NOUS fourguera Mario Draghi-ex vice Président Goldman Sachs Europe) .Dans ce monde ou TOUT doit allé vite (en nano seconde ,l'Ordinateur domine) Wall Street et sa "fabrique" de Traders Cocainés (qui ont inventés le logiciel des subprimes!) et facturaient 1000 euro/heure en note de frais des prostitués de luxe.....Aujourd'hui certains pronent la DECROISSANCE en vivant en ermite au fond des bois ,d'autres sont devenus séminaristes et d'autres sont devenus AMIS d'INDIGNES de Wall Street .J'ai gagné TROP D'ARGENT en si peu de temps ,j'ai décidé de CHANGER ,car CEUX les 1% qui continuent dans un système ou 99% s'appouvrissent n'est pas DURABLE pour l'HOMME et sa PLANETE(un homme d'affaire Américain qui aide depuis 2 ans ceux qui sont dans le besoin......)


Complété le 04/12/2011 à 19:08 :


  1. leweb2zero.tv/video/mattlouf_134d7e6865367dd22 mars 2011
    Inside Job - Partie 1/5. Synopsis : La dépression mondiale, dont le coût s'élève à plus de 20 000 milliards de ...
cabernet
Envoyé le: Sunday, December 04, 2011 7:13:08 PM

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Un film de Eric Toledano avec François Cluzet, Omar Sy. A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et...

    • Quand le RICHE paraplégique à besoin du PAUVRE pour trouver un sens à sa vie ,c'est le contraire d'une société dominée par un CAPITALISME IRREGULE , dénoncé par Sarko1 dans son discours de TOULON 2008 ("L’idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, aucune intervention politique, est une idée folle"..) Cette société du TOUT TOUT DE SUITE devient TOXIQUE pour TOUS (meme en PACA....) et en particulier les 1%, car le TROP d'ARGENT au dépend de l'appauvrissement des 99% autres ne fait pas le bonheur.Pour preuve la pendaison d'un des fils Madoff qui ne supportait plus le Vol l'Egoisme et la Cupidité de son pére condamné à 150 ans de prison.

cabernet
Envoyé le: Sunday, December 04, 2011 7:15:58 PM

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« Oui, aujourd’hui, je sais que le lancer de nains, c’est mal, et que c’est mal aussi de partouzer avec quatre *****s, et que c’est mal de manipuler le cours des actions. »

Jordan Belfort nous fait entrer dans le temple de la spéculation mondiale, découvrir ses coulisses mafieuses, ses secrets scandaleux, ses escroqueries énormes. Nul ne les connaît mieux que lui : il n’y a pas si longtemps, tout le monde dans le milieu de la Bourse l’appelait le loup de Wall Street. Comment est-il devenu l’un des hommes les plus riches de New York ? Comment, à force d’excès en tout genre, a-t-il fini arrêté par le FBI ?

Avec un sens hallucinant de la narration et du rythme, Belfort nous raconte son histoire tragi-comique, de ses débuts de trader jusqu’à sa chute vertigineuse, en passant par les sommets de la fortune la plus insolente, les fêtes les plus décadentes, les cocktails de psychotropes les plus fous. Une vie de rock star.

Cette autobiographie du plus dément des requins de la finance restera dans les annales. Parce qu’elle est authentiquement insensée. Et parce qu’elle constitue le faire-part de décès des exubérantes années Bourse. À moins que tout ne recommence de plus belle demain ?

Bientôt adapté à l’écran par Martin Scorsese.

« Jordan Belfort semble sorti d’un livre de Bret Easton Ellis. »
L’Express

« Sans fioritures et souvent hilarant. »
The New York Times Le loup de Wall Street

Manse
Envoyé le: Monday, December 05, 2011 12:43:52 AM

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 Ne pas payer sa dette !!…. les créanciers ont la mémoire longue !!! Islande, pays pauvre, se recentra sur ses fondamentaux, la pêche, l’aluminium et aussi longtemps que possible…le tourisme !. Je souhaite aux jeunes islandais beaucoup de courage, le chalutier, la pêcherie ou l’usine, ne sont pas les emplois rêvés des jeunes gens urbains d’une société de services élaborés….. Mais, comment répondent ces jeunes gens charmants, manucurés, bien habillés,  juste avant le paiement d’un achat dans les magasins aux devantures relookées, Ah oui !... ET AVEC CECI ?…et bien, le reveil risque d'être brutal, cependant, pour aider ce petit peuple : http://www.youtube.com/watch?v=He9RK_FdNlI&feature=related

 

ecophyto
Envoyé le: Monday, December 05, 2011 1:46:40 AM

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Dailymotion - Bjork joga - une vidéo Actu et Politique

www.dailymotion.com/video/x9bnr_bjork-joga_news1 août 2006 - 3 mn

Complété le 05/12/2011 à 01:56 :

L'Islande est un petit pays qui n'a pas l'Euro ,et qui a dit NON aux produits Toxiques en les renvoyant au pays bas et l'Angleterre d'ou ils viennent (Goldman Sachs) il y a aussi l'Irlande qui "sort de la CRISE des subprimes";meme si "elle triche" mais ATTENTION à l'arbre qui cache la foret..... 

http://www.youtube.com/watch?v=zVjuKY2aLss

  • C'est l'Attali Argentin avec un PLAN C.......(pire que TOUT)    

Complété le 05/12/2011 à 01:59 :

Je préfère le PLAN B que nous propose l'économiste Paul Ariès directeur du Sarkophage


Complété le 05/12/2011 à 02:02 :

 

Bonjour,

Après un été mouvementé tant au niveau politique, économique, environnemental, nous avons souhaité nous intéresser plus en détail aux modes alternatifs et ouvrir le questionnement sur le modèle de croissance économique et le développement durable.

Nous avons contacté un expert reconnu en la matière, le politologue Paul Ariès, fondateur du journal d’analyse politique Le Sarkophage, qui prône la décroissance économique comme mode de développement soutenable. L’occasion de découvrir ensemble ce qu’englobe la notion de décroissance et de nous poser des questions sur notre modèle de croissance actuel, non pas pour politiser le débat, mais pour soulever des questions et lancer un débat constructif.

Top PaulAries1 Interview exclusive   Paul Ariès, Directeur du Sarkophage   La décroissance économique, un modèle de développement innovant ? Volet 1

La Rédaction Econov : Monsieur Ariès, merci de nous accorder une interview exclusive sur Econov’. Nous avons souhaité nous poser des questions sur le développement durable et la croissance économique mondialisée. Les récents événements économiques et politiques nous montrent que la réflexion doit être menée autour du développement humain.

Nous avons pour habitude de mettre en avant les initiatives qui se prêtent au jeu du développement durable, dès lors qu’elles respectent vraiment les 3 piliers que sont l’économie, l’environnement, le social. Nous souhaitons nous intéresser aux vôtres!

La Rédaction Econov : Pourriez-vous d’abord nous parler de vous et de vos différentes actions tant dans la décroissance économique que la politique?

Paul Ariès : J’assume pleinement mes deux casquettes : celle du politologue spécialiste de la mondialisation et celle du citoyen engagé au sein de multiples mouvements sociaux. J’ai été un temps Président pour la France d’une petite ONG, le CETIM (Centre Europe Tiers Monde) dont la devise est : « Il n’y a pas un monde développé et un autre sous-développé mais un seul monde maldéveloppé.» J’ai été l’un des meneurs des mouvements anti-malbouffe, anti-sectes, anti-agression publicitaire, contre les nouveaux modes de management, etc. Ma rencontre avec la décroissance a été, pour moi, une façon de mettre de l’ordre, à la fois, dans mes idées et mes engagements. J’avais lancé, en 2004, un journal « L’Immondialisation » pour remettre en cause les « globalivernes » sur l’idée que plus de marché règlerait les problèmes, plus de globalisation allaient créer un paradis sur Terre. Ce journal trop à contre-courant à l’époque n’a malheureusement pas duré longtemps. Sa problématique est aujourd’hui reprise avec les notions de démondialisation/relocalisation. Nous avons lancé, le 14 juillet 2007, un nouveau journal d’analyse politique, le Sarkophage, qui se donne deux objectifs : être un analyseur du « sarkozysme » en tant qu’importation en France de la révolution conservatrice mondiale et être un vecteur de convergence des gauches antiproductivistes et des écologistes antilibéraux. Ce journal a largement contribué à lier le social et l’environnemental, par un retour au politique, grâce notamment à un travail constant avec des municipalités et à une ouverture importante sur le reste du monde.

La Rédaction Econov : vous êtes convaincu que la décroissance économique est un modèle d’avenir. Pouvez-vous nous définir ce qu’est la décroissance? D’où est né le mouvement et quels sont ses soutiens?

Paul Ariès : J’ai envie de vous dire tout d’abord que la décroissance est tout… sauf un modèle d’avenir. J’ai toujours dit que c’était simplement un mot-obus qui sert à décoloniser notre imaginaire. L’économiste Serge Latouche, un autre penseur de la décroissance, a également précisé que le concept majeur qu’il a véritablement en tête est celui d’a-croissance (comme on parle d’athéisme). En effet croire à une décroissance infinie est aussi stupide que croire à une croissance infinie… Le danger serait même de véhiculer des visions malthusiennes en matière énergétique, alimentaire, etc. Le problème n’est pas celui d’un manque de ressources mais celui d’un véritable scandale politique. La planète est ainsi assez riche pour nourrir dix milliards d’humains mais avec une autre alimentation, une alimentation relocalisée, resaisonnalisée, moins gourmande en eau, assurant le bio-diversité, moins carnée, etc. Le même raisonnement vaut pour l’ensemble des domaines. Nous nous sommes donc des empêcheurs de croitre en rond, que cette croissance soit de droite ou de gauche, nous nous voulons aussi des empêcheurs de croire en rond. Décroissance rime avec dé-croyance puisqu’il s’agit d’en finir avec « l’économisme », cette idée que « plus serait forcément égal à mieux ». Einstein aimait dire que tant qu’on a la tête sous forme d’un marteau, on voit tous les problèmes sous forme de clous. Tant que nous aurons la tête formaté par l’économisme nous irons chercher la solution à tous les problèmes sociaux dans le « toujours plus » (toujours plus de production et de consommation, toujours plus grand, toujours plus loin, toujours plus vite, etc). Notre société a totalement sombré dans l’hubris, la démesure c’est-à-dire que nous avons perdu la capacité à nous donner des limites : individuellement avec l’explosion des conduites à risque, collectivement avec le réchauffement climatique, l’explosion obscène des inégalités sociales, etc. La décroissance ne fait donc pas un programme définitif mais elle en défait, en revanche, beaucoup. J’insiste : la décroissance n’a rien à voir avec la croissance négative, avec la récession économique. La récession est le fruit des adorateurs de la croissance, des partisans du « toujours plus » économique. Arendt disait qu’il n’y a rien de pire qu’une société fondée sur le travail…sans travail. Il n’y a rien de pire non plus qu’une société fondée sur la croissance…sans la croissance. Je ne propose donc surtout pas de faire la même chose en moins, je ne lance pas un appel à se serrer la ceinture, un peu beaucoup, passionnément ou à la folie, j’invite à inventer d’autres modes de vie, d’autres visions. La décroissance n’est pas la foi dans le développement durable car non seulement ces deux termes constituent un oxymore dans la mesure où aucun développement ne peut être infini, mais pire encore, elle nous laisse croire que nous aurions déjà la solution, alors que le développement durable n’est souvent qu’une façon de polluer un peu moins pour pouvoir polluer plus longtemps. Le mouvement de la décroissance est apparu dans les années quatre-vingt dix mais il n’est pas né de rien. Il plonge ses racines, à la fois, dans certains courants minoritaires du socialisme (un socialisme antiproductiviste, celui, par exemple, du fameux Droit à la paresse, de Paul Lagargue, celui des dissidents des pays dits du « socialisme réellement existant » comme l’allemand de l’Est Rudolf Bahro,  et dans les courants de l’écologie antilibérale, de l’écologie politique. Il existe une version de droite et même d’extrême droite de la décroissance avec lesquelles nous sommes en conflit. La décroissance ce n’est donc ni la décroissance de tout pour tous ni, bien sûr, le retour en arrière. La décroissance n’est donc qu’un terme provisoire qui a vocation à être dépassé du côté positif : on constate aujourd’hui à l’échelle mondiale que de nouveaux gros mots se cherchent pour dire ce besoin d’inventer de nouveaux chemins vers l’émancipation : le « sumak kawsay » des amerindiens, le « buen vivir » en Equateur et Bolivie, l’ »eudémonia » (la vie bonne) en Grèce, les jours heureux. Je ne suis pas objecteur de croissance parce qu’il y a le feu à la planète mais parce que j’aime la vie.

La Rédaction Econov : Où en est aujourd’hui le mouvement de la décroissance?

Paul Ariès : Nous avons remporté en quelques années une demi-victoire idéologique puisque beaucoup de nos thèmes ont aujourd’hui droit de citer dans les débats publics : la relocalisation contre le mondialisme, le ralentissement contre le culte de la vitesse, la coopération contre l’esprit de concurrence, la planification démocratique contre le « tout marché », le choix d’un vie simple contre le mythe de l’abondance, la gratuité face à la marchandisation, etc. André Malraux aimait dire « peu importe qu’on approuve mes réponses si on ne peut ignorer mes questions »… plus personne ne peut ignorer aujourd’hui nos questionnements puisque même le MEDEF et Le CNJD organisent des conférences sur la décroissance… J’ai toujours pris le soin de dire que la décroissance n’était pas une petite grenouille qui aurait vocation à devenir aussi grosse que le bœuf, bref ce n’est pas autour de nous que les choses vont se faire, mais nos questions s’imposent même pour les acteurs économiques. Le mouvement de la décroissance n’a jamais été aussi fort mais également autant divisé. Cette crise est une crise de maturité car autant il était possible de s’entendre pour dénoncer ce qui n’allait pas, autant il est plus difficile de s’accorder pour proposer des projets. Les courants droitistes de la décroissance et ceux du « Ni droite ni gauche » (donc aussi de droite) ont pris la responsabilité de cette rupture car ils étaient en position extrêmement minoritaires. Cette scission a permis depuis aux courants de gauche de la décroissance de converger avec ATTAC sur la base d’une même recherche de remise en cause du dogme .

La Rédaction Econov : Venons-en à la crise dite économique que nous vivons actuellement, depuis 2008. Les sources ne sont-elles pas environnementales et sociales? Ces deux piliers vont-ils encore en subir les conséquences?

Paul Ariès :  Cette rentrée sociale est marquée par l’aggravation de la crise du système. J’appelle les citoyens à se mobiliser contre toute politique de « rilance » c’est-à-dire ce mélange de rigueur et de relance selon la formule de Christine Lagarde, alors Ministre de Sarkozy et pas encore chargée par les mêmes puissances financières de conduire la même politique que le « socialiste » DSK (affaire de mœurs exclues) à mené à la tête du FMI. Je refuse l’austérité imposée aux peuples car pour moi la « rigueur de gauche » n’est pas plus acceptable que celle de droite ! Je refuse aussi toute idée de relance économique car davantage de croissance est tout simplement impossible sur le plan écologique et j’ajoute sur le plan humain. Je ne dis surtout pas que droite et gauche s’équivalent car si parler d’une vraie gauche par opposition aux socio-libéraux renvoie toujours du côté de l’émancipation des peuples et des individus, parler d’une vraie droite renvoie immanquablement du côté du F-Haine. Nous ne pourrons échapper aux deux mâchoires de ce piège que nous tendent les gérants de droite comme de gauche du système capitaliste et productiviste que si nous parvenons à mobiliser tous ceux qui ont tout à perdre à la poursuite des politiques actuelles, notamment les gens de peu. Nous ne pourrons y parvenir que si nous préférons la gauche maquisarde à la gauche gestionnaire, que si nous choisissons le faire sécession plutôt que le faire carrière, la construction au présent d’un autre monde plutôt que l’attente du grand soir.

La Rédaction Econov : L’échec constaté des modèles de croissance économique nous amène à nous poser des questions aujourd’hui. D’autres intellectuels, économistes, et faiseurs d’opinion se posent-ils ces questions? Qui se pose des questions?

Paul Ariès : Nos vieux schémas de droite comme de gauche ne sont plus à la hauteur des enjeux actuels. Il ne suffira pas de repeindre en vert le système. Nous devons inventer d’autres logiques. Une des grandes questions actuelles est de savoir si peut exister une prospérité sans croissance, c’est-à-dire si l’on peut imaginer une économie capitaliste sans accumulation. Cette thèse est, selon moi, totalement absurde car elle oublie que le capitalisme repose justement (et ce fut sa force, y compris émancipatrice) sur l’inversion du rapport marchand. Le rapport marchand traditionnel part d’une marchandise pour aller vers une autre : échanger une pomme contre une poire a un sens, même sans accumulation. Le rapport marchand capitaliste part de l’argent (capital) pour aller vers l’argent (retour sur investissement), c’est ce qu’on nomme le profit, ce qui suppose toujours une accumulation. Le capitalisme est comme un bicyclette, dès qu’on arrête de pédaler, on se casse la figure ! Nous n’avons donc pas d’autres solutions que d’inventer des « sorties du capitalisme » tout en sachant que les solutions tentées au XXe siècle ont été des catastrophes à tout point de vue. Je crois qu’une partie de la solution est en train d’émerger des pays pauvres d’Amérique du Sud, d’Equateur, de Bolivie, avec les théoriciens du « Buen vivir » (le bien vivre). Ils disent eux même que le Bien vivre n’est pas le bien être au sens de la société de consommation. Je crois aussi que si les riches détruisent la planète par leur mode de vie et le mauvais exemple qu’ils donnent, la responsabilité des politiques aujourd’hui, tant en France qu’à l’étranger, serait de permettre aux pauvres, aux naufragés du système, d’inventer d’autres façons de vivre, de renouer, de faire (re)naître des cultures populaires. C’est ce que nous dirons, en juillet 2012, lors du grand festival/forum d’Emmaus-Pau où nous attendons 30 000 personnes pour fêter les pauvres, pour affirmer leur dignité face à une société du mépris.

Voici la fin de notre premier volet de notre interview exclusive sur la décroissance économique. Paul Ariès défend le modèle du bien-vivre en sachant provoquer en nous la réaction. Ses propos ne nous laissent pas indifférents. Dans le second volet, parlons d’environnement et d’avenir soutenable !

Cliquez ici pour découvrir le second volet.

 

daniel89
Envoyé le: Monday, December 05, 2011 9:28:14 AM

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Inscrit le: 12/1/2006
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 Si j'ai saisi l'idée principale de ce bon Mr Ariès la solution réside dans le fait de passer "d''avoir" à "être"; vaste programme!! 

Ca lui arrive à Mr Ariès de sortir de son nid, de se ballader, de fréquenter d'autres gens que ces pairs???

Contrairement à lui, et nous sommes nombreux, je pense i, ici, nous ne voguons pas dans les hautes sphères intellectuelles au milieu de bobo-gauchos et d'altermondialistes( quel joli terme) rêveurs.

Tous ou presque tous( à part ces prophètes), nous sentons être en.....  ayant.... un minimum. Lequel minimum s'accroit au fur et à mesure qu'on obtient ce à quoi on rêvait d'accèder.

Il va donc falloir fixer des maxima, non?? Je leur souhaitent bien du plaisir aux propagandistes de la décroissance concertée et volontaire.

Je sui cependant d'accord avec le diagnostic, la tendance actuelle sera difficilement soutenable, mais contrairement à lui, je pense que la solution ne résidera pas dans une sorte d'évolution de l'homo economicus, mais dans une dictautre forte capable d'imposer ces changements qui devraient nous permettre cet  effondremeent de la cosommation qu'il nous propose.

Il n'y a pas lieu d'être spécialement optimiste lorsqu'on sait ce qu'on donné les tentative de gauche le siècle dernier.

Daniel

cdric22
Envoyé le: Wednesday, December 07, 2011 9:42:57 AM

Rang: Motivé
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Inscrit le: 5/3/2005
Messages: 280

ah l'islande quel magnifique pays j'y suis allé mi septembre , ca donne envie d'y rester je comprends johnny halliday et florent pagny ( ah non c'est pas pour les memes raisons)....

moi je n'ai pas vu d'analyste economique juste des gens du peuple avec qui j'ai pu communiqué malgré mon angalis pas toujours génial... joli mouvement de resistance ils prennent un risque quand meme mais je leur donne plutot raison , ce qui met tout un peuple dedans c'est la deraison totale de la landsbankinn et de l'autre grosse banque islandaise dont j'ai oublié le nom , tout ca au nom du fric a tout prix pour quelques uns, on devrait peut etre faire comme eux et remettre serieusment en question nos banques , leur profit, leur prise de risque ( peut etre remettre en cause  le fait qu'elles soient banque de depot et en meme temps banque d'investissment) et remettre a leur place ceux qui sont sensé gouverner

sinon ca fait super plaisir de tomber sur des gens super gentils qui malgré la crise tres dure, la vie tres chere restent positifs ( ils ne sont pas tout le temps entrain de raler)  avenant qui savent recevoir ( on n'est pas accueilli froidement comme dans bcp de lieu en france sensés accueillir des clients), j'ai rencontré un type dont le beau pere est eleveur de mouton et celui ci s'inquiete pas mal de l'hypothese d'une entrée dans l'europe ( au moins au niveau regelmentation environnementale ils n'auraient aucun mal a s'adapter) quant a leur agneau il est divin

 

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