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l'APPEL de Ruffec devrait faire accélérer les "choses"pour les intoxications Aigues&Chroniques Options
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cabernet
Envoyé le: Tuesday, March 01, 2011 10:38:33 PM

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Ruffec (16) : les victimes des pesticides

Par Christine HINCKEL  

Paul François est malade depuis qu'il a inhalé les vapeurs d'un désherbant fabriqué par Monsanto .

Paul François est malade depuis qu'il a inhalé les vapeurs d'un désherbant fabriqué par Monsanto .

France 3
Paul François, un agriculteur charentais, veut fédérer les agriculteurs victimes des produits phytosanitaires .

Pour lui, le décès récent de Yannick Chenet ne fait que souligner l'importance pour les agriculteurs d'être mieux informés des dangers des produits chimiques qu'ils utilisent fréquemment .

 Vidéo

 

Toutes les vidéos

Yannick Chenet, viticulteur en Charente-Maritime, est décédé d'une leucémie imputée aux pesticides . Son collègue charentais, Paul François, lance en mars prochain les bases d'une association regroupant les agriculteurs victimes de ces produits . Leur but est de mieux informer et de mieux se défendre face aux grandes firmes fabricantes .

Paul François, lui aussi, est malade . En 2004, il a été contaminé alors qu'il manipulait un désherbant de la firme Monsanto .


Complété le 01/03/2011 à 23:14 :

d'AUTRES agriculteurs non malades ,mais qui VEULENT devenir DURABLE seront aussi là ....   Paul François ,qui n'est pas devenu BIO malgré son intoxication Aigue puis chronique , a PLUS de mérite qu'un Brice Guyau fils de Luc ( ex FNSEA / FAO ) lui tout en BIO.....Chacun de nous réagissons différemment aprés une maladie ,une chimio qui ne vous permet plus que de  travailler qu'à mi temps ,car vos doigts ne supportent plus le froid ,c'est le cas d'un ami viticulteur ,mais comment se faire RECONNAITRE en maladie professionnelle ,et comment PROUVER que l'on a été intoxiqué Chroniquement  .C'est le cas ENCORE d'un ami riziculteur qui a eu une leucémie ,sans doute parcequ'il a utilisé du desherbant Lasso/Monsanto (sa femme me l'a dit) ,INTERDIT depuis l'intoxication de P. François .Il faut dire aussi que ce deherbant était INTERDIT aux USA ....(ça sent les Conflits d'Interets !!!!) Mon ami riziculteur a été tiré au sort (sur 8) pour pouvoir avoir un nouveau protocol QUI COUTE A NOTRE SECURITE SOCIALE (un cancer revient cher à notre société) .J'ai vu dans une chambre ,en allant rendre visite à mon ami ,sans doute en phase terminale un FUMEUR........ qui fumait.!!!!......OUI mais de son PLEIN GRES ....MAIS NOUS que savons NOUS des produits que nous utilisons ,surtout qu'ils changent souvent ,nous sommes dans le meme cas que les médecins NOUS FAISONS CONFIANCE A NOS VENDEURS (les firmes leurs payent de beaux voyages ou canapés en tout cas ,et c'est NOUS qui subissons  .......


Complété le 05/03/2011 à 22:38 :

 
Ces paysans malades du progrès

Paul François, céréalier à Ruffec, a subi une intoxication aiguë et va fonder une association de défense des victimes de pesticides.  

Jean-Luc Bertini/LEXPRESS

Les produits chimiques utilisés dans l'agriculture peuvent causer de graves pathologies, parfois mortelles. Aujourd'hui, des paysans se battent pour briser le tabou. Témoignages.

 

Parler, pour la première fois, de ce corps qui s'érode et s'épuise. Du lourd soupçon. De ce métier qui le ***, depuis des années, à bas bruit. Frédéric Ferrand, 40 ans, s'est décidé à sauter le pas. "Parce qu'il faut briser l'omerta. Parce qu'un paysan, ça ne cause pas", murmure-t-il, ce soir de février, le teint hâve, flottant dans son pull blanc, dans la cuisine de la vieille maison de pierre charentaise, entouré de ses parents, Jacky et Marie-Rose. 

Ce jour d'avril 2010, quand l'urologue, dans son cabinet d'Angoulême, lui a demandé: "Vous faites quoi, comme métier?", Frédéric a répondu, sans y penser: "Viticulteur." La vigne. Sa passion, son "sang", comme il dit, l'héritage de sa famille, sur ces terres de cognac bénies des dieux. "Encore un", a lâché le médecin, d'un air las. Encore un quoi? Un cancer de la vessie. Niveau T4, le plus élevé, métastasé. 

On pense que c'est les pesticides mais papa ne veut rien entendre 

Un an, bientôt. Un an depuis qu'il s'est réveillé un matin en "pissant le sang" et Frédéric n'arrive toujours pas à y croire. Six chimiothérapies, des murs blancs à l'infini, et, à l'âge où l'on bouffe la vie, lui qui doit lutter chaque jour un peu plus. "L'été dernier, à l'institut Bergonié, à Bordeaux, j'ai croisé une dizaine de viticulteurs qui avaient la même maladie que moi... Mais eux n'en parlent pas." Comment y croire, seulement? Ils se sont tués au travail, et maintenant c'est le travail qui les ***! Et ce sont ces maudits pesticides, tant vantés hier, qui leur auraient inoculé le poison? "On avait tous confiance dans ces produits!" dit Frédéric, les yeux écarquillés comme au premier jour de sa vie. Pendant des années, il en a manipulé des bidons, des mixtures, pour soigner ses plants de vigne, à mains nues, sans masque. Sans savoir. "Sur les étiquettes, il n'y avait rien de marqué, même pas qu'on devait mettre des gants !" Le marchand de produits faisait son tour annuel. Il arrivait avec sa camelote et délivrait son ordonnance, pas gratuite, assortie d'un planning, avec l'air sentencieux d'un professeur de la Sorbonne. Contre le mildiou, du Polyram; contre l'oïdium, du Greman; contre les acariens, du Mageos... "Il faut tout traiter", il disait. Et Frédéric allongeait. A grands frais. Il aurait tout fait, pour sa vigne. Se casser le dos dans les vendanges, se lever avant le soleil, oui, tout plutôt que ces parasites qui dévoraient les feuilles de son enfance. 

Aujourd'hui, dans la grande maison de pierre, Jacky Ferrand, un moustachu à l'air bonhomme, est convaincu que c'est un dérivé du benzène qui a empoisonné son fils. Il croise et décroise les bras, de rage, de culpabilité, ce père, élevé comme tant d'autres paysans, dans le culte des engrais chimiques qui allaient révolutionner l'agriculture et le monde après la Seconde Guerre mondiale, aider à produire de la nourriture en abondance et bon marché. "On a été formatés, abreuvés de produits phytosanitaires, s'embrase-t-il. Depuis le lycée agricole, on m'a dit: "Les engrais font pousser!"" Fini, le malheureux sulfate de cuivre pour braver le mildiou. "La chimie de synthèse, c'était miraculeux! On y croyait dur comme fer. Alors il faut bien l'admettre, on est coresponsables de ce qui se passe..." 

Et son fils Frédéric, qui croyait en avoir fini avec les blouses blanches. A l'âge de 4 ans, il avait déjà eu une leucémie. "Mais il était guéri!", martèle Jacky. A ses côtés, Marie-Rose se mord les lèvres. Avec son mari, elle est allée rechercher les factures de tous les produits qu'ils ont pulvérisés depuis 1991, pour demander à la Mutualité sociale agricole (MSA) une reconnaissance de maladie professionnelle pour Frédéric. A les empiler les uns sur les autres, ils pourraient en faire une pyramide aztèque. 

Ces paysans malades du progrès

Frédéric Ferrand, 40 ans, viticulteur à Gondeville, est atteint d'un cancer métastasé de la vessie.  

Jean-Luc Bertini/LEXPRESS

Il y a deux mois, Jacky a aussi empoigné son téléphone pour appeler Paul François. Paul François, c'est un autre grand brûlé de cette agriculture intensive qui devait rendre le travail moins pénible. Un autre ancien croisé de la chimie triomphante, qui, le 19 mars, à Ruffec (Charente), 3500 habitants, fondera, avec quelques-uns, des médecins et des juristes, une association de défense des victimes des pesticides. Le début d'une longue bataille. 

Sa vie à lui a basculé au bord d'une cuve. A midi, ce 27 avril 2004, Paul François, l'exploitant céréalier, s'approche du récipient, histoire de vérifier que la cuve de son pulvérisateur a bien été rincée par le nettoyage automatique. Erreur. Des résidus de Lasso - un désherbant de Monsanto retiré du marché français en 2007 -, et notamment de monochlorobenzène, chauffés par le soleil, se sont transformés en gaz. Sensation brutale d'échauffement. Brouillard. Il bredouille à sa femme: "J'ai fait une mauvaise manip, je suis bon pour une colique." La suite, ce sera quatre jours à cracher du sang. Les urgences contactent le Centre antipoison de Bordeaux, qui juge inutile de faire des prélèvements sanguins. En juin, Paul François remonte sur son tracteur... Pour s'écrouler quelques mois plus tard, un soir de novembre 2004. Des mois d'hospitalisation, trimbalé d'examen en examen. On le dit en dépression, épileptique, perclus de troubles neurologiques. Il a même droit à un test psychiatrique. "J'en pouvais plus de ne pas savoir." On finit par lui trouver des traces de monochlorobenzène métabolisé dans le sang... Et tout juste si on ne le suspecte pas de se shooter au désherbant, entre deux comas. 

Sa rémission, Paul François la devra à un médecin, qui lui prescrit le même traitement que celui reçu par le président ukrainien Ioutchenko, au visage grêlé par la dioxine. Et il se remet, peu à peu. Mais à 47 ans, lui qui gère encore ses 240 hectares de terres a dû diminuer de moitié son activité, assailli de grands coups de pompe, de contractures. Il a quand même trouvé l'énergie de s'attaquer, en 2007, à la firme géante Monsanto - sa plainte est toujours en attente au tribunal de Lyon - et de batailler avec la MSA pour qu'on le reconnaisse, lui aussi, en maladie professionnelle. Soupir: "C'est pas simple..." Mais il n'est pas du genre à larmoyer, Paul. "Il y en a d'autres qui sont morts", coupe-t-il. Comme son ami Yannick Chenet, qui s'était associé avec lui et quelques autres à un premier SOS, "l'appel de Ruffec", il y a un an. Lui est décédé le 15 janvier. A 45 ans. 

A peine un mois et demi plus tard, sa jeune veuve, Caroline Chenet, est venue de Charente-Maritime voir les Ferrand, dans leur maison de Gondeville. Pour s'obliger à raconter le calvaire de son mari, aider à "libérer la parole" et adhérer à l'association, elle aussi. Des yeux cernés de fatigue, un visage auréolé de frisures blondes. Elle s'est assise en bout de table, face à Frédéric. Ils font connaissance par un long regard. "On se comprend...", articule le viticulteur. 

C'est au hasard d'une prise de sang, en 2002, que Yannick Chenet apprend qu'il a une leucémie myéloïde aiguë de type 4. Yannick, un gars charpenté qui ne vit que de grand air, en chambre stérile? Le coup de massue. Caroline se jette sur Internet. Compulse des dizaines de sites, de monographies scientifiques. Pour s'en persuader: c'est le benzène. Durant huit ans, elle va tenir à bout de bras, avec son mari malade, les 260 hectares d'exploitation et les 180 vaches. Elle voit les bonnes âmes se rallier à eux, et tous les autres s'éloigner, sur la pointe des pieds. La maladie, "liée aux produits", les exile d'un monde paysan qui se tait, pendant que Yannick refuse d'admettre qu'il en crève. Il ne peut pas. "C'était impensable, souffle Caroline, en cachant ses larmes dans ses mains. Il ne s'était jamais protégé pour faire les traitements..." Son seul réconfort, à Yannick, c'est d'aller chuchoter, dans le calme du petit matin, à l'oreille de sa Lurette, sa vache préférée, de prendre sa voiture pour aller voir comme le ciel est bleu, de contempler ses deux filles qui grandissent. Jusqu'à ce qu'on lui reconnaisse la maladie professionnelle, en 2006. Il se rend à l'évidence. Il lui reste quatre ans à vivre, quatre ans durant lesquels il ne guérira jamais du remords de ne pas avoir su. 

Avant qu'on reconnaisse le mal qui rongeait son mari, il restait à Caroline Chenet, à chaque fin de mois, 700 euros pour faire vivre la famille. Ensuite, l'administration leur a octroyé royalement 750 euros mensuels, soit la moitié de la paie du salarié qui l'aide, maintenant qu'elle est seule. 

Elle le harcèle, pour qu'il mette des gants, un masque et la "camisole de force", sourit-elle. Elle a réduit de moitié la quantité des produits utilisés, balancé tous les désherbants. Surtout, elle va reconvertir toute l'exploitation au bio. "C'était en projet, avec Yannick", dit-elle, en lissant nerveusement la nappe. Elle s'y emploiera avec un autre agriculteur qui a déjà fait sa révolution. Mais d'abord, il faut remettre à flot la trésorerie, car les bons sentiments ne vont pas payer le matériel à acheter. "On perdra en rendement et il faudra tenir." Mais elle s'accrochera. Pour Yannick. Pour tout le monde. Ce qui tenaillait le plus son mari, à la fin, c'était d'imaginer qu'il avait peut-être rendu des gens malades, des consommateurs. Un jour, elle l'a vu s'effondrer, en pleurs: "J'espère que je n'ai tué personne..." 

Dans la cuisine, on n'entend plus que le feu de bois qui crépite faiblement. Jacky, Caroline et les autres ne peuvent pas en dire beaucoup plus. Que vaut la parole d'une poignée de paysans face à la puissance des grands groupes agro-alimentaires? "Et puis, c'est très compliqué, pour nous avec la vigne, de passer au bio, murmure Jacky. Il faut plusieurs saisons..." En attendant, il n'asperge plus ses salades de pesticides. 

A Ruffec, Paul François, lui, a toujours droit à des mots aimables: "Arrête. Tu nous fais de la mauvaise publicité." Mais il ne se passe plus quarante-huit heures sans un appel au secours, affirme-t-il. D'une épouse, d'un parent désemparé. Comme ces enfants d'un homme rongé par une leucémie: "On pense que c'est les pesticides, mais papa ne veut rien entendre. Il dit: "Ce métier m'a nourri, vous a payé vos études. Si je suis malade, c'était le prix à payer..."" Paul François hausse les épaules: "J'ai aussi rencontré deux ou trois familles qui ont reçu la visite d'intermédiaires: "Il vaut mieux un compromis qu'un mauvais procès..."" 

Ce matin de février, justement, un marchand de produits est passé voir Frédéric Ferrand. Il lui a proposé des potions moins toxiques. Et un scaphandre digne d'un cosmonaute. Qui coûte une fortune. Mais Frédéric n'a pas l'intention de s'habiller dans ses vignes comme pour aller sur la Lune. "Si pour nous, c'est trop tard, il faut parler pour les autres, les générations à venir", conclut-il, dans un doux sourire qui ressemble à une délivrance. 

Pour contacter Paul François - dont l'association verra le jour le 19 mars - composez le 06 87 56 27 54.  
cabernet
Envoyé le: Tuesday, March 01, 2011 11:21:17 PM

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certains laboratoires sont pret à tout......et si c'était votre mère que feriez VOUS

Mediator: arrêt cardiaque après une expertise judiciaire

Une femme est en réanimation à Rennes après avoir subi une expertise pour savoir si sa pathologie est liée au Médiator. Irène Frachon dénonce la "violence procédurière" de Servier.

Cette femme de 57 ans, "qui vit en sursis avec une insuffisance cardiaque", a subi samedi une expertise judiciaire "très, très éprouvante" de plusieurs heures à Rennes, a précisé le Docteur Frachon.
(c) Afp Cette femme de 57 ans, "qui vit en sursis avec une insuffisance cardiaque", a subi samedi une expertise judiciaire "très, très éprouvante" de plusieurs heures à Rennes, a précisé le Docteur Frachon. (c) Afp

Une femme a été victime d'un arrêt cardiaque après avoir subi une expertise pour savoir si la pathologie dont elle souffre depuis des années est liée au Mediator, a indiqué dimanche 27 février le Docteur Irène Frachon, qui dénonce la "violence procédurière" des Laboratoires Servier.

 

Cette femme de 57 ans, "qui vit en sursis avec une insuffisance cardiaque dramatique et deux prothèses valvulaires", a subi samedi une expertise judiciaire "très, très éprouvante" de plusieurs heures à Rennes, a précisé le Docteur Frachon qui à l'origine de la révélation du scandale du Mediator. Une demi-heure plus tard, peu après être montée dans le train pour rentrer chez elle à Brest, "elle a fait un arrêt cardiaque", a-t-elle poursuivi.

"Son état est grave" mais "on est dans la meilleure configuration dans une telle situation", a indiqué Irène Frachon en milieu d'après-midi, après s'être rendue à son chevet. "Elle est dans un coma artificiel, mais les médecins espèrent pouvoir la réveiller sans trop de séquelles neurologiques", a expliqué la pneumologue qui exerce à l'hôpital de Brest. "Ses deux filles étaient près d'elle, très choquées", a-t-elle encore indiqué.

Une "violence procédurière" dangereuse

 

Lors de l'expertise judiciaire, qui a eu lieu en présence notamment de son avocat Maître Charles Joseph-Oudin, d'un expert judiciaire, d'un avocat des laboratoires Servier ainsi que d'un cardiologue mandaté par ces derniers, il lui a été demandé "un petit test d'effort", selon la pneumologue de Brest.

"On ne peut pas dire qu'il y a un lien de causalité direct", a déclaré le Irène Frachon. "Mais il y a une violence procédurière qui peut mettre les patients très fragilisés dans des situations extrêmement difficiles", a-t-elle ajouté.

Cette femme, qui a porté plainte en juillet 2010 après une grave pathologie cardiaque, "strictement liée au Médiator" qu'elle a commencé à consommer en 2007 selon Irène Frachon, "subit le délire procédurier du laboratoire Servier". "Tout est remis en cause, discuté virgule par virgule. C'est une deuxième violence", s'est indignée la pneumologue, qui souligne que cette femme "est tellement handicapée par sa maladie qu'elle ne peut pas prendre sa voiture".

"Le parcours des combattants" des victimes du Médiator


De son côté, le député PS Gérard Bapt a aussi dénoncé "le parcours des combattants" des victimes du Médiator. "Les laboratoires Servier vont maintenant se battre comme des chiens, au cas par cas, avec leurs avocats rompus depuis des années à ce genre d'exercices, avec des médecins méprisants, en demandant l'histoire clinique des malades depuis leur naissance. C'est véritablement scandaleux", a-t-il déclaré à l'AFP.


Le Mediator a été retiré du marché en novembre 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. Destiné aux diabétiques en surpoids, mais largement prescrit comme coupe-faim, il a causé de 500 à 2.000 décès, selon plusieurs études.

(Nouvelobs.com avec AFP)

cabernet
Envoyé le: Tuesday, March 01, 2011 11:29:07 PM

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Contre ses Violences Procédurières Dangereuses qu'il s'agissent de Multinationales(poussés par leurs actionnaires.....sans aucun Principe de Précaution ex: Gaz de Schistes)  ,de laboratoires ou de firmes chimiques (Food Inc /comment Monsanto traite les agriculteurs Américains à l'aide de ses centaines d'Avocats) il est temps de faire des CLASS ACTIONS (se regrouper ,avec un seul avocat ,comme c'est le cas aux USA...)

cabernet
Envoyé le: Tuesday, March 01, 2011 11:52:11 PM

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Évaluation des pesticides : Générations Futures crie au scandale

Écrit par rédaction  Le 01 mars 2011

L’AESA (Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, EFSA en anglais) a publié hier soir des recommandations sur l’utilisation des études scientifiques publiées dans les revues à comité de lecture dans le processus d’autorisation des pesticides (1). Pour le mouvement Générations Futures, celles-ci reviennent à favoriser les études fournies par l’industrie et à ignorer les études sceintifiques indépendantes.

Pour mémoire, le Parlement européen et le Conseil européen, en concevant le nouveau règlement sur les pesticides, en 2009 (Reg 1107/2009), ont décidé de prendre en compte les données scientifiques indépendantes de l’industrie parce qu’ils ont considéré que l’évaluation des pesticides ne pouvait reposer sur les seules données de l’industrie, vu les risques de conflits d’intérêts.

Mais à ce jour, c'est ce que dénonce Générations Futures, la science indépendante est toujours considérée comme d’utilité limitée par les régulateurs de l’AESA et n’est pas utilisée pour fixer des normes. Selon l'association, plusieurs revues bibliographiques montrent pourtant que les études de l’industrie fournissent souvent des résultats plus favorables pour les produits de l’industrie que les études indépendantes. Ce à quoi on peut évidemment s'attendre...

Des études qui évaluent la qualité des études... 

Selon Générations Futures, l’AESA base sa classification de la fiabilité des études sur l’étude de Klimisch de 1997 (2). Cette étude classe les études de l’industrie basées sur les directives de type Bonnes Pratiques de Laboratoires de l’OCDE (que seuls les industriels suivent) comme "fiables sans restriction" et les autres études qui ne suivent pas ces directives (c’est le cas des études scientifiques indépendantes) sont classées de catégorie inférieure, voire même "non fiables".

Le problème, dit Générations Futures, c’est que Klimisch et ses co-auteurs SONT TOUS DES EMPOYES du chimiste BASF..... De plus, les critères retenus pour juger de la fiabilité des études sont dérivés d’un article d’un porte-parole d’un lobby industriel (3).

Générations Futures rappelle que "dans le cas du Bisphénol A, les études financées par les industries chimiques ne montrent aucune nocivité alors que 90% des études indépendantes montrent un risque possible (4)". Il est donc indispensable de prendre en compte les études scientifiques publiées dans des journaux à comité de lecture sérieux afin de contre balancer les études "maisons" des industriels.

"C’est une honte que l’AESA continue ainsi de favoriser les intérêts des industriels et continue d’ignorer les données scientifiques publiées indépendantes de l’industrie" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Générations Futures et le réseau PAN Europe demandent instamment au Parlement Européen et au Conseil de ne pas accepter ces recommandations et de confirmer leur volonté de voir toute la science publiée prise en compte dans l’évaluation des pesticides", ajoute-t-il.

Notes
1 : Submission of scientific peer-reviewed open literature for the approval of pesticide active substances under Regulation (EC) No 1107/2009, EFSA Journal 2011;9(2):2092
http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/doc/2092.pdf

2 : H.-J. KLIMISCH, M. ANDREAE, AND U. TILLMANN, A Systematic Approach for Evaluating the Quality of Experimental Toxicological and Ecotoxicological Data, REGULATORY TOXICOLOGY AND PHARMACOLOGY 25, 1–5 (1997)

3 : Richard A. Becker American Chemistry Council, Erik R. Janus Crop Life America, Russell D.White American Petroleum Institute, Francis H. Kruszewski Soap and Detergent Association, Robert E. Brackett Grocery Manufacturers Association, Good Laboratory Practices and Safety Assessments, Volume 117 | number 11 | November 2009 • Environmental Health Perspectives.

4 : Large effects from small exposures. II. The importance of positive controls in low-dose research on bisphenol A. Vom Saal et al. Environ Res. 2006 Jan;100(1):50-76.

cabernet
Envoyé le: Wednesday, March 02, 2011 12:00:59 AM

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nous devrons écouter PLUS les lanceurs d'alertes ,et etre attentif au moindre petit problème(Xavier Bertrand-janvier 2011)

La Fondation Sciences Citoyennes et ENSSER heureux du rendu du procès de GE Séralini ! 20 jan. 2011

http://www.terre.tv/fr/3591_le-lanceur-dalerte-gilles-eric-seralini-gagne-son-proces-contre-lafbv 

 

La Fondation Sciences Citoyennes et le réseau de chercheurs européens engagés pour une responsabilité sociale et environnementale (ENSSER) se félicitent du jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Paris dans le procès en diffamation intenté par Gilles-Eric Séralini, Professeur à l’Université de Caen, président du Conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique) et spécialiste des effets des pesticides et des OGM sur la santé. Ce procès visait le lobby des biotechnologies incarné par l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) et son président Marc Fellous. Celui-ci a été condamné à 4000 € de remboursement de frais de justice ainsi qu’à 1000 €  d’amende avec sursis et 1 € de dommages et intérêts. 

Après la publication de ses contre-expertises remettant en cause l’innocuité sanitaire de trois maïs OGM de la firme Monsanto, et interrogeant donc le bien fondé des autorisations délivrées par la commission européenne sur l’avis de l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), G. -E. Séralini a fait l’objet d’une violente campagne de dénigrement, notamment de la part de scientifiques de l’AFBV dont de nombreux membres sont directement liés aux firmes de biotechnologies, soit parce qu’ils sont en relation d’affaires avec elles, soit parce qu’ils occupent des fonctions dans ces groupes industriels. 

Ce verdict condamne la démarche de certains scientifiques qui utilisent les armes du discrédit mensonger pour masquer leur incapacité à porter une contradiction argumentée, encadrée par les règles de déontologie et les procédures en vigueur au sein de la communauté scientifique. En plein scandale sanitaire autour du Médiator et de nombreuses autres affaires (perchloroéthylène, héparine chinoise, bisphénol A,...) où se multiplient les exemples de conflits d’intérêt, il est urgent de promouvoir le respect d’une expertise transparente et contradictoire comme l’ont manifesté plus de 1000 scientifiques à travers le monde et 15000 citoyens en apportant leur soutien à Gilles-Eric Séralini.

  Procès Séralini contre Fellous et AFBV - 18 janv 2011

VICTOIRE !!!

LE CRIIGEN se réjouit de la victoire du Pr. Gilles-Eric Séralini contre Marc Fellous

PS : le délibéré sera disponible très prochainement

 

 

Marc Fellous, qui n'a jamais publié dans des revues internationales à comité de lecture sur l'évaluation sanitaire ou toxicologique des OGM agricoles, milite dans une association dépendante des intérêts industriels des biotechnologies végétales, critiquant sans discussion scientifique les travaux du Pr Séralini qui les gênent. Ce lobby, joint à Axel Kahn et Claude Allègre, représente ceux qui soutiennent une commercialisation des OGM agricoles sans tests qui dépassent 90 jours sur des rats, et sans tenir compte des effets significatifs, au détriment d'une évaluation sérieuse. Cela est extrêmement grave. Marc Fellous soutient dans une vidéo que nous l'avons attaqué parce qu'il voulait passer sur France 5, travestissant avec ridicule la réalité.

Reportage sur le procès du 23/11/2010 contre l'AFBV et les conclusions de Me Bernard Dartevelle expliquant la nature des propos diffamatoires attaqués, voir également les liens avec les industriels à partir de la page 12 (dossier conclusions ci-dessous) :

http://www.terre.tv/fr/1_biodiversite/8_ogm/3472_le-lanceur-dalerte-gilles-eric-seralini-attaque-en-diffamation-

Lire les conclusions de Me Dartevelle lors du procès du 23 novembre 2010

Lettres de soutien au Pr Séralini de la Députée Européenne Mme Hélène Flautre et de M. Jean Staune, secrétaire général du Conseil Scientifique de l'Université Interdisciplinaire de Paris.

Quelques extraits de soutien de scientifiques :

"Je suis professeur émérite de biologie cellulaire à l'Université de Nice-Sophia Antipolis et je me porte témoin de la valeur intellectuelle et scientifique de Gilles-Eric Séralini. Connaissant ses prises de position courageuses, je ne suis pas étonné qu'il soit l'objet d'attaques et de dénigrement. Pour valoir ce que de droit."
Ghislain NICAISE
"Je viens de participer (1er mai 2010) à une table-ronde au Vigan (30, France) avec le Pr G.E. Seralini. Je peux témoigner de la solidité de son argumentation scientifique et de son implication exceptionnelle dans une information dépassionnée. Le Pr. Seralini, à l'encontre de la pression hégémonique exercée sur la recherche par les multinationales de l'agro-alimentaire, travaille à identifier, prévenir, contrer les risques attachés à la diffusion inconsidérée dans l'environnement, et la chaîne alimentaire à destination humaine, d'organismes génétiquement modifiés dont l'incidence n'est nullement évaluée comme elle devrait l'être au regard des enjeux à considérer. La cabale dont il est l'objet ne fait qu'attester l'importance extrême des problèmes qu'il soulève, où l'économique et son pouvoir de mensonge ne peuvent en aucun cas l'emporter sur la préservation du vivant."
Pierre Lieutaghi
"I fully support Professor Seralini, and condemn the victimization to which he has been subjected.  His work is respected and important. Professor Seralini brings great distinction to France, and is an inspiration to scientists around the world." David Ehrenfeld
see http://www.rci.rutgers.edu/~deenr/DWE.html
"I strongly support the independent research of Professor Gilles-Eric Seralini on GMO risk assessment. We must keep our independent scientists actively working for the public benefit." Ruth W. Shearer
see http://en.wikipedia.org/wiki/Seattle_Biomedical_Research_Institute

Soutien de Générations Futures :

«Parce que Générations Futures (ex-MDRGF), considère ces attaques comme honteuses et indignes du débat légitime que la communauté scientifique et la société civile doivent porter, notre association soutient sans réserve l'action du Professeur GE Séralini. Le débat sur les OGM est un débat crucial qui doit être mené dans le respect de chacun, il ne peut se satisfaire de propos outranciers et sans nuance de certains scientistes vouant un culte aux OGM. La régression environnementale, que pourrait engendrer le développement anarchique des biotechnologies dans le domaine agro-alimentaire, doit être prise en compte à la hauteur des enjeux planétaires que le choix (ou non choix) de recourir à ces technologies implique.» déclare le porte parole de Générations Futures, François Veillerette.

Communiqué de presse http://www.mdrgf.org/pdf/CP231110_GES.pdf

Soutien de CAP 21 aux Lanceurs d'Alerte

cabernet
Envoyé le: Wednesday, March 02, 2011 12:05:09 AM

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Des risques juridiques liés aux OGM sapent les résultats du groupe Bayer

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Publié le 28 octobre 2010.
Logo du groupe Bayer à Berlin

Logo du groupe Bayer à Berlin John Macdougall AFP/Archives

Le groupe de chimie et pharmacie allemand Bayer a mis de côté 436 millions d'euros de provisions pour des risques juridiques liés à un riz génétiquement modifié et à ses pilules contraceptives, écornant des résultats plutôt flatteurs.

Au troisième trimestre, le bénéfice net de Bayer a atteint 280 millions d'euros (+12,4%) pour un chiffre d'affaires meilleur qu'escompté puisqu'en nette hausse de 16,1% à 8,58 milliards d'euros. La contre-performance sur le bénéfice net est "principalement liée" à la provision de 436 millions d'euros pour des risques juridiques aux Etats-Unis, a relevé Karl-Heinz Scheunemann, analyste chez LBBW.

Près de 90% de cette somme doit permettre de trouver des accords avec 9.000 cultivateurs et négociants en riz américains, qui s'estiment indirectement lésés par Bayer. Ils jugent avoir fait les frais de restrictions à l'importation mises en place en 2006 par l'Union européenne après la découverte d'OGM provenant d'une expérience menée jusqu'en 2001 par la branche phytosanitaire du français Aventis, ensuite rachetée par Bayer, dans du riz américain.

Ces plants de riz LL601 avaient contaminé des cultures traditionnelles.

Le groupe a déjà été condamné dans cette affaire en première instance à payer 48 millions de dollars.

Le reste de la provision doit couvrir des frais d'avocats pour se défendre face à 4.800 plaintes concernant la pilule contraceptive Yaz/Jasmine, l'un de ses médicaments phares, que des milliers d'Américaines accusent d'augmenter les risques de thrombose.

Le nombre de plaintes "continue d'augmenter", ce qui a conduit Bayer à mettre davantage d'argent de côté, a précisé le directeur financier Werner Baumann lors d'une conférence téléphonique.

Les ventes de Yaz souffrent par ailleurs de la concurrence des génériques.

Hors provisions, le groupe, l'un des derniers géants présents à la fois dans la chimie et la pharmacie, a présenté des résultats flatteurs, aidés par des effets de change positifs.

Bayer, inventeur de l'aspirine, ne prévoit pas pour autant d'augmenter dans l'immédiat ses salariés, dont nombre ont été placés en chômage partiel pendant la crise, ce qui a permis à l'entreprise de limiter la casse.

"La situation dans notre secteur est fondamentalement différente de celles d'autres industries", a déclaré M. Baumann, alors que l'équipementier Bosch a annoncé mercredi une augmentation pour "remercier" ses employés de leurs sacrifices et que les revendications salariales montent en Allemagne.

Dans le détail, la branche chimie a continué de profiter de la reprise mondiale et a pu "nettement augmenter" ses prix de vente, mais la pharmacie a fait moins bien avec un recul du bénéfice d'exploitation avant exceptionnels de 3,2% à 762 millions d'euros.

Bayer a conservé ses objectifs annuels d'une croissance du chiffre d'affaires avant exceptionnels de plus de 5%, par rapport à une année 2009 lourdement marquée par la crise, et d'une hausse de l'Ebitda avant exceptionnels à plus de 7 milliards d'euros.

L'action Bayer a plutôt bien réagi et prenait 0,75% à 55,29 euros vers 08H55 GMT, le Dax progressant de 0,47%.

© 2010 AFP
cabernet
Envoyé le: Wednesday, March 02, 2011 11:03:02 PM

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Alors que l'Afssa et notre Bachelot voulaient ATTENDRE 1 génération pour VOIR ,comment se comporteraient nos bébés ,sans doute poussés par certains lobbyings & Conflits d'Interets ...... Adieu les biberons au Bisphénol A en Europe

Publiée le 02 mars 2011 à 09:21 dans Actualité de la santé

Les biberons contenant du Bisphénol A (BPA) ne sont plus fabriqués en Europe depuis le 1er mars 2011 et ne seront plus vendus à partir du 1er juin. Lorsqu'ils sont chauffés, ces biberons peuvent laisser passer les substances nocives qu'ils contiennent dans le lait des enfants.

Bébé souriant avec un biberon
 

L'Union européenne a décidé d'appliquer le principe de précaution sur les biberons contenant du Bisphénol A

Ce composé chimique est présent dans les plastiques utilisés pour les produits de consommation courante tels que les boîtes où les récipients en plastique, les revêtements de boîtes de conserves, les résines de soins dentaires ou encore les biberons des enfants.

L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a conclu en juin dernier à des signaux d'alerte confirmant la nocivité potentielle du BPA sur la santé humaine. Il est fortement soupçonné d'être un perturbateur endocrinien, affectant les organes reproducteurs et notamment, d'altérer l'information génétique sur plusieurs générations.

Malgré les conclusions de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), qui ne considérait pas le Bisphénol A comme une substance dangereuse alors qu'elle avait déjà été interdite dans plusieurs pays (dont le Canada et l'Australie), le BPA est désormais interdit à a fabrication et la commercialisation dans les biberons au sein des pays membres de l'Union Européenne.

Le Bisphénol A reste cependant présent dans tous les autres plastiques alimentaires commercialisés en Europe.

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