Matthias Carrière de Naïo Technologies « Un gros tracteur autonome ou une flotte de petits robots, il faudra choisir !

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Selon Matthias Carrière de Naïo Technologies, deux visions de la robotique s’affrontent. D’une part de grosses machines avec beaucoup d’énergie qui se guident toutes seules. Et d’autre part, de petits robots travaillant en flotte. Voilà ce que nous réserve la robotique agricole d’ici cinq ans.

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Naïo Technologies, la start-up toulousaine de robotique agricole a fêté ses cinq ans. Matthias Carrière, son directeur commercial, revient sur quelques principes de base de la robotique agricole. « Nous créons des robots pour assister les agriculteurs dans leurs tâches les plus pénibles et les plus répétitives. Un robot, c’est un assistant, un mini tracteur. Il doit permettre aux agriculteurs de dégager du temps pour d’autres tâches. »

Avec déjà plus de 50 livraisons réalisées dans des parcelles françaises et européennes, Naïo Technologies réalise maintenant de la prospective vers d’autres domaines comme les grandes cultures. « Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de robot pour travailler en grandes cultures car ce n’est pas encore rentable économiquement. Pourtant, les agriculteurs sont psychologiquement prêts à cela. »

« D’ici cinq ans, deux alternatives en robotique agricole seront disponibles pour la grande culture. Des grosses machines avec beaucoup d’énergie qui se guident toutes seules d’un côté. Des unités plus petites qui travailleront de manière collaborative de l’autre. »

Ces deux visions de la robotique s’expriment déjà aujourd’hui avec d'une part, des projets comme le tracteur autonome de Case IH. Et, d'autre part, une logique de travail en essaim, prise par le projet Mars de Fendt.

« A l’avenir, l’agriculteur devra choisir en fonction de ses sols et de ses cultures l’une des deux solutions. »


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