Marché des céréales Regain d’activité à l’export pour cette fin de campagne de commercialisation

Terre-net Média

Selon FranceAgriMer, la campagne de commercialisation à l’export des céréales françaises semble se terminer mieux que prévu : 230 000 t supplémentaires de blé tendre devraient être exportées vers l’Algérie et l’Afrique subsaharienne.

Selon Franceagrimer, la filière céréalière ambitionne de développer ses exportations vers les pays du Golfe.Selon FranceAgriMer, la filière céréalière ambitionne de développer ses exportations vers les pays du Golfe arabique. (©Terre-net Média)

Lors de son conseil spécialisé pour les céréales du 10 mai 2017, FranceAgriMer a revu à la hausse ses prévisions de ventes de blé pour la fin de la campagne de commercialisation des grains 2016-2017.

Les prévisions d’exportations intracommunautaires sont en hausse de 30 000 tonnes par rapport à celles annoncées en avril dernier. Les possibilités d’exportations vers les pays tiers sont augmentées de 200 000 tonnes. Selon l’établissement, la France pourrait ainsi exporter, sur l’ensemble de la campagne, 5,8 Mt chez nos voisins européens, et 5,2 Mt vers les pays tiers. FranceAgriMer justifie ces réajustements par « des objectifs de ventes vers l’Algérie et l’Afrique subsaharienne revus à la hausse, dans un contexte de prix compétitifs pour l’origine française et de tarissement de la concurrence en fin de campagne ».

« Si cette hypothèse se vérifie, le stock de fin de campagne pourrait ainsi s’alléger à 2,4 Mt (- 0,2 Mt par rapport au mois dernier), en deçà de la moyenne quinquennale (2,7 Mt).

Ceci dit, ces nouveaux chiffres n’enlèvent rien au caractère tristement atypique de cette campagne : « Sur les dix premiers mois de la campagne, la France aurait exporté 4,2 Mt de blé, soit 60 % de moins que la campagne précédente, du fait, notamment, de la faible récolte engrangée en 2016. »

Les prévisions de ventes d’orges vers l’Union européenne sont également ajustées à la hausse, à près de 2,8 Mt, soit 70 000 tonnes de plus par rapport au mois dernier. « Les prévisions d’exportations d’orges vers pays tiers sont maintenues à 2,4 Mt au vu des flux soutenus constatés vers l’Arabie saoudite. Reste que les embarquements d’orges effectués à ce jour, sont en repli de 50 % par rapport à l’an dernier », constate FranceAgriMer. En revanche, les prévisions pour le maïs sont révisées à moins de 4,3 Mt, en baisse de 95 000 tonnes.

La France lorgne sur les pays arabes du Golfe

Outre les pays du pourtour méditerranéen, la filière céréalière française mise sur les États du Golfe, eux aussi largement importateurs de céréales, et plus particulièrement d’orge. « Ces pays stables à pouvoir d’achat élevé sont en forte croissance et diversifient leurs activités agricoles ainsi que leurs industries agroalimentaires. 75 % de la consommation de ces pays est couverte par près de 50 milliards d’euros d’importations agricoles et agroalimentaires. La France pourrait diversifier ses débouchés dans les autres pays du Golfe, où ses produits bénéficient d’une excellente image. »

La France ne veut pas seulement booster les exportations d’orges vers l’Arabie Saoudite, elle veut se « positionner sur les marchés en croissance dans cette zone, notamment ceux du blé et du maïs, mais aussi celui des aliments complets pour le bétail. »

« L’attractivité de l’offre de céréales françaises pourrait être développée, notamment pour des blés à 11 % de taux de protéines, mais aussi pour les matières premières destinées à l’alimentation animale comme la luzerne et l’orge. »

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