Forum sur la robotique agricole OZ de Naïo, Fendt Mars, Sony, Bosch : ils étaient tous présents

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L’état de l’art de la robotique agricole aujourd’hui. Voilà la thématique des deux journées organisées par Naïo Technologies les 18 et 19 novembre à Toulouse. Bosch, Sony, Fendt, Precision Makers, etc., y ont présenté leurs derniers développements dans le domaine.

Les 18 et 19 novembre derniers, s’est tenu sur le campus de l’école d’ingénieurs en agriculture de Purpan à Toulouse le premier séminaire international sur la robotique agricole. Organisés par Naïo Technologies, ces deux jours ont permis aux professionnels de mettre en commun leur expérience dans ce domaine nouveau. Il ne s’agissait pas d’aborder la robotique agricole sous l’angle de la recherche scientifique mais plutôt sous celui des opportunités et solutions concrètes pour les exploitations agricoles. 

« L’agriculture est devenue complexe. Les exploitants doivent réduire leurs impacts sur l’environnement tout en produisant plus et en préservant les marges. Le chef d’entreprise qu’est désormais l’agriculteur manque toujours de temps. C’est pourquoi nous souhaitons l’accompagner avec nos robots de désherbage », a insisté Gaëtan Severac, directeur général de Naïo Technologies. Et Aymeric Barthes, président de l’entreprise, de  compléter : « Nos quatre robots peuvent être utilisés dans deux secteurs différents, le maraîchage et la viticulture.»

La robotique réduit en effet la pénibilité du travail, comme l’a souligné Maët Le Lan de la Chambre d’agriculture du Morbihan, en présentant les observations qu’elle a faites dans une exploitation de maraîchage en agriculture biologique. Le robot Lettuce Think de Sony CSL, en open hardware et logiciels libres, complète, quant à lui, l’acquisition d’images numériques et la reconnaissance automatique des plantes. Et dans le cadre du projet Mars de Agco Fendt, deux robots sont en test dans les champs et les premiers résultats seront disponibles l’an prochain. Bosch, lui, dispose de plusieurs modèles de robots (projet Bonirob), mais ne prévoit pas de commercialiser un robot complet dans les cinq ans qui viennent, mais plutôt des sous-ensembles électroniques et des capteurs. Enfin, Precision Makers a choisi d’automatiser des véhicules existants plutôt que de développer des systèmes robotiques complets. Ainsi, l’utilisateur peut se servir de son tracteur pour d’autres tâches. La société a d’ailleurs lancé le premier tracteur autonome avec cabine dès 2013. Toutefois, à ce jour, seuls 26 tracteurs autonomes ont été vendus.

« Les assurances pour les robots et objets connectés, comme celles pour voitures autonomes, sont un réel challenge pour les mois et années à venir, note Guillaume Suc de Groupama. Groupama propose un contrat responsabilité civile et un autre couvrant les dommages mais pas, pour le moment, de contrat spécifique pour les robots. »

Les développements futurs possibles concernent la pulvérisation, le pilotage GPS et l’augmentation de l’autonomie des robots grâce à des panneaux solaires. Mais, ils se heurtent à plusieurs  difficultés, liées en particulier aux parcelles en pente ou vallonnées.

Organisateurs et intervenants prennent la pose à la fin de la première journée de conférenceOrganisateurs et intervenants prennent la pose à la fin de la première journée de conférence (©Tien Tran Naio) 


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