Essai tracteur Massey Ferguson Benoît Guéroult : « Avec le 6718 S, je peux tout faire ! »

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Benoît Guéroult, agriessayeur dans l’Oise, a testé pour vous le dernier-né des tracteurs Massey Ferguson série 6700 S, lancé à Innov-Agri 2016. Une version haut de gamme, dotée d’un moteur quatre cylindres parmi les plus puissants de sa catégorie. Puissance, adhérence, confort, ergonomie... Tout y est selon la marque... Vérifications.

D évoilée à Innov-agri, la nouvelle série 6700 S de Massey Ferguson répond aux exigences des exploitations moyennes à la recherche de puissance, traction et maniabilité. Selon le constructeur, c’est même le tracteur quatre cylindres le plus puissant de sa catégorie. Mais à la rédaction, les journalistes sont comme saint Thomas : ils ne croient que ce qu’ils voient ! Ainsi, à peine sorti de l’usine de Beauvais, le premier exemplaire est mis à l’essai sur l’exploitation de Benoît Guéroult, au Coudray-Saint-Germer dans l’Oise. Ce passionné de machinisme a plusieurs jours pour ausculter l’engin sous toutes ses coutures.

Le jeune agriculteur souhaite justement remplacer son vieux Fiat 160-90, un six cylindres un peu vieillot qui fume noir dès qu’on le sollicite trop. « En montant dans le Massey Ferguson 6718 S, je fais un bon dans le futur ! », s’exclame-t-il. D’autant que la marque positionne cette série "S" en version Premium. Après deux heures de prise en main, l’exploitant semble déjà conquis. « À côté de mon vieux Fiat, difficile de ne pas apprécier cette machine », reconnaît-il.

Labourer à 7 km/h à seulement 1 600 t/min

Associé avec ses parents depuis trois ans, le jeune homme souhaite avoir l’avis de son père, également passionné de machinisme. Pour mesurer la puissance et l’adhérence de l’engin, les deux hommes partent labourer l’une de leurs parcelles, située dans les pentes du bassin de captage d’ Ons-en-Bray à quelques kilomètres. De quoi permettre au tracteur d’exprimer tout le potentiel de ses 200 ch ! « Je suis surpris par le faible niveau sonore. On entend à peine le moteur et pourtant, faut voir comme il emmène l’outil ! », constate le père. Effectivement, pour labourer à 6,5-7 km/h, le régime du moteur n’excède pas 1 600 tr/min. Du coup, en cabine comme à l’extérieur, le bruit du moteur est quasi imperceptible.

La transmission Dyna-6 engage automatiquement le rapport le plus adapté, pour optimiser le régime moteur et économiser du carburant. « Là aussi, je suis étonné. La consommation ne dépasse pas 15 l/ha. Avec le Fiat , c’est 10 l de plus, et j’entends les chevaux », ajoute l’éleveur en souriant. Point de vue confort, rien à redire. Les matériaux utilisés sont de qualité, on le voit dès qu’on arrive en cabine. Le design est épuré, pas de superflu.

Pré-équipement chargeur installé à l'usine

Le modèle testé est équipé de la cabine Efficient, une finition de milieu de gamme. Pour gagner en productivité et en ergonomie, le constructeur a regroupé tous les réglages sur l’accoudoir. Certains peuvent même être automatisés via le tableau de bord. Autre avantage : le pré-équipement chargeur. Le bâti est installé à l’usine, ce qui permet de conserver le même niveau de maniabilité et un accès facile aux organes à entretenir régulièrement. « Le joystick de commande pilote même des fonctions liées à la transmission. Je peux, par exemple, inverser le sens de marche ou changer de vitesse », explique Benoît.

Une fois la parcelle labourée, retour à la ferme pour changer d’outil. Cette fois, c’est la prise de force qui travaille. « Mon épandeur est lourd avec sa caisse de 10 m3. Il faut pas mal de puissance pour entraîner les deux hérissons verticaux. L’occasion de voir comment va réagir le quatre cylindres », dit le producteur. Et d’ajouter : « Dès qu’on enclenche la prise de force, on sent immédiatement que le moteur en a sous le pied. On détecte à peine la baisse de régime. C’est bluffant ! »

Rayon de braquage : 4,75 m

Polyvalence, puissance, économies de carburant.... L’éleveur en est convaincu, c’est le tracteur qu’il lui faut ! Le 6718 S lui permettra d’effectuer toutes les tâches de l’exploitation. « Et quelle maniabilité ! », conclut-il, évoquant le rayon de braquage de 4,75 m.


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