Usine Fendt Bienvenue dans les entrailles de Marktoberdorf !

Terre-net Média

Début février, le site historique d’assemblage des tracteurs Fendt de Marktoberdorf en Bavière a accueilli la presse française à l'occasion d'une conférence. Tous les modèles de tracteurs de la marque, du 200 au 1000 Vario, y sont fabriqués. En 2012, le constructeur a investi plus de 300 millions de dollars pour moderniser les installations et augmenter leur capacité de production. Résultat : un véhicule quitte la chaîne toutes les six minutes. Qualité, innovation et rentabilité : trois mots qui soulignent la philosophie du constructeur.

Lors d'une conférence de presse quelques jours avant le Sima, Fendt a ouvert, aux journalistes français, les entrailles de son site historique de fabrication de tracteurs de Marktoberdorf. L'occasion de leur rappeler la philosophie de la maison : innovation, qualité et rentabilité.

Côté production, l’usine inaugurée en septembre 2012 utilise des technologies issues du secteur automobile. Par exemple, des chariots élévateurs sans conducteur manipulent les roues des engins. Pour peindre les châssis, le bras des robots remplace la main de l’homme. L'avantage : la machine effectue toujours cette tâche de la même manière, quelle que soit l’heure. Et avant de sortir de l’usine, chaque tracteur passe dans un pont de lumière Rft. Selon Ekkehart Gläser, « cet outil permet de détecter un problème sur la carrosserie ou la peinture. Nous ne laissons pas de place au hasard, seule la qualité est recherchée ».

Les tracteurs de 70 à 500 ch sortent de l’usine de Marktoberdorf

Le processus de production prévoit d’alterner les modèles sur la chaîne, ce qui régule la vitesse car il faut un peu plus de temps pour fabriquer un 1000 Vario qu’un 200. Cependant, la chaîne maintient constamment sa cadence. Du coup, pas plus d’un véhicule sur dix appartient à la série 1000. Un opérateur fabrique tous les tracteurs, de 70 à 500 ch. Il est même capable de remplacer un collègue sur deux postes différents. À la sortie de chaque poste important ou plus technique, un contrôle qualité valide la conformité de l’installation. Au moindre problème, la chaîne s’arrête pour qu'il soit résolu avant que la machine soit montée.

Une fois la fabrication du châssis terminée, tous les organes contenant de l’huile ou du fluide de refroidissement sont remplis. Les ingénieurs vérifient l’étanchéité de chaque circuit avant la mise en peinture car celle-ci risque de colmater la fuite et de la rendre indétectable. Du coup, un fluide spécial est utilisé : il change de couleur dès qu’il entre en contact avec de l’huile. Ainsi, l’anomalie est plus facile à corriger. En outre, cette opération améliore l’adhérence de la peinture et empêche toute fuite après quelques heures d’utilisation seulement.

250 modèles différents de roue

Reste à ajouter la cabine, fabriquée à Asbach-Baümenheim uniquement à la commande. Donc, pas de stock et un produit configuré à la demande du client. Le constructeur propose même de personnaliser la couleur moyennant quelques euros supplémentaires. Récemment, un Fendt tout rose a quitté le site direction une entreprise maraîchère française.

Il n'y a plus maintenant que les roues à installer. Là encore, le travail est confortable. Un chariot élévateur robotisé gère la manutention des quelque 250 modèles de roue disponibles.

En 2016, les 700 employés de Marktoberdorf ont fabriqué 13 667 tracteurs, soit un exemplaire toutes les 6 min. L’usine ne fonctionne pas à plein régime. En rythme de croisière, le responsable espère produire 20 000 engins par an. 


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net
Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous