Forme d'engrais azoté - L'ammonitrate reçoit la palme de l'efficacité
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Impact environnemental nettement inférieur
Amandine Berthoud, chef de projet filières d’InVivo, auparavant chargée d’études Acv, rappelle que « la fertilisation joue pour 45 à 90 % de l’impact environnemental de la production de blé. Il s’agit d’un poste majeur pour répondre à l’objectif de réduction de l’impact environnemental de la production agricole. » La comparaison porte sur trois engrais : de l’ammonitrate, dosée à 33,5 %, produite en France par Gpn, distribuée par InVivo et épandue sur une parcelle de l’Aube, de l’urée, dosée à 46 %, produite en Égypte, importée par la coopérative et épandue sur une parcelle de l’Aube et une solution azotée, dosée à 30 %, produite en Égypte, importée en France et livrée directement à l’agriculteur. Amandine Berthoud : « L’analyse des Acv montre que l’ammonitrate 33.5 a un impact environnemental nettement inférieur aux deux autres formes d’azote considérées. Les émissions de gaz à effet de serre sont près de 40 % plus faibles avec l’ammonitrate qu’avec la solution azotée. La consommation d’énergie primaire est 50 % plus faible avec l’ammonitrate qu’avec l’urée. »
Dose technico-économique optimale
![]() Les impacts environnementaux des fertilisants azotés sont liés à la fois à leur production et à leur utilisation au champ. La part de la fertilisation dans l’impact environnemental de la production de blé tendre est importante. (© DR) |
Baptisé Top’AZ, cet outil permet de calculer la marge brute, le bilan énergétique et les émissions de gaz à effet de serre des différentes formes d’azote selon l’historique parcellaire (culture, type de sol, besoin en azote). « L’outil calcule une dose optimale technico-économique, détaille la responsable, en fonction de l’efficacité de la forme, en intégrant l’effet volatilisation et les écarts de rendements constatés en expérimentation, du prix de la culture et des fertilisants. L’objectif est d’atteindre la plus petite dose pour le meilleur rendement compte-tenu de l’efficacité de la forme, du prix de la culture et de la forme azotée considérée. »
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La forme d’engrais : un enjeu technique et économique Selon les résultats d'une l’enquête de l’Unifa sur 2009-2010, l’ammonitrate domine le marché avec 45 % des livraisons d’engrais azotés en France métropolitaine. La solution azotée arrive en deuxième position à 28 % et l’urée solide ne compte que pour 13 % des livraisons. Selon Arvalis-Institut du végétal, l’emploi de solution azotée sur blé est fortement développé dans plusieurs régions comme la Champagne crayeuse ou la Haute-Normandie. |
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