Protection fongicide L’essentiel pour la construction de vos programmes 2016

Terre-net Média

S’il n’y avait qu’une seule maladie à combattre, le raisonnement serait simple. Mais alors que le risque est multiple, Arvalis-Institut du végétal vous livre les principales clés de construction des programmes de protection fongicide du blé pour 2016.

Rouille jaune sur blé. La dépense moyenne pour la protection fongicide en 2015 s’est chiffrée à 82 €/ha, 5 € de moins qu’en 2014. (©Terre-net Média)

S ur blé, dans le cadre d’un programme fongicide à deux passages , Arvalis-Institut du végétal conseille de privilégier la dépense pour le T2 car ce dernier, dans les conditions de 2015, par exemple a assuré 80 % de la protection. « En cas de risque septoriose tardif, comme ces deux dernières années, associé à un retour des pluies autour de 3 nœuds - dernière feuille pointante, il est préférable d’appliquer un T1 à base de triazole et de chlorothalonil, plutôt que de passer trop tôt avec un SDHI et un triazole. Ainsi, il vaut mieux attendre la dernière feuille étalée pour utiliser l’ association SDHI et triazole au T2 en relais car il sera mieux valorisé sur F1. »

Top 10 des produits fongicides sur blés (en hectares déployés)
Le Cherokee (chlorothalonil et triazoles) de Syngenta continue sa progression pour devenir le premier produit du marché. Il est suivi par Prosaro, antifusariose de Bayer. Arrivent ensuite les trois SDHI de BASF à base de Xemium, Adexar, Librax et Cériax. Puis s’enchaînent Aviator Xpro de Bayer, Epopée d’Adama, Amistar de Syngenta, Fandango S de Bayer, Sunorg Pro de BASF, Acanto de DuPont et Osiris Win de BASF.

Top 10 des matières actives utilisées sur blés (en hectares couverts)
Les agriculteurs ont bien pris en compte le changement de classement de l’époxiconazole (en forte diminution) qui reste néanmoins une molécule majeure, avec le prothioconazole, le tébuconazole et le chlorothalonil. Elles sont suivies du cyproconazole, fluxaryroxad, propiconazole, prochloraze, azoxystrobine et pyraclostrobine.

Le positionnement du T1 est important mais l’intervalle entre les deux interventions l’est tout autant. « Ces deux dernières campagnes avec une épidémie tardive de septoriose, il ne fallait pas laisser un délai trop important (pas plus de 20 jours) entre le T1 et le T2 à cause de la fréquence des pluies fin avril-début mai. »

Au T2, du fait des résistances, les associations entre triazoles et prochloraze ne sont plus valorisables que dans les régions de la bordure atlantique du Centre Ouest et du Sud-Ouest. Toujours dans l’optique de contenir les pertes d’efficacité, l’institut rappelle de n’appliquer qu’un seul SDHI et qu’un triazole par programme, positionné entre dernière feuille étalée et début épiaison. Enfin, l’association entre triazole, SDHI et strobilurine à partir du stade dernière feuille étalée convient aux situations mixte septoriose et rouille brune.

Le deuxième traitement assure 80 % de la protection

« Dans le cadre d’un programme à trois passages , privilégier également la dépense sur le T2 avec un SDHI et un triazole à partir de dernière feuille étalée car ce dernier assure 70 à 80 % de la protection. Dans les conditions de 2015, le poids du T1 à 2 nœuds et du T3 début floraison était limité. » Dans les situations avec des mois de mars et avril secs, comme ces deux dernières campagnes, il est utile d’utiliser un outil de pilotage permettant de retarder le déclenchement du 1er traitement (T1) « mais en veillant, par contre, à ne pas trop retarder le relai pour assurer la protection de la F1 ». 

« En année tardive, reprend l’institut, si vous devez retarder le T1, et n’intervenir qu’au stade dernière feuille pointante, il est préférable d’appliquer une spécialité à base de chlorothalonil , plutôt que passer trop tôt avec un SDHI et triazole. Avec un déclenchement Septo-Lis autour du stade dernière feuille pointante suivi d’un mois de mai très contaminant, il ne fallait pas dépasser trois semaines pour le relais avec un SDHI et triazole. » L’enjeu du positionnement du relais est d’autant plus important que le T1 arrive trop tôt ou un peu trop tard. « Et plus la dose du T2 est faible, plus la date d’intervention est importante. »

Accéder au guide  Choisir et décider - Stratégies fongicides régionales 2016  d'Arvalis-Institut du végétal.

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