Stéphane Carbonne, chef marché Bayer « Rappeler la rentabilité de la protection fongicide aux doses recommandées »

Terre-net Média

Stéphane Carbonne, chef marché fongicides céréales et colza chez Bayer CropScience, insiste sur l'importance de respecter les doses recommandées lors des traitements contre les maladies des cultures, et ce quel que soit le contexte économique. D'une part pour profiter au mieux de la rentabilité de l'application et d'autre part pour participer au maintien des solutions.

Stéphane Carbonne, chef marché chez BayerStéphane Carbonne rappelle la rentabilité de la protection fongicide. (©Bayer)

« L’année 2016 est inédite vu l’ampleur des difficultés. La moisson est catastrophique, en quantité et qualité, et le prix du blé est historiquement bas, alors que nos voisins européens s’en sortent mieux, ce qui ne favorisera pas une remontée rapide des cours des céréales. Cette situation économique difficile va très probablement peser sur les achats de fongicides durant la morte-saison avec des engagements moins précoces et des réapprovisionnements tardifs en saison, les agriculteurs décalant leurs investissements.

Dans un tel contexte, la tentation peut être d’utiliser les fongicides comme variable d’ajustement afin de réduire les coûts de production, l’impasse sur les herbicides pouvant compromettre l’implantation de la culture. On a ainsi vu cette année le déploiement de produits génériques au détriment des spécialistes des fusarioses, avec le risque de ne pas protéger l’épi contre l’ensemble des maladies présentes à ce stade.

Un gain de 3,6 € par euro investi

La rentabilité moyenne de la protection fongicide se mesure par les pertes de rendement consécutives à l’absence de traitement. Elles atteignent au total sur 2016, 25 à 26 q/ha, répartis entre le T1 (un peu moins de 5 q/ha), le T3 (7 q/ha) et le T2 (14 q/ha), le segment le plus impactant. La tonne de blé était en fin de campagne dernière à 130 €. Ainsi, en T2, un investissement de 50 €/ha (qui correspond à l’emploi du produit de référence sur ce segment à la dose recommandée), rapporte 182 €/ha à la récolte, soit un gain de 3,6 € par euro investi. D'où la rentabilité de tels traitements utilisés selon les préconisations.

D'autres exploitants pourraient être tentés de réduire les doses apportées avec pour conséquence d’augmenter la pression de sélection sur des souches de champignon moins sensibles. Aucune nouvelle famille chimique n’étant attendue à moyen terme, il s’agit d’assurer la durabilité des solutions existantes pour que les producteurs gardent à leur disposition des produits capables de préserver leur rendement. Cela suppose d’utiliser les fongicides à des doses efficaces qui limitent cette pression de sélection, soit celles recommandées. »

Nouveauté SDHI attendue courant novembre
Bayer attend l’autorisation de mise en marché d’un fongicide composé d’une double SDHI, fluopyram et bixafen, et de prothioconazole. « Pour une application visant à protéger la dernière feuille, cette association présente plusieurs atouts : gain de rendement par rapport aux meilleures références actuelles du marché, action à la fois rapide et persistante permettant une flexibilité de positionnement, et durabilité grâce à la combinaison de molécules performantes et complémentaires. »

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