Blé bio Cultures associées, des alliées de choix !

Céline Zambujo Terre-net média

Est-il possible d'améliorer le rendement et la teneur en protéines du blé cultivé en AB (agriculture biologique) au moyen de cultures associées ? Eléments de réponses apportés au cours du colloque DinABio.

Les difficultés de commercialisation du blé (blé tendre panifiable ou blé dur) issu de l'agriculture biologique nécessitent une production de graine présentant au minimum une teneur en protéines de bon niveau soumise à l’influence de la pression adventice et de l’azote. Un travail a donc été mené par l’Inra de Castanet-Tolosan, le Creab Midi-Pyrénées, le Legta d’Auch-Beaulieu et l’Enfa de Castanet-Tolosan. Objectif : évaluer différentes solutions agronomiques en vue d’améliorer la valorisation des ressources naturelles en azote.

« Hormis le choix du précédent légumineuse, un point important, et la pratique de la fertilisation organique, nous travaillons d’une part sur l’utilisation de repousses de féverole ou l’implantation de culture intermédiaire piège à nitrate (lire aussi l'article Blé bio - Cultures intermédiaires, des alliées de choix !) et d’autre part, la culture du blé en mélange avec une légumineuse à graine (culture associée). », précise Eric Juste de l’Inra de Toulouse.

Impact positif

Les premiers résultats indiquent que la culture associée permet d'augmenter significativement la teneur en protéines du blé. Trois raisons à cela : 

  • D’une part, une meilleure complémentarité entre les sources d'azote minéral du sol et de fixation symbiotique 
  •  D’autre part, une meilleure utilisation de l'énergie solaire, 
  • Enfin, un effet de compétition de la légumineuse sur le blé, « qui permet une maîtrise du nombre d'épis qui sont alors mieux remplis en azote ».


Associer céréales et légumineuses
(© Terre-net)

De plus, l’analyse des résultats montre que la culture associée permettrait de réduire les pucerons du pois et certaines maladies foliaires du blé ; « toutefois, la culture associée ne semble pas avoir d'effet bénéfique marqué pour réduire les attaques de sitones ni les maladies foliaires du pois ».

Ces premiers résultats restent évidement à confirmer. « Au-delà de la validation de nos hypothèse, nous souhaitons amplifier leur évaluation via d’une part, la modélisation dynamique de cultures associées et l'optimisation de leurs itinéraires techniques ; d’autre part, l'évaluation de leurs performances dans un réseau d'agriculteurs en AB. » Pour mener à bien ces piste, un travail de thèse est actuellement en cours sur la modélisation, thèse menée par Laurent Bedoussac ; résultats attendus l’an prochian. L’évaluation des performances est menée au sein d’un réseau d'agriculteurs en AB, dans le cadre du projet Psdr Midi-Pyrénées Citodab (2009-2010).

Source : Colloque DinABio, SupAgro, Montpellier. Mai 2008.
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