Biodiversité agricole Contrôle des ravageurs assuré à 90 % en bordures de parcelle

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Les premiers résultats d’une étude montrent l’importance des carabes et syrphes dans la régulation des ravageurs. Cependant, la biodiversité, la caractérisation des individus qui la composent et l'impact des pratiques sur leur population relèvent d’un domaine complexe où les interactions sont nombreuses.

Carabe en culture.
Les aménagements ont un effet négatif sur la présence de certaines espèces de carabes.  (© Pascal Thiebeau/Inra)
La biodiversité agricole est constituée des êtres vivants passant tout ou partie de leur cycle au sein du milieu agricole. Présente dans l’eau, l’air, le sol, elle peut-être animale ou végétale, ordinaire ou patrimoniale, domestique ou sauvage. Composée d’auxiliaires utiles ou de ravageurs, elle varie dans le temps et l’espace. En effet, la biodiversité évolue avec la rotation et au cours de la campagne culturale, mais aussi de l’échelle de la parcelle à celle du territoire. Une étude conduite par Julie Maillet-Mezeray, chargée d'étude chez Arvalis-Institut du végétal, impliquant divers organismes de recherche agricole, a voulu évaluer la diversité des carabes et des syrphes en grandes cultures, l’impact des pratiques et des aménagements sur l’abondance, la diversité et le niveau de contrôle des ravageurs par ces auxiliaires.

Diversité plus importante en descendant vers le sud

Concernant les carabes, les résultats montrent un gradient de diversité nord sud. Le nord se situe, au regard du nombre de taxons identifiés, dans la norme européenne. Le Centre et l’Ile-de-France sont plus riches, et Rhône-Alpes se trouve à un niveau encore supérieur. La question se pose ensuite de savoir s’il est plus important de caractériser un milieu selon l’activité et la densité de chaque espèce ou selon la diversité d’espèces présentes. Les données récoltées ne montrent pas de tendance liée à la région, pour aucun des deux critères. Au niveau de la région Picardie, il n’y a pas non plus de différence significative de densité ou d’activité des carabes et syrphes entre les cultures, qu’elles soient des céréales, des protéagineux ou des plantes sarclées. Cependant, quelle que soit la région, l’activité et la densité des espèces augmentent avec le travail du sol à l’inverse de la richesse spécifique qui diminue. Enfin, les aménagements présents sur les parcelles ont des effets différents selon les espèces.

Contrôle biologique assuré en bordures

Quant aux services rendus par les auxiliaires, dans les trois quarts des cas, la réduction des populations de pucerons par contrôle biologique, assurée par les individus volants et non rampants, atteint 90 % d’efficacité en bordures de parcelle. Globalement, l’efficacité et la rapidité du contrôle sont significatives à 5 m des aménagements en précisant que la présence de haies serait plus favorable que celle de bandes enherbées.


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