Culture textile Terre de Lin promeut des variétés de lin d'hiver adaptées aux zones difficiles

Terre-net Média

La coopérative normande Terre de Lin, met en avant les atouts du lin textile d'hiver pour les sols les moins favorables de la zone linière, une espèce qui s'y adapte mieux que son homologue de printemps.

Lin fibre d'hiverLe lin fibre d’hiver est une culture ancienne, déjà attestée à la fin du Moyen Age. (©Terre de lin)

Le lin fibre d’hiver occupe environ 400 hectares en France. Cette culture ancienne a été relancée par la coopérative Terre de Lin il y a une dizaine d’années. Selon Laurent Cazenave, responsable marketing de la coopérative normande, « le lin textile d’hiver peut se cultiver dans des sols plus difficiles que les lins de printemps. Son implantation peut se faire dans les sols séchants de la zone linière comme ceux du sud du Calvados et de l’Eure. Il permet d'éviter le stress hydrique de fin juin. »

De plus, « le lin fibre d’hiver compense en général mieux les défauts de végétation qu’un lin de printemps. Il est plus précoce et permet l’étalement du travail. » Son niveau de résistance au froid se situe au niveau de l'avoine d’hiver.

Une conduite spécifique

Le semis a lieu fin septembre, début octobre avec une densité de 1.900 à 2.000 gr/m². Le lin d’hiver est moins sensible aux altises et à la carence en zinc que celui de printemps du fait de sols plus chauds à l'implantation. En général, un désherbage en post semis, prélevée, puis une action post levée à la sortie de l’hiver suffisent. « Il faut éviter les antigraminées avant l’hiver parce qu’ils augmentent la sensibilité au froid », précise le responsable.

Une régulation peut être nécessaire avant l’hiver pour que le lin ne dépasse pas 5-10 cm et au printemps s’il y a un risque de verse comme pour un lin de printemps. Au niveau de la protection contre les maladies, un fongicide sera appliqué, à l’automne, contre la courbure de la tige et la brunissure (Kabatiella lini), au stade 50 cm pour une protection contre l’oïdium. « Notre variété Toundra, naturellement résistante, permet d'économiser ce dernier traitement. »

Quant à la fumure, aucun apport d’automne à prévoir, mais un complément au redémarrage de végétation au printemps sur la même base qu’un lin de printemps. Il faut prévoir par contre un apport de phosphore et de potasse au semis.

Fin de cycle plus précoce

La fin de cycle du lin d'hiver se gère comme celle d'un lin fibre de printemps mais plus précocement. « La floraison a lieu début mai, les arrachages vers le 20 juin et la récolte des pailles fin juillet. »

Terre de lin met deux variétés sur le marché, Boreal et Toundra. « Boreal est la référence des variétés de lin d’hiver. Elle apporte un bon compromis entre richesse et poids de paille et une très bonne résistance à la fusariose. Toundra, une nouveauté, plus précoce que Boreal, possède une meilleure richesse en fibres. Elle est résistante à la fusariose et à l’oïdium. Côté rendement, le lin fibre d’hiver se situe au niveau d'Hermes. » 

Les deux axes majeurs de développement au niveau génétique concernent l'amélioration du poids de paille avec une richesse identique ou supérieure aux variétés actuelles et une meilleure résistance au froid. Les futures obtentions de la coopérative sont prévues pour une mise en marché en 2017.


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