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Bien que consacrée aux orthoptères en général, ordre d'insectes qui compte entre autres les criquets, les grillons, les sauterelles, mais aussi les phasmes et les blattes, cette réunion quadriennale, dont l'organisation a été confiée au CIRAD (Centre de Coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement), porte plus particulièrement cette année sur les acridiens, autrement dit les criquets.
Fléau récurrent depuis l'Antiquité, ces insectes ravageurs des cultures tropicales constituent une préocupation toujours actuelle pour de nombreux pays. En témoignent l'invasion du criquet migrateur à Madagascar de 1997 à 2000 et son pullulement actuel au Pérou, en Indonésie, en Chine et au Kazakhstan, sans parler de la gigantesque invasion du criquet pèlerin sur toute l'Afrique sahélienne, de la mer Rouge à l'Atlantique, en 1987-89.
La poursuite des recherches visant à proposer des stratégies de lutte plus efficaces s'impose donc toujours. Depuis dix ans, toutefois, les épandages massifs d'insecticides, aux conséquences non négligeables sur l'environnement, ont donné naissance à de violentes polémiques, que les rivalités entre groupes chimiques pour imposer leurs produits ont encore exacerbées.
La lutte anti-acridienne traditionnelle doit être plus respectueuse de l'environnement, estime la majorité des chercheurs présents à Montpellier, membres d'organisations internationales ou d'organisations non gouvernementales et scientifiques de groupes chimiques.
Certains cependant voient dans la lutte biologique - au moyen, par exemple, de champignons - la panacée et d'autres posent même la question provocatrice: "Faut-il vraiment traiter les pullulations acridiennes ?"
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