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M. Mattei a présenté en Conseil des ministres une communication sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre les maladies infectieuses. Interrogé à l'issue du Conseil, le ministre a rappelé qu'"il fallait naturellement faire le point" après un début d'année marqué par des infections nosocomiales, la légionellose, le SRAS et la grippe aviaire.
"La France, en liaison avec des pays voisins, les organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la Santé, la FAO, l'Office international de lutte contre les épidémies animales, se prépare à faire face à une éventuelle extension de l'épidémie", a rappelé M. Mattei. Il a affirmé que "des mesures interministérielles ont été prises très vite en France (...) à savoir une vigilance sanitaire accrue, la restriction à l'importation en provenance d'Asie et la diffusion d'informations précises à la fois pour l'opinion publique et les professionnels".
"Je crois que ce sont les premiers éléments d'un plan de prévention et de lutte contre cette nouvelle maladie et la vigilance active est de rigueur", a estimé Jean-François Mattei. La grippe aviaire a fait mercredi de nouvelles victimes en Asie, alors que l'OMS estime que si les risques d'une contamination de l'Europe sont faibles, aucun pays d'Asie n'est à l'abri de l'épidémie.
Dans sa communication au Conseil des ministres, dont a rendu compte le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, M. Mattei a souligné "la progression rapide en France des bactéries résistant aux antibiotiques, une des plus élevées d'Europe". Il a indiqué que l'effort des pouvoirs publics portait sur plusieurs points, notamment :
- "éviter l'introduction de nouveaux agents infectieux chez l'homme à partir du monde animal ou de l'environnement grâce à une surveillance et un renforcement du contrôle sanitaire des animaux et de l'alimentation"
- "détecter précocement toute infection émergente chez l'homme grâce au renforcement du réseau de surveillance"
- "élaborer des plans de réponse contre les menaces infectieuses". Ainsi "le plan pandémie grippale, élaboré de longue date sur le modèle préconisé par l'OMS, est en cours de révision pour tenir compte des éléments révélés par l'épizootie actuelle de grippe aviaire"
- "renforcer l'équipement des établissements de santé de référence pouvant accueillir des patients hautement contagieux sur l'ensemble du territoire. Cet objectif sera atteint en 2004".
M. Mattei a affirmé qu'il "ne peut pas y avoir de sécurité sanitaire absolue" et qu'il faut donc "mieux préparer l'opinion publique à ces menaces infectieuses".
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