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Deux lettres en ce sens, envoyées le 2 juin à Dominique Voynet, ministre de l'Environnement et Marilyse Lebranchu, secrétaire d'Etat à la Consommation, ont été rendues publiques mercredi par les responsables de l'association écologique, une des plus importantes de Bretagne.
Deux produits, "Round up" de Monsanto et le "désherbant total Vilmorin", présentés dans les publicités comme "100 % biodégradable" pour le premier ou qui "respecte l'eau et l"environnement" pour le second, sont nommément mis en cause en raison de leur teneur en glyphosate, un pesticide systémique utilisé pour le désherbage total.
Commercialisé depuis 1975, ce pesticide n'a fait l'objet de recherches dans les eaux que depuis deux ans, et il a fallu pour cela "que les consommateurs d'eau financent eux-mêmes les travaux de recherche nécessaires à la détection de ce pesticide."
Les analyses effectuées dans huit rivières bretonnes et publiées par Eaux et Rivières mettent sérieusement à mal le mythe de l'autodestruction du glyphosate: dans la moitié des rivières contrôlées, le taux est supérieur à la norme réglementaire et il a atteint un pic de 172 fois la norme le 15 octobre 1999 dans l'Elorn, qui alimente en eau potable le tiers du Finistère.
L'association souligne par ailleurs que la biodégradation du glyphosate génère l'acide aminométhylphosphonique (AMPA), plus dangereux pour l'environnement et les usagers de l'eau que la molécule-mère.
Le Bureau de Vérification de la Publicité, sollicité par Eaux et Rivières pour faire cesser une publicité "qui induit en erreur les consommateurs" s'est déclaré "pas fondé à se prononcer sur le contenu de telle ou telle publicité ou sur la véracité de telle ou telle allégation technique".
Le dossier est entre les mains de Mmes Voynet et Lebranchu.
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