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André Pouzet, directeur du Cetiom - « L’azote représente 48% du coût énergétique de la culture de colza »

( Publié le 13/04/2007 à : 17H 46 min )

Ce sont les cultures qui représentent la plus grosse dépense énergétique dans la production de biodiesel. Pour le colza, l’engrais azoté est le premier facteur à peser dans la balance du bilan énergétique de la culture. C’est donc sur ce point qu’il faut jouer pour améliorer le coût énergétique du colza. Le point avec André Pouzet, directeur du Cetiom.


Des doses d'azote en baisse depuis 1999 (© B.N., Terre-net)

« L’azote représente 48% du coût énergétique de la culture du colza » annonce André Pouzet, directeur du Cetiom. C’est le constat réalisé par Price Waterhouse Coopers pour l’Ademe et la Direm dans le cadre d’une étude menée en 2002 sur le bilan énergétique du biodiesel. Le coût énergétique de la culture représentant lui-même 45% du coût énergétique total de la production de biodiesel, c’est donc une proportion d’¼ qui est attribuable à l’azote. Ce qui montre l’importance de maîtriser la fertilisation azotée pour améliorer le bilan énergétique du biodiesel.

10 à 15 unités à gagner

Le bilan énergétique du colza montre une variabilité interannuelle non négligeable accompagnée d’une différenciation régionale notable. Depuis 1999, les doses d’azote sont en baisse grâce notamment aux outils de pilotage de la fertilisation azotée. Ainsi de 1999 à 2005, les doses d’azote au printemps sont passées de 181 à 167 unités en moyenne. « L’intérêt des outils d’aide à la décision est de limiter la surfertilisation et sous-utilisation. On pense qu’on peut encore gagner 10 à 15 unités » remarque le directeur du Cetiom.

Trois pistes sont envisagées pour améliorer l’efficience de l’azote. Les industries de la fertilisation travaillent sur le coût énergétique de production de l’engrais azoté. Des progrès sont attendus par l’optimisation de l’apport d’azote au printemps et la fractionnement. Un essai mené par la chambre d’agriculture d’Eure-et-Loir montre que l’effet de la date d’apport sur le rendement diffère suivant la variété. Les travaux d’amélioration menés sur la sénescence de la plante modèle Arabidopsis montrent qu’ « il y a des pistes intéressantes à valoriser en sélection » selon les précisions d’André Pouzet.

Caractériser l'efficacité des itinéraires

Le directeur du Cetiom souligne que le bilan énergétique des cultures destinées à la production du biodiesel apparaît comme une indicateur intégrateur pour caractériser l’efficacité des itinéraires de production.

Source : Terre-net

Auteur : Bénédicte Normand

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