Notre-Dame-des-Landes 24 baux ruraux signés sur le territoire de l'ancienne ZAD

AFP

Un an et demi après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, 24 baux ruraux ont été signés et le département de Loire-Atlantique a affirmé lundi être parvenu à un compromis sur le projet agricole de ce territoire.

L'une des priorités de ce projet agricole et environnemental, issu d'une concertation avec les élus locaux, agriculteurs et associations, sera la « conservation du bocage », a affirmé le président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet. « C'est une singularité de ce territoire, paradoxale puisqu'elle est le résultat de la protection qu'a eu ce territoire par et pour le projet d'aéroport », a-t-il poursuivi à l'issue d'une réunion de présentation du projet avec les acteurs de la concertation. À partir des années 1970 et jusqu'à début 2018, cette vaste zone de 14 km2 au nord de Nantes a fait l'objet d'une lutte, parfois violente, entre partisans et opposants de l'aéroport. Au mois de mars, le département est redevenu propriétaire de 895 hectares de terres qu'il avait progressivement acquis en vue de la construction de l'aéroport, avant de les céder à l'État en 2012.

Désormais, 24 baux ruraux ont été signés pour une durée de 9 ans, dont 11 avec des «porteurs de projets» issus de la lutte contre l'aéroport et le reste avec des agriculteurs présents de longue date sur le territoire et qui pour certains ont également milité activement contre l'aéroport. Parmi ces 24 baux, seul un n'intègre pas de clause environnementale et pour l'ensemble d'entre eux, plus les agriculteurs s'engagent dans des pratiques respectueuses de l'environnement, plus les loyers sont dégressifs. Àl'avenir, pour l'attribution de nouvelles terres, le département donnera « la priorité à l'installation et aux modèles agricoles les plus vertueux s'agissant des clauses environnementales », a assuré Philippe Grosvalet qui fut un fervent défenseur du projet d'aéroport. « Tout n'est pas réglé, il y a encore la question de l'habitat, des sièges d'exploitation, la reconquête de la qualité de l'eau, il y a encore beaucoup beaucoup de sujets, mais la démarche va se poursuivre et nous devrons avoir ce type de rencontre au moins un fois par an », a conclu le président du conseil départemental.


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