Restructuration Bayer renforce ses activités en sciences de la vie

CLG Terre-net Média

À travers une série de mesures sur son portefeuille, son efficacité et sa structure organisationnelle, le groupe Bayer veut renforcer ses activités dans les sciences de la vie, dont la santé végétale. L'objectif : stimuler la productivité et l’innovation.

« Nous avons accompli d’excellents progrès avec l’évolution stratégique de Bayer au cours de ces dernières années. Grâce ces nouvelles mesures, nous établissons les bases pour améliorer durablement les performances et la rentabilité de Bayer », déclare Werner Baumann, président du directoire de Bayer AG. « À travers ces mesures, nous plaçons le groupe Bayer dans des conditions optimales pour son avenir dans le secteur des sciences de la vie ».

Ainsi le groupe projette de céder l'activité santé animale pour allouer les investissements dédiés plutôt vers ses activités cœurs de métier, dont la santé végétale, la pharmaceutique et la santé humaine. L'entreprise a également initié des mesures qui doivent permettre, à la division santé humaine, de combler son retard de croissance et d’améliorer sa rentabilité.

Compétitivité et innovation

En plus de ces mesures, Bayer envisage d’améliorer sa structure de coûts. Les mesures organisationnelles et d’amélioration de l’efficacité visent à renforcer la compétitivité et la rentabilité et généreront des contributions annuelles de 2,6 milliards d’euros à partir de 2022, en incluant les effets de synergie découlant de l’acquisition de Monsanto. Elles incluront la suppression d’environ 12 000 emplois sur un total de 118 200 dans le monde entier, dont un nombre important en Allemagne.

Le total des coûts uniques en lien avec ces mesures devrait correspondre à 1,7 fois les contributions annuelles. « Une partie des fonds ainsi dégagés sera utilisée pour renforcer l’innovation et la compétitivité dans les divisions. D’ici à fin 2022, notre objectif est d’investir environ 35 milliards d’euros pour l’avenir de notre entreprise. Les dépenses en recherche et développement (R&D) représenteront plus des deux tiers de ce chiffre et les dépenses en capital un peu moins d’un tiers », explique Werner Baumann.

Suppressions de postes

Parmi les suppressions de postes annoncées, cela représente 4 100 postes dans la division santé végétale « suite à l'intégration du secteur de l'agriculture qui a été racheté ». Les autres secteurs sont aussi concernés : « dans la division pharmaceutique, 900 postes au sein de la R&D et environ 350 postes en lien avec le centre de production du facteur VIII à Wuppertal ; environ 1 100 postes en lien avec la réorganisation de la division santé humaine ; et 5 500 à 6 000 postes dans les fonctions du groupe, les fonctions support, les business services et les fonctions support des pays. »

« Ces changements sont nécessaires car ils établissent les bases sur lesquelles Bayer pourra s’appuyer pour améliorer ses résultats et sa flexibilité ». À travers ces mesures, nous souhaitons exploiter pleinement le potentiel de croissance au profit de nos activités », conclut Werner Baumann. « Nous sommes conscients que ces décisions sont lourdes de conséquences pour nos salariés. Comme par le passé, nous mettrons en oeuvre les mesures prévues de manière équitable et responsable. »


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