Céréales, lait, fruits et légumes bio Des importations nécessaires pour couvrir la demande nationale

Juliette Cassagnes Terre-net média

L'offre française en produits bio suffit-elle à approvisionner le marché français ? La réponse est variable selon les secteurs, mais globalement 30% des produits pourraient être encore cultivés en France pour répondre à la demande.


Le marché bio est estimé à 2,6 millions d'euros
de chiffre d'affaires pour 2008. (© Terre-net Média)
Le marché a été estimé à 2,6 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les produits bio en 2008, soit +25% par rapport à 2007. Face à cette demande croissante, qui devrait se poursuivre dans les années à venir, les surfaces et la production bio augmentent. Dans certains secteurs, l’offre française a permis de couvrir totalement la demande. C’est le cas de l’aviculture (œufs, volaille), de la viande bovine, ovine, du vin, pour 100%, ou encore de la viande porcine pour 98%.

Sur d’autres secteurs, ce n’est plus tout à fait le cas : pour le lait, les produits laitiers ou les céréales, le taux d’importation a été estimé entre 25% et 30% selon les produits. Selon Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, ce sont des importations «liées à la situation conjoncturelle. Ce sont des productions que la France a vocation à produire, et qui, avec la relance des conversions, ne devraient pas durer ».

Un manque de volume sur viande, lait, céréales

Enfin, sur les secteurs des fruits et légumes, jus de fruits, épicerie sèche, le taux d’importation atteint ou dépasse 60%. Sur les fruits et légumes, le taux élevé vient du fait qu’il y a une part importante de fruits secs exotiques importés, tels que les agrumes, le thé, le café, ou le cacao, « et que la France ne pourra jamais produire ».

Globalement, ce sont donc environ 30% en valeur des produits bio consommés en France qui sont importés. Sur ces 30%, « Il y en a actuellement environ un tiers, comme les céréales, le lait, la viande, les fruits et légumes tempérés, pour lesquels la France a des atouts très marqués et manque de volume, pour répondre aux attentes des consommateurs », résume Elisabeth Mercier.


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