Grande distribution Carrefour défend l'hypermarché et vise 7% de croissance en 2005

AFP

Le PDG du groupe Carrefour, Daniel Bernard, a déclaré dans une interview au quotidien la Tribune paru mercredi 21 janvier 2004 que les hypermarchés avaient toujours "de très belles perspectives" et que son groupe visait "une croissance de 7% par an à taux de changes constants à compter de 2005", supérieure aux +6% atteints en 2003.

En France, les hypermarchés Carrefour ont "regagné des parts de marché sur l'ensemble de 2003" et sont "revenus au niveau de décembre 2002, entre 13,2 et 13,4%", a déclaré M. Bernard. "Nous allons accélérer la création de mètres carrés" en hypermarché et appliquer une "programme de modernisation", a-t-il poursuivi, en expliquant que si le hard discount avait progressé, c'était "surtout par les nombreuses ouvertures de magasins" alors que les pouvoirs publics bloquent la plupart des projets d'extension ou d'ouvertures d'hypers.

"A chaque fois que nous pouvons moderniser et agrandir nos hypers, nos ventes enregistrent de très fortes progressions", a-t-il dit. "Dans nombre de secteur l'hyper peut se développer, comme dans les plats cuisinés, les produits frais, l'équipement de la maison, l'électronique, etc. C'est le concept qui s'adapte le mieux à l'évolution des consommateurs", selon lui.

Globalement dans le monde, Carrefour veut poursuivre l'accélération du nombre d'ouvertures et, pour 2004, "améliorer la rentabilité des capitaux investis". M. Bernard a souligné que l'année 2003 avait été marquée notamment par une "déflation des prix, surtout dans le non-alimentaire".

Dans ce secteur, où Carrefour "importe environ 50% des produits, il y a un effet monétaire très fort" avec la baisse du dollar et du yuan chinois, qui lui est arrimé. "Les prix d'achats des produits chinois ont baissé de 37% en deux ans, ce qui a entraîné une baisse des prix de vente", a ajouté M. Bernard.

D'où un "déséquilibre" croissant entre les prix des produits à marque Carrefour et les premiers prix d'un côté, et les grandes marques de l'autre, dont les prix, "à l'inverse, ont augmenté", a-t-il noté, ce qui est "en fin de compte, néfaste pour les grandes marques".



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