OGM Des militants anti-OGM ont manifesté sur le port de commerce de Sète

AFP

Plusieurs dizaines de militants anti-OGM du Collectif des faucheurs volontaires ont bloqué lundi 10 juillet jusqu'à la mi-journée l'entrée du port de commerce de Sète (Hérault) et l'usine Saipol qui fabrique notamment du biodiesel, a-t-on appris de sources concordantes. Le blocage a été confirmé à l'AFP de source policière, évoquant « 30 à 40 manifestants » tandis que les anti-OGM parlent de 50 à 60 personnes.

De sources concordantes, les accès au port de commerce de Sète et à l'usine ont été débloqués vers 13 h 00 après que les forces de l'ordre aient pris position devant l'entrée du port. Cette action avait notamment pour but de dénoncer « les importations de colza du Brésil et d'Argentine », pays utilisant massivement des OGM, pour fabriquer du biodiesel, notamment le Diester produit par le groupe Saipol, a expliqué Jacques Dandelot, qui y prenait part. « On nous avait dit que les OGM allaient nourrir les humains et maintenant on les utilise pour faire du diesel », a-t-il déploré. Dans un communiqué publié en fin de matinée, la direction de l'usine « condamne une action pénalisant un site principalement dédié à la valorisation des productions françaises non-OGM ».

Les militants anti-OGM ont « pris pour cible vers 7 h 30 ce matin le site Saipol de Sète » et en ont « bloqué tous les accès », a précisé Saipol. « La direction du site a immédiatement proposé d'ouvrir le dialogue afin d'éviter tout débordement et d'assurer la sécurité de ses collaborateurs », précise-t-elle. Elle ajoute avoir « rappelé aux militants que l'activité de Saipol, à Sète comme ailleurs, est entièrement dédiée aux productions locales (...) biodiesel Diester, énergie renouvelable issue du colza français, non OGM ; (...) tourteaux de colza qui représentent aujourd'hui l'une des principales sources d'apports en protéines végétales non-OGM des élevages français ».

Selon la direction, le site de Sète « transforme essentiellement des graines de colza issues de l'agriculture française, non-OGM et à destination du marché français ». « De manière marginale et ponctuelle, le site peut également transformer des graines OGM importées faisant l'objet d'une autorisation d'import et de transformation émise par les autorités et exclusivement dédiées à l'export », précise-t-elle cependant, assurant que « cette activité marginale et complémentaire vise à maintenir l'emploi et l'activité du site sur le port de Sète ». Selon M. Dandelot, les militants anti-OGM ont dégagé vers 13 h 00 les véhicules qui bloquaient les accès au port et à l'usine et sont partis. Plusieurs d'entre eux doivent être reçus à la Dreal (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) à Montpellier à 16 h 00 pour exprimer leurs revendications, a-t-il précisé.


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