; Les dispositifs de Groupama pour prévenir et accompagner le mal-être

Détresse en agriculture Groupama renforce son dispositif d’accompagnement des agriculteurs

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Dans le cadre de la feuille de route gouvernementale mise en place pour lutter contre le mal-être agricole, Groupama met en place un dispositif de soutien psychologique pour les agriculteurs en difficulté, en complémentarité avec les actions déployées par les autres organisations comme la MSA ou les chambres d’agriculture.

Depuis le 16 mai, Groupama a renforcé ses dispositifs d'accompagnement du mal-être agricole avec une ligne d'écoute et des séances gratuites auprès de cliniciens spécialisés.Depuis le 16 mai, Groupama a renforcé ses dispositifs d'accompagnement du mal-être agricole avec une ligne d'écoute et des séances gratuites auprès de cliniciens spécialisés. (©Pixabay) 

Depuis le 16 mai, Groupama a renforcé son dispositif de soutien psychologique pour les agriculteurs en situation de détresse. Désormais, une ligne d’écoute accessible 24h/24 au 01 55 98 71 99 permet d’être mis en relation avec des psychologues cliniciens. En parallèle, deux séances de soutien psychologique gratuites, auprès de cliniciens, spécialisés sont mises en place pour tous les agriculteurs assurés à Groupama. Les assurés en prévoyance ou santé peuvent les cumuler avec les trois séances déjà inclues à leur contrat.

Si ces dispositifs s’inscrivent dans le cadre de la feuille de route initiée par le député Olivier Damaisin et déployée en novembre dernier par les pouvoirs publics pour renforcer la prévention et l’accompagnement du mal-être des agriculteurs, Groupama travaille depuis plusieurs années avec différents partenaires, notamment le Service de remplacement. « Dans le cadre de ces échanges début 2022, nous avons conjointement alerté sur la situation, estimant que l’on devait renforcer notre accompagnement », explique Nadia Roignant-Creis, directrice du marché agricole de Groupama.

Une situation globalement difficile pour l’agriculture

La crise aviaire a notamment accéléré les besoins d’accompagnement dans l’ouest, explique-t-elle, mais la hausse des coûts des intrants et de l’énergie pèsent lourdement sur le secteur agricole en général et rendent ces mesures d’autant plus nécessaires. « Au moment du salon de l’agriculture, nous avons organisé avec les services de remplacement une table-ronde en présence du député Olivier Damaisin, des élus et des services de la MSA du département de l’Orne, plutôt en avance sur ces dispositifs et qui travaille avec une association de prévention du suicide "Dites je suis là", explique Nadia Roignant-Creis. « Les échanges, très ouverts, ont montré que l’on avait besoin d’associer nos différents réseaux pour identifier au mieux ces situations de mal-être agricole, chacun ayant une légitimité pour apporter sa pierre à l’édifice », insiste-t-elle, mettant en avant la complémentarité des différents dispositifs.

« On a des clients en ligne tous les jours, des élus sur le terrain, c’est lors de ces contacts que l’on peut jouer notre rôle. L’élu est souvent un agriculteur, il a les mêmes codes, pas toujours les bons mots, mais il peut décrypter et déceler les facteurs de risque auprès d'un exploitant agricole qui travaille dans le même secteur », explique ainsi Nadia Roignant-Creis, rappelant que c’est bien souvent grâce aux échanges entre personnes que l’on arrive à détecter les situations de détresse en agriculture et à orienter les agriculteurs concernés.

Retrouvez :
Le numéro d’écoute mis en place par Groupama : 01 55 98 71 99
Le service Agri'écoute de la MSA

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