Arvalis L'institut du végétal craint de voir ses moyens "réduits à néant"

AFP

L'institut du végétal Arvalis, premier organisme européen de recherche appliquée dans ce domaine, craint de voir ses moyens "réduits à néant à bref délai".

"Au lieu de recevoir des aides, nous sommes menacés gravement par certains projets de vos collaborateurs et nos moyens risquent d'être réduits à néant à bref délai", écrit le président d'Arvalis Christophe Terrain, dans une lettre adressée au ministre du Budget Alain Lambert, et dont une copie a été communiquée à l'AFP.
Arvalis, qui emploie plus de 4OO ingénieurs et techniciens spécialisés dans 40 sites en France, était entièrement financé jusqu'à cette année par des taxes para-fiscales qui disparaissent à la demande de Bruxelles, payées par les agriculteurs qui mutualisaient ainsi leur effort d'innovation.
A partir de 2004, Arvalis devra vivre avec des "cotisations volontaires obligatoires" des agriculteurs et une dotation de l'Agence de développement agricole et rurale (ADAR). Les dirigeants d'Arvalis redoutent qu'à l'occasion de ce changement de financement, le ministère du Budget ponctionne une partie ou la totalité de la trésorie de cet organisme (12 millions d'euros), voire une partie des actifs d'Arvalis (120 M EUR).
Les programmes d'Arvalis, qui concernent 80% des terres agricoles utiles en France (blé, maïs, pommes de terre, protéagineux, etc...), tendent à renforcer la protection de la santé des consommateurs et à mieux protéger l'environnement grâce au développement d'une agriculture raisonnée et durable.



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