Exel Industries Le bénéfice net au premier semestre fond à cause de la crise du sucre

AFP

Le fabricant d'appareils de pulvérisation Exel Industries a annoncé mardi un bénéfice net divisé par plus de trois au premier semestre, notamment en raison de la crise du sucre, qui affecte sa division arracheuses de betteraves.

Le bénéfice net passe ainsi de 4,1 à 1,2 million d'euros au premier semestre de l'exercice décalé 2018/2019, en raison de la « détérioration des marges » en arracheuses de betteraves et en pulvérisation agricole.

« L'industrie sucrière traverse une crise majeure. Plusieurs fermetures de sucreries ont été annoncées en Europe et les surfaces cultivées sont ainsi réduites », rappelle ainsi Gerric Ballu, directeur général du groupe, cité dans un communiqué.

Si les ventes d'arracheuses de betteraves sont en légère croissance sur le semestre (+ 1 %) du fait du développement d'une machine de logistique plein champ, « la marge brute est affectée par la vente de machines d'occasion et des provisions pour dépréciation des stocks dans un contexte de marché en crise », indique Exel Industries.

« Dans ce contexte, nous projetons une réduction significative de notre activité d'arracheuses de betteraves sur le second semestre et un contexte difficile pendant au moins deux ans qui nous amène à ajuster nos capacités de production », indique Gerric Ballu. « Un plan de réduction d'effectifs est en cours de négociation avec les partenaires sociaux », rappelle-t-il. Ce plan concerne 100 personnes, soit près d'un tiers des personnels employés dans son site de production d'arracheuses de betteraves, en Allemagne, avait indiqué le groupe en avril. « Les coûts de ce plan de restructuration sont provisionnés dans les comptes du premier semestre 2018-2019 », précise Gerric Ballu.

Concernant la pulvérisation agricole, la marge brute s'est également dégradée « du fait de la pression concurrentielle et d'un mix produit et pays défavorable », indique le groupe. Dans ces conditions, « notre chiffre d'affaires annuel devrait terminer à un niveau inférieur à celui de l'année dernière », prévoit Gerric Ballu. « Notre profitabilité devrait être en recul sous l'effet de la dégradation des marges agricoles, de la sous-absorption des coûts fixes et des coûts de restructuration », ajoute le groupe, qui entend par ailleurs réduire son endettement d'ici à la fin de l'année.


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