Notre-Dame-des-Landes Les anti-aéroport « seuls légitimes » à prendre en charge les terres agricoles

AFP

Les opposants à l'ex-projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) sont les « seuls légitimes » à prendre en charge le territoire de la Zad qu'ils ont « sauvé de la destruction programmée », estiment-ils vendredi, alors que l'État s'apprête à ouvrir la concertation sur le devenir des terres agricoles.

Cette concertation s'annonce aussi âpre que longue, les 1 650 hectares de l'ex-emprise aéroportuaire étant convoités à la fois par le mouvement anti-aéroport et par le conseil départemental de Loire-Atlantique qui souhaite en confier la gestion à la Chambre d'agriculture.

« L'abandon du projet d'aéroport est l'aboutissement d'une longue lutte soutenue activement par des dizaines de milliers de personnes », souligne dans un communiqué le mouvement anti-aéroport, qui affirme être le « seul en mesure aujourd'hui de mettre en œuvre un projet cohérent pour ce territoire articulant la pérennisation des habitats, l'impulsion d'une dynamique agricole inédite et le soin apporté aux questions environnementales ».

Une délégation du mouvement a été reçue le 28 février en préfecture, en préalable au premier comité de pilotage « d'apaisement » que présidera le 19 mars la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, en présence de représentants du département, d'élus, des syndicats agricoles et d'associations.

« Loin de marquer l'ouverture d'une négociation apaisée avec l'État, ce rendez-vous semble plutôt le début d'un long bras de fer sur l'avenir de la Zad », considère le mouvement anti-aéroport. La mise en œuvre de son projet collectif de gestion des terres est la « seule façon de préparer un avenir serein sur le territoire de la Zad », assure-t-il.

Alors que la préfète de région a confirmé jeudi à l'AFP une opération d'expulsion ciblant les occupants « refusant de s'inscrire dans l'état de droit », au terme de la trêve hivernale, les anti-aéroport réaffirment « que toute tentative d'expulsion ferait l'objet d'une réaction forte et immédiate de l'ensemble du mouvement ».

Les anti-aéroport, qui réclament « le gel de l'attribution conventionnelle de l'usage des terres pour trois ans, et l'attribution du pilotage du territoire à l'entité représentative du mouvement », rappellent l'engagement de « nombreuses organisations nationales » et des « 30 000 personnes » (8 500 selon la préfecture) venues célébrer le 10 février l'abandon du projet d'aéroport et défendre le projet de gestion collective des terres.


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