Clonage animal Les députés français pour l'interdiction des denrées issues du clonage

Afp

Paris, 15 juil 2014 (AFP) - Les députés français se sont prononcés mardi contre « la mise sur le marché de denrées alimentaires issues de descendants de clones » et vont le faire savoir à la Commission européenne qui n'a pas prévu de telles dispositions.

« On demande l'interdiction de la mise sur le marché de denrées alimentaires issues de descendants de clones toutes espèces confondues », a expliqué la députée écologiste du Puy-de-Dôme et présidente de la commission des Affaires européennes, Danielle Auroi, lors d'une réunion. Elle présentait les « conclusions » de la commission sur ce sujet. Cette position française sera transmise aux autorités européennes.

Pour les députés français, s'il n'est pas prouvé actuellement que la consommation d'aliments issus d'animaux clonés présente un danger pour la santé humaine, « elle pose des questions éthiques en partie liées au bien-être animal », a souligné Mme Auroi. Lors de la gestation, les femelles sont victimes du « syndrome du gros veau », de taille et de poids « très élevés », avec des « organes hypertrophiés ». De plus, selon l'écologiste, la « véritable question » ne réside pas dans les clones, très coûteux, mais dans leurs descendants. Car « contrairement aux Ogm (...) il n'existe pas actuellement de moyens techniques de distinguer un clone ou ses descendants » d'un animal traditionnel, a expliqué la députée, soulignant l'« hypocrisie » de la Commission européenne sur le sujet.

Rouvrant un dossier gelé depuis 2011, la Commission européenne a proposé en décembre d'interdire le clonage animal à but alimentaire dans l'Union européenne. Mais elle n'a pas prévu de bannir la vente de viande ou de lait des descendants des animaux clonés, ni d'assurer la traçabilité de ces produits, jugeant cette option irréaliste dans l'immédiat. Ces propositions avaient déjà suscité la colère des députés européens.

Au sein de l'Union européenne, le clonage animal à but alimentaire ne se pratique qu'au Danemark, tandis que la viande de clones n'est pas destinée à la consommation compte tenu de son prix très élevé. Mais les embryons et semences de ces spécimens sont commercialisés et exportés. En outre, l'UE importe chaque année entre 300.000 et 500.000 tonnes de viande bovine issue du clonage des Etats-Unis et d'Argentine. 


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